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Mercredi soir face à Lyon (défaite 3 buts à 1), on a peut-être assisté au dernier match de Nicolas Douchez dans les cages parisiennes. A la recherche d’avantage de temps de jeu, difficile d’imaginer voir rester le natif de Rosny-sous-Bois la saison prochaine du côté de la capitale.

Âgé de bientôt 32 ans, celui qui avait quitté le Stade Rennais pour rejoindre le club de la capitale dans la peau de numéro 1 n’aura finalement eu que peu d’occasions de montrer sa véritable valeur au plus haut niveau. Parti libre de Bretagne, Nicolas Douchez avait décidé de relever le pari de son club de cœur et dès le mois de Mai il avait été annoncé du côté du PSG. Une autre époque. C’était bien avant l’arrivée des investisseurs qataris et d’un certain Leonardo en chef de file d’un nouveau Paris Saint Germain, fermement décidés à faire du club de la capitale l’un des clubs les plus puissants d’Europe. C’était aussi bien avant l’arrivée d’un certain Salvatore Sirigu arrivant à Paris au milieu du mercato. Jusque là méconnu en France, on imagine alors que l’ancien de Palerme servira de suppléant à la « Douche ». C’est du moins ce qui était prévu. Kombouaré explique les règles du jeu aux deux gardiens, il laissera jouer la concurrence mais c’est bien le portier français qui aura l’avantage d’occuper le poste de titulaire en début de saison. La préparation estivale suit son cours laissant ainsi la chance tour à tour à chacun des gardiens de s’exprimer. L’ancien rennais est bien mais on découvre surtout les réflexes hors du commun de Salvatore Sirigu sur sa ligne de but…

L’entorse, le tournant de la saison (déjà !) pour Nico

Début Août c’est en revanche le coup dur pour Nicolas Douchez, victime d’une grosse entorse il sera indisponible trois semaines. Le tournant de la saison (alors que celle-ci n'a pas encore débuté!) pour Nico. Sirigu est titulaire pour le premier match de la saison au Parc des Princes face à Lorient puis à Rennes, à Differdange et contre Valenciennes. Le portier italien explose aux yeux de la France et prouve à tous les sceptiques qu’il est bien le grand gardien tant attendu après des années à souffrir aux côtés des Coupet, Edel, Landreau, et autre Letizi. La « Douche » ne le sait pas encore mais il a perdu son duel à distance face à l’italien. Malgré son retour comme titulaire lors du match retour au Parc contre Differdange il ne jouera pas un seul match de championnat et devra se contenter des coupes. Les coupes ça tombe doit-il se dire le PSG cette année en dispute trois dont l’Europa League et a clairement affiché l’objectif d’en remporter une, voir les trois ! Paris a un effectif très fourni cette saison et on se dit à ce moment là qu’une victoire dans au moins une des trois coupes est plus qu’envisageable. L’ancien portier rennais aura donc  des occasions de (re)prendre la place de numéro 1.

Oui mais voilà, avec la défaite contre Lyon mercredi soir en quart de finale de Coupe de France le PSG n’est plus en course dans aucune coupe, et son parcours est très loin d’être satisfaisant. Battu en huitième de finale de Coupe de la Ligue à Dijon (3-2), l’équipe parisienne n’est pas parvenu à sortir de la phase de poule de Ligue Europa dans un groupe pourtant largement à sa portée (ndlr : Athletic Bilbao, Red Bull Salzbourg, Slovan Bratislava pour ceux qui l’avaient oublié…).

10 matchs joués, 13 buts encaissés

A l’image du dernier match, Douchez a avant tout joué de malchance à chacune de ses sorties. Mais les chiffres ne plaident clairement pas en sa faveur : 10 matchs joués, 13 buts encaissés. Même les plus mauvais en maths auront compris que ça fait plus d’un but par match. 4 clean sheets c’est pas mal ! Oui mais face à Differdange, Sablé sur Sarthe et deux fois face au Slovan Bratislava… Moins glamour. Il aura connu 5 fois la victoire, 4 fois la défaite et 1 fois le partage des points. Au-delà de ces résultats, c’est plus la manière avec laquelle le PSG s’est comporté dans ces coupes que l’on associe au gardien parisien. Ces matchs rappellent aux supporters parisiens les pires prestations de leur équipe cette saison, marquées à chaque fois par un criant manque d’investissement et d’envie. Douchez était dans les cages parisiennes quand le PSG a encaissé ce but inadmissible dans les arrêts de jeu un soir de Novembre à Salzbourg, transperçant ainsi les rêves d’Europe et précipitant la chute de Kombouaré. Sur le coup, comme sur toute la compétition on ne peut pourtant pas reprocher grand chose à la « Douche ». Il n’a jamais été une passoire comme avait pu l’être avant lui un Apoula Edel à ses plus belles heures.

Incapable de se montrer décisif

Il faut en revanche bien reconnaître qu’il a été souvent imprécis, rarement en confiance et Paris a payé cash ses petites errances. En somme il n’a été que très peu sollicité au cours de ses matchs (si ce n’est à Bilbao), mais incapable d’être décisif il souffre terriblement de la comparaison avec les prestations exceptionnelles de Sirigu devenu entre temps l’idole du Parc,  « SIRIGUUU !! SIRIGUUUU !! SIRIGUUU !! SIRIGUUUU !! ».

Finalement Nico aura passé sa saison dans l’anonymat ; en affichant un état d’esprit exemplaire et en se faisant très rare dans les médias, il s’est montré digne et a prouvé à quel point il aimait ce club. Mercredi soir il a sans doute joué son dernier match avec le club de la capitale, espérons qu’il partira à la fin de la saison avec le titre de champion de France en poche. Et pourquoi pas jouer un dernier match pour le club de son cœur à Lorient un soir de 38ème journée dans la peau du nouveau champion… C’est tout le mal qu’on lui souhaite.