ì une journée du choc de la dixième journée entre l™OM et le PSG, l™ancien Président du club marseillais, Pape Diouf a accepté de répondre à quelques questions sur cette affiche qui créée chaque année l™émulation !

Ce week-end, la Ligue 1 retrouve son choc, le classico. Bien que vous ne soyez plus Président de l™OM, comment le vivez-vous ?
C™est un choc dont on ne peut pas se passer. On ne peut pas ne pas y penser. C™est d™abord un choc chargé de symboles. Il est devenu ce qu™il est aujourd™hui depuis fin 1980, début 90 avec d™une part l™OM de Bernard Tapie et son ambition dévorante face au PSG que Canal venait de reprendre. Je pense que c™est de là qu™est née la rivalité et la concurrence et qui anime encore aujourd™hui la chronique.

En 2006, vous envoyez une équipe de minots au Parc des Princes. ðtait-ce un coup de com ou un coup de gueule contre les dirigeants parisiens ?

C™était ni l™un, ni l™autre. C™était une mesure de principes que nous avions adoptée par mesure de sécurité. J™avais décidé de ne pas envoyer l™équipe en première, je m™étais mis d™accord avec les supporters pour qu™ils ne se rendent pas à Paris. La concession était de ne pas envoyer l™équipe professionnelle, une équipe différente de celle que les supporters avaient l™habitude de voir. On ne pouvait pas ne pas envoyer d™équipe puisque nous nous exposions à des sanctions qui auraient pu en aller de la survie du club. Il fallait que nous adoptions des principes qui allaient permettre de sécuriser l™ensemble du staff et de l™effectif qui se rendraient à Paris. Il fallait répondre aux parisiens, sous l™“il encore très neutre de la Ligue.

Que pensez-vous de l™Olympique de Marseille version Didier Deschamps ?
Je me suis donné comme ligne de conduite de ne pas trop parler de l™OM en ce début de saison. J™ai laissé la nouvelle direction travaillé, car comme on le sait, à Marseille, on fait d™un “uf un b“uf. Je veux juste dire que j™ai retrouvé ma place de supporter, avec une carte d™abonnement. Je me rends au stade à chaque fois que l™équipe joue à domicile, redevenant un supporter, celui qui a vu tous les matches de l™OM depuis 1970, qui n™en a manqué que quatre, donc disons que je reste sentimentalement impliqué, mais bon, pour le reste, je préfère ne pas faire de commentaire particulier.
 
Même question pour le PSG de Kombouaré ?
Le PSG reste là aussi une équipe qui se redéploye avec à sa tête un entraîneur de qualité. Mon sentiment reste quand même que Paris a peut-être intérêt à renforcer ici où là certains secteurs de l™équipe. áa va rester pour moi un match qui va plus se jouer sur le ressort psychologique que sur le ressort technique ou tactique. C™est en cela que ces matches ont un intérêt réel.

Pensez-vous avoir réussi à assainir les relations entre les deux clubs ?
En tout cas je m™y suis attaché. Je dois dire que avec Alain Cayzac, nous avions réussi à véritablement décrisper, dépassionner le contexte, puisque autant il est nécessaire de mon point de vu qu™il y est cette rivalité qui nourrie les grands classico dans tous les pays du monde. On en a besoin ici en France entre le PSG, équipe de la capitale, et l™OM, équipe de la capitale provinciale. Autant il faut extirper toutes velléités de violences, tous dérapages. Autant il faut garder en tête que ce match est important.

Pour finir, un petit pronostic pour le match de dimanche ?
Je n™en fais pas, mais je dirais que sentimentalement je désignerais l™OM, mais les aléas du football m™imposent une certaine prudence.

Un grand merci à Pape Diouf pour sa disponibilité et sa courtoisie envers l™équipe parisienne.



Interview réalisé par Mickaël Martin pour LMDPSG