Le Paris Saint-Germain s'est imposé face à Reims en match avancé de la 9ème journée de Ligue 1. Kévin Gameiro, comme contre Sochaux, a été décisif dans son jardin.
Paris SG - Reims : 1-0 (0-0)
But : Gameiro (65e)
Avertissements : Van der Wiel (39e) et Matuidi (89e) pour le Paris SG ; Krychowiak (44e) et Ghisolfi (90e) pour Reims.
PSG : Sirigu - Armand, Alex, Sakho (c) (Sissoko, 78e), Van der Wiel - Maxwell, Matuidi, Thiago Silva - Nêne (Ménez, 46e) - Ibrahimovic, Gameiro (Jallet, 72e). Entr : C.Ancelotti
Reims : Agassa - Souaré, Tacalfred (c), Weber, Mandi - Ca (Ghisolfi, 60e), Krychowiak - Diego, Devaux (Ghilas, 67e), Glombard (Toudic, 71e) - Courtet. Entr : H.Fournier.
Un match piège
Carlo Ancelotti avait senti venir que cette opposition face au promu surprise de ce début de saison ne serait pas une simple formalité. Privé de la majeure partie de son effectif durant la trève internationale, le technicien italien a de surcroît dû faire face à une cascade de forfaits au milieu de terrain, obligeant à titulariser Thiago Silva dans l'entre-jeu aux côtés d'un Matuidi en forme internationale et Maxwell, plus en vue que lorsqu'il joue arrière gauche. Armand et Van der Wiel sur les flancs de la défense, Nêne en soutien du duo Ibrahimovic-Gameiro et la charnière centrale Alex-Sakho complètaient cette formation expériementale du Mister.
D'abord fébriles avant le repos, à deux doigts de se retrouver menés au score sur un penalty logique mais arrêté avec brio par "Sauveur" Sirigu, les Parisiens ont appuyé sur l'accélérateur au retour des vestiaires.
Un premier acte inquiétant
Toutefois, l'impression laissée avant ce réveil avait de quoi inquiéter et rappeler quelques vieux démons lorientais ou istréens aux supporters parisiens. Entre les perforations signées Diego et les sauvetages de Sirigu ou Maxwell, le public parisien retient plus souvent son souffle qu'à l'accoutumée. Là où Gameiro avait plié la rencontre avant la pause contre Sochaux, ses coéquipiers ne doivent cette fois leur salut qu'à un exploit de Salvatore Sirigu, qui détourne un penalty de Diego à la 39e minute, après un contrôle du bras de Van der Wiel dans la surface. Le défenseur néerlandais n'a pas raté son match, mais il ne s'est guère mis en valeur. De son côté, Armand multiplie les appels sur son côté gauche et, généreux dans l'effort, offre des solutions en combinant souvent avec Nêne ou Thiago Silva. Blessé assez tôt à la pommette suite à un choc avec Diego (17e), le premier nommé insiste pour poursuivre. Sur une belle ouverture, il pense même offrir l'ouverture du score à Gameiro, dont le ballon piqué est sauvé sur sa ligne par Mandi (30e). Ce sera une des rares éclaircies au coeur de la grisaille parisienne en première mi-temps.
Nêne sort, Ménez entre
Le choc avec Diego ayant eu raison du meneur de jeu parisien, c'est Jérémy Ménez qui lui succède dans l'entrejeu au retour des vestiaires. Nul doute que Carlo Ancelotti n'a pu se contenter du visage montré par sa formation et que les Rouge et bleu ont été tancés par leur entraîneur. Les débats reprennent alors dans une toute autre configuration. Emmenés par un Ménez entreprenant, mais peu en réussite dans le dernier geste, et un Matuidi tout feu, tout flamme, tout proche d'ouvrir le score sur une frappe lumineuse, dont la trajectoire semblait promise à la lucarne avant d'échouer sur la barre (55e), les Parisiens prennent le match et leur destin en mains. Reims courbe l'échine et subit la loi des locaux. Une tentative de Ménez fait trembler les montants d'Agassa (64e), juste avant la délivrance signée Gameiro de la tête sur un centre du Brésilien Maxwell (65e). L'attaquant virevoltant du PSG se signale donc une nouvelle fois dans son antre, donnant ainsi raison à son entraîneur qui lui faisait confiance pour la deuxième fois consécutive au Parc. De quoi donner des idées pour les matchs à l'extérieur ? La réponse au prochain épisode de ce championnat, dont Paris vient de s'emparer du leadership, pour quelques heures au moins, l'OM défiant un autre promu, Troyes, au stade de l'Aube demain après-midi.
Gameiro, des paroles aux actes
Les tentatives avortées de Ménez en fin de match auraient pu donner au score un meilleur reflet de la seconde période, mais Reims n'a pas démérité et aurait pu espérer ramener un point, en étant plus réaliste au cours du premier acte. Ils auraient ainsi également profité du manque de forme évident d'Ibrahimovic, au sortir d'une semaine internationale chargée, qui faisait suite à un Clasico haut en intensité. Qu'en aurait-il été de ce match avec un Ibra "classiquesque" ? On ne le saura jamais et tout au moins peut-on se réjouir d'avoir vu un esprit d'équipe intéressant, avec une belle réaction malgré des débuts poussifs et quelques belles frayeurs. Le onze parisien ne s'est jamais désuni et a atteint son objectif : les 3 points. Car, comme le disait Ricardo en son temps, un championnat se gagne en additionnant... les points ! Peu importe le jeu déployé au moment du décompte final.
En attendant, Gameiro, qui avait clamé son désir de profiter de chaque minute passée sous le maillot parisien, a donc joint les actes à la parole en se montrant décisif et en sortant son club du match piège par excellence ! Au moment où Ibrahimovic se montre moins en verve à domicile, ce retour en forme de l'ancien Lorientais est une aubaine pour le club de la capitale.
Place maintenant à la Ligue des Champions avec le déplacement à Zagreb. Les Parisiens arriveront-ils en Croatie avec le costume de leader de la Ligue 1 ? Réponse demain soir vers 22h50...