Dans un entretien accordé au quotidien
David Ginola est revenu sur le début de saison du Paris Sain-Germain, l'ancien chouchou du Parc livre aussi ses impressions sur les investisseurs étrangers, que la France a toujours souhaité, mais semble aujourd’hui peu enclin à les soutenir.
« Les principales interrogations du PSG cette saison sont : Cavani et Ibra vont-ils s’entendre et Pastore jouera-t-il ? Pour le reste, ils n’ont pas d’inquiétude à avoir. Pour Cavani, il sera important de marquer, ce sera le critère de son intégration et de sa réussite. Mais pour Ibra aussi car, s’il marque moins, on pourra rapidement dire qu’il fait une moins bonne saison. Deux attaquants de pointe sont forcément égoïstes. J’attends de voir comment ils vont s’entendre. Pour Pastore, ça va se compliquer. Il n’a pas fait une grande saison et il y a encore plus de monde cette année. Il y a presque trop de bons joueurs au PSG devant. Ce sera forcément compliqué pour Laurent Blanc de faire mieux que Carlo Ancelotti. Faire mieux, c’est quoi ? Le doublé Coupe-Championnat, en fait. S’il le fait et qu’il va plus loin en C1, ce sera une réussite. Surtout il devra gérer les ego des mecs. Un mec comme Ibra aimait bien Ancelotti, mais ce n’est pas seulement le parcours d’entraineur dans un grand club que des joueurs d’un tel niveau respectent. Un mec comme Guardiola, il s’est imposé à Barcelone avec ses convictions, avec sa façon de dire que c’était comme ça que ça se passerait, parce que c’est comme ça que l’équipe va le mieux jouer. C’est la puissance que tu dégages et la façon de recadre les mecs qui font la différence. Ibra, il va respecter le mec qui va parler avec lui en le regardant droit dans les yeux, sans cligner des yeux. La force de l’entraineur, elle est là, et entre Blanc et lui tout passera dans l’échange et le regard. »
« En Ligue 1, ce qui se passe est fabuleux, s’est réjouit l’ancien milieu offensif du PSG. On ne se rend pas compte de la chance qu’on a. En un an, on a récupéré Ibrahimovic, Lavezzi, Moutinho, Falcao, Cavani. Avant, on recrutait des joueurs serbes ou bulgares, personne ne venait chez nous. On avait rêvé que des investisseurs comme ça arrivent et on va bientôt être capables de rivaliser avec les tout meilleurs en Europe. Mais j’ai l’impression que les mecs, à Paris comme à Monaco, se font fracasser et qu’on a envie qu’ils se cassent la figure. Mais pourquoi ? Il faut arrêter de les fracasser. On a l’impression que personne ne se réjouit de ça. Et en plus, Paris n’a même pas tué le championnat en finissant avec quinze points d’avance (12, ndlr) comme on le redoutait. »