""

 

A l'issue du choc de la 24ème journée de Ligue 1, René Girard est revenu sur la rencontre en conférence de presse. Auteurs d'une bonne prestation, et dominateurs dans l'ensemble, les montpelliérains ont concédé l'égalisation dans les dernières minutes. L'entraineur héraultais garde donc un sentiment mitigé de ce match.

Si l'ancien sélectionneur de l'équipe de France espoir semble satisfait du résultat, on sent tout de même un peu d'amertume dans ses propos: "Si une équipe méritait de gagner, c'est bien la nôtre. On a posé beaucoup de problèmes à cette équipe du PSG. On a été mené, on est revenu à la marque et on est ensuite passé devant. C'est dommage qu'on ait manqué un peu de lucidité sur la fin, qu'on ait perdu un ballon qui nous a mis en difficulté. Mais c'est quand même une belle performance."

René Girard évoque les deux dernières minutes du match, pendant lesquelles son équipe a mené au score avant d'être rattrapée: "Je pensais surtout à ne pas prendre de second but. Vu le déroulement de la partie, Carlo Ancelotti a fait entrer toutes ses cartouches, avec Hoarau et Pastore. Il essayait de trouver  la solution, de nous inquiéter. Et c'est finalement Jérémy (Ménez) qui a fait la différence sur la dernière action. C'est comme ça, c'est rageant. Mais on reste là. On est à un tout petit point au classement. Et je peux vous assurer qu'on va les emmerder jusqu'au bout."

Il revient ensuite sur la semaine qui a précédé le match et sur l'engouement médiatique autour de ce dernier: "On attendait ça avec impatience. Il n'y a qu'à voir, c'était un événement un peu particulier. Médiatiquement notamment, ça été très poussé. On n'en a pas l'habitude. On s'y était préparé, mais il fallait bien le gérer. On a travaillé avec les garçons pour aborder ce match avec le plus de confiance possible et je crois que ce soir, ils l'ont bien rendu sur le terrain."

Puis, interrogé sur les réelles ambitions de son club, Réné Girard affirme enfin, à demi-mot, jouer le titre : "On ne s'est jamais caché ! (Sourire) On est là, on est deuxième. On est présent. Après ce n'est pas parce qu'on a un petit budget et un centre de formation qu'on se cache. C'est uniquement la vérité. On verra où l'on sera dans quatorze journées."