Eric Gerets, vous aviez prévu de faire tourner votre effectif mercredi face au Spartak Moscou. Mais vous ne l™avez pas fait¦
Je ne savais pas qui enlever. Et c™est difficile de sortir un joueur qui pourrait ressentir ça comme une punition. Si j™avais eu le sentiment que l™un des joueurs était sur les talons¦ Mais quand je vois la deuxième mi-temps contre le Spartak Moscou, je n™avais pas de raison de changer grand-chose.

Avez-vous des nouvelles pour Julien Rodriguez ?
Pour le moment, c™est plutôt négatif. Mais s™il joue demain soir, il ne faudra pas me tuer (sourire).

Comment vous sentez-vous à l™approche de votre premier OM-PSG ?
Je veux absolument gagner ce match. J™ai fait un peu le malin en début de semaine en déclarant que c™était un match comme les autres. Mais je commence à m™apercevoir que je n™ai pas eu les bonnes paroles. Mes sentiments ont changé. Dès le lendemain du match contre Moscou, les journalistes, les gens que j™ai rencontrés dans mon village ou encore les joueurs m™ont parlé de ce match face à Paris. Petit à petit, j™ai changé d™avis. Et c™est agréable.

L™état d™esprit de votre équipe a-t-il changé ?
On revient dans la course et c™est logique de se sentir plus à l™aise. Aujourd™hui, on attend que l™équipe de Marseille joue un rôle tout en haut du classement et prenne les matchs en main. Pour le moment, on est comme dans le Tour de France. Il y a 24 étapes, on en est à la 20eme et on porte le maillot blanc du jeune qui progresse. Maintenant, il faudra changer le blanc pour le jaune. C™est le difficile mais intéressant travail qui nous attend ces prochains mois. Cette saison, malgré les progrès réalisés depuis que je suis ici, on ne sera certainement pas capables de le faire parce que le retard sur Lyon est beaucoup trop grand.

« Chaque match maintenant est comme une finale »

Que craignez-vous du PSG ?
Je ne crains rien de Paris mais je respecte le fait qu™ils ont été capables de s™en sortir après avoir été dans la même situation que l™OM. Ils ont pour le moment une équipe très homogène, surtout à l™extérieur. Ils ne laissent pas beaucoup d™espace entre leurs lignes et c™est une équipe difficile à man“uvrer. Dimanche, il faudra avoir de la patience contre ce PSG parce que ce ne sera pas une équipe qui va venir faire le même jeu que Moscou. On doit s™attendre à avoir moins de liberté dans leur moitié de terrain. C™est à moi et à mes joueurs de trouver la solution mais ces derniers temps, on a souvent réussi à mettre en difficulté nos adversaires.

Redoutez-vous des individualités ?
Les individualités des autres équipes m™intéressent moins que leur schéma tactique. Un entraîneur doit évidement savoir qui joue à quelle position mais pour moi, le plus important est de savoir quel est le système de l™adversaire et quelles sont les possibilités pour leur causer des problèmes.

Etes-vous confiant pour cette fin de saison ?
Chaque match maintenant est comme une finale. Tout le monde s™en rend compte mais il ne faut pas que les joueurs se posent des questions. Aujourd™hui, notre volonté et notre motivation sont plus grandes.