Paul LE GUEN est le seul parisien à s™être exprimé hier. Disert, l™entraîneur est revenu sur cette fâcheuse contre-performance.

Que vous inspire cette défaite ?

Paul Le Guen. C™est une déception par rapport à l™opportunité que nous avions et aussi un petit peu au regard du déroulement du match. On a eu quelques situations très favorables, mais on a été maladroits et on a eu affaire à un bon gardien. Paris ne s™est vraiment montré offensif qu™en seconde période¦ Rennes a seulement perdu six matchs cette saison. Cette équipe n™est pas facile à contourner. On a essayé de le faire avec des centres. Mais on n™a pas eu l™opportunité d™ouvrir le score.

Le PSG manque souvent les grands rendez-vous. Est-ce lié à un déficit d™expérience ?
On peut l™interpréter ainsi. C™est aussi lié à un manque de qualité peut-être. On n™a pas fait un si mauvais match que cela. On a fait ce que l™on a pu ou à peu près. Depuis le début de la saison, on n™est pas loin de notre maximum. On a conscience des enjeux. Je sens l™équipe mobilisée. Après on juge par rapport au score, mais je n™ai pas senti les joueurs nerveux. Il nous a manqué certains atouts, mais on pouvait s™y attendre.

Le but de Sakho contre son camp était-il évitable ?
On commençait à mettre plus de pression. On était plus entreprenants offensivement, mais on baissait aussi un peu au niveau du repli défensif. Et c™est là qu™on concède le but, un petit peu par un manque de réussite mais ce n™est peut-être pas complètement un hasard non plus. Zoumana Camara a déclaré que Paris était à sa place.

Partagez-vous son analyse ?
On est quatrièmes à quatre journées de la fin. On aurait pu être troisièmes et ne pas être à notre place non plus. Je n™ai cessé de répéter que Marseille, Lyon et Bordeaux avaient des effectifs supérieurs. Mais quand on a cette opportunité, il faut la saisir. áa permet à des clubs de gagner du temps dans leur progression.

La troisième place est-elle toujours un objectif réalisable ?
Je ne veux pas que ce soit un coup d™arrêt. On a échoué ce soir (hier), mais il ne faut pas tout balayer. Je veux que l™on continue à être mobilisés. Il reste quatre matchs.

Le Parisien