""

 

 

Auteur d'une excellente prestation face à Lille cette semaine en huitièmes de finale de la Coupe de France (victoire de l'ASSE 3-2), Mathieu Bodmer retrouve des couleurs du côté de Saint-Etienne.


 
Titularisé à seulement deux reprises avec le Paris SG durant la première partie de saison, Mathieu Bodmer n'est pas loin de regoûter aux joies de commencer un match. En effet, brillant lors de ses entrées avec l'AS Saint-Etienne qu'il a rejoint au mercato hivernal, l'ancien lillois pourrait bousculer la hiérarchie mise en place par Christophe Galtier. 


 
Prêté six mois par le club de la capitale, Bodmer avoue ne pas avoir abandonné l'idée de rejouer avec notre club. "Pour le moment, je n’ai pas fait une croix définitive sur le PSG car tout est allé trop vite lors de mon départ. Je n’avais pas joué en janvier. Leonardo est venu me demander ce que je voulais faire. Saint-Étienne m’a offert une porte de sortie", indique le natif d'Evreux dans L'Equipe. 

 

Jouissant de la pleine confiance de Carlo Ancelotti à l'arrivée de celui-ci à l'hiver 2012, Mathieu Bodmer a vite déchanté, alignant les prestations en demi-teinte et victime d'une concurrence toujours plus accrue. Il le reconnaît d'ailleurs sans problème : "Qu’est-ce qui s’est passé ? L’arrivée de nouveaux joueurs, mes blessures et des prestations décevantes. Tout cela fait que tu passes à la trappe dans un grand club. Je ne préfère pas dire ou penser que c’est parce que je suis français ou un ancien du club. Je ne suis pas toujours bien entré dans les matches. Je n’ai pas toujours mérité de jouer. Comme je ne suis pas rancunier, je n’en veux à personne". 


 
Apparemment, un froid s'était également installé entre le joueur et l'entraîneur italien, mais Bodmer fait amende honorable : "Avec Ancelotti ? À un moment, il y a eu une cassure. Je ne sais pas quand. Je n’en ai jamais parlé avec lui. Ce n’est pas évident non plus pour un entraîneur s’il doit se justifier tous les week-ends auprès de ceux qui ne jouent pas. Dans mon esprit, ce n’est jamais de la faute des autres. Si j’ai lâché ? Oui, comme pas mal de joueurs qui sont partis. C’était pourtant tous des joueurs confirmés et avec un certain statut. L’inconvénient, dans un grand club, c’est qu’il y en a dix qui restent au bord du chemin à chaque match. Je m’en veux car j’aurais pu faire beaucoup mieux à Paris".