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Souvenez-vous de ce soir du 25 février 2012, de ce soir où la bêtise humaine atteigna son paroxysme, où la jalousie détenait l'intelligence humaine, où la honte se dressa au dessus de nos têtes, telle une épée de Damoclès qui n'attendait que son heure pour faire des ravages. Ce soir là, la France a pu voir deux hommes, envahis par un sentiment d'impuissance, sombrer dans la paranoïa, se laisser aller à des insinuations douteuses et dangereuses pour le football français, à des propos déplacés et inadaptés face à la situation, laissant le spectacle de cette si belle soirée cantonné au rôle de simple second.


 

Mais, il semblerait que, pour une fois, la Commission de Discipline de la Ligue de Football Professionnelle fasse son travail, en toute légitimité et impartialité, respectant des principes d'égalité. Dans un communiqué, elle annonce : « la Commission convoque Jean-Michel Aulas, Rémi Garde, Robert Duverne (préparateur physique de l’OL) ainsi que l’arbitre de la rencontre, M. Fredy Fautrel, le 4e arbitre, M. Philippe Malige, et le délégué principal, M. Michel Le Brun, pour la séance du jeudi 22 mars 2012 dans le respect des dispositions des règlements disciplinaires et du Code du Sport imposant 15 jours de délai minimum »


 

Pour rappel, voici la déclaration qu'avait tenu Aulas, peu de temps après la fin de la rencontre opposant le PSG à OL à Gerland : « Je suis indigné : toutes les actions litigieuses ont été sifflées dans le même sens. J’ai essayé d’avoir du recul mais comment peut-on siffler quatre minutes de temps additionnel ? C’est impossible... Il y a une douzaine d’actions litigieuses, il y a une faute sur l’un de nos joueurs sur le troisième but parisien. Je suis déçu et malheureux, je m’excuse car le spectacle n’a pas été objectif. Lyon a été complètement désavantagé, je ne sais pas pourquoi ni dans quel intérêt. Sur le troisième but, il y a une faute sur un joueur lyonnais qui doit être sifflée, et qui ne l'est pas. Plusieurs fois le ballon est sorti, et on n'a pas arrêté le jeu pour aider le PSG à bien remonter. Sur le plan des règles du jeu, je considère que Lyon a été désavantagé. Je ne sais pas pourquoi et je ne sais pas s'il y a des intérêts qui dépassent le cadre du football à court terme. Mais c'est dommage. Ce match a été faussé par un arbitrage défaillant. Quand un joueur est sur la ligne... Sur les quatre minutes d'arrêts de jeu, je veux qu'on m'explique. C'est une grande déception car le foot est un sport merveilleux mais le match a été tronqué par beaucoup d'interprétations litigieuses et tendancieuses.

Les problèmes avec M. Fautrel ne datent pas d'aujourd'hui. S'il ne se sent pas bien quand il arbitre Paris, il faut mettre un arbitre différent. La remontée spectaculaire du PSG au score n'aurait pas eu lieu objectivement sans un laxisme orienté Je le regrette car Paris fait partie des équipes amies (de Lyon), mais ce n'est pas parce qu'il y a beaucoup d'investissements à Paris (...) qu'il faut arbitrer dans le même sens, vers ce qui brille le plus ».


 

Il récidiva le lendemain : « Tout au long du match, nos joueurs n’ont pas été respectés. J’ai vu quand même l’arbitre être insulté par Nenê et Ménez alors qu’ils avaient déjà un carton jaune et il n’a pas eu le courage de sévir. Mais à l’inverse, il a eu le courage de faire jouer quatre minutes de plus alors qu’on était en difficulté ».

« J’avais la gorge nouée à la fin de la première mi-temps. Je ne savais pas s’il y avait penalty. L’arbitre me le dit mais bon…Dans un match aussi important, les décisions se jouent dans le money-time et c’est regrettable de siffler un penalty discutable » « un arbitre de la qualité de M.Fautrel, qui tient dans ses mains le sens du résultat et faire jouer quatre minutes d’arrêt de jeu, ne pas voir une faute sur Fofana devant le banc du PSG. Alors c’est vrai qu’il y a la pression de Paris… Cela m’a déçu, car dans l’état d’esprit on doit aller vers l’excellence et là il ne m’a pas semblé que c’était le cas en matière d’objectivité ».


 

Rémi Garde, à l’accoutumé discret, s'en était pris à l'arbitre, dans les couloirs menant aux vestiaires, alors que l'arbitre rejoignait son vestiaire : « Soyez honnête au moins, calculez-les, les changements ! Y’en a combien ? Cela fait trente secondes de changement, ça ne fait pas quatre minutes ».


 

Devant la presse, il avait également eu des propos inappropriés : « Il faut que les matches durent le temps qu’ils doivent durer. Il y a des décisions arbitrales qui étaient sujettes à interprétation et n’ont pas souvent été à notre avantage, d’où notre grande déception. Sur l’ensemble du match, je trouve que les interprétations de M.Fautrel lors des actions litigieuses n’ont pas été en notre faveur ».


 

Bernard Werber disait souvent « la justice est une illusion ». Espérons que, cette fois-ci, elle soit bien réelle. Espérons que la Commission ait le courage de ses principes. Car le « courage est le prix de la dignité » selon Pierre Billon, le football français doit avoir assez de fierté et de valeurs pour sanctionner ces hommes qui se croient libres de tout acte, de tout mot, assassins pour notre championnat.

 

La Commission devra être à la hauteur de ce qu'elle fait endurer régulièrement au club de la capitale et surtout à la hauteur de la bêtise humaine. L’Entendement est loin derrière nous, place à la crétinerie. Mais, cela reste bien évidemment inacceptable. il est difficilement tolérable d'accepter outrageusement ce genre de déclarations. Qu'elle fasse juste son travail, honnêtement, avec déontologie et éthique, comme le prévoit la moralité dans le sport. Pourquoi le PSG serait-il inconditionnellement la cible préférée de cette Commission de Discipline ? Cette question est d'autant plus légitime lorsque l'on assiste à de telles prestations théâtrales de la part de Aulas et de Garde ou à des telles scènes de combat made in Giroud ? Et des exemples, il en existe un bon nombre.