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Samedi soir avant la finale de la Coupe de France, tout ou presque souriait au PSG, qui pouvait encore rêver de Ligue des Champions et aurait pu décrocher sa neuvième Coupe de France. Mais au coup de sifflet final, samedi soir, beaucoup de rêves se sont envolés. 

 
Tout d’abord, une chose est sûre. Cette saison, Paris n’allongera pas son palmarès pour ses 40 ans d’existence. Pas de trophée des Champions, perdu en août face à son grand rival Marseille, aux tirs au but ; pas de titre de champion de France, alors que beaucoup voulait y croire durant la trêve hivernale ; pas d’Europa League, après s‘être fait éliminé par Benfica ; pas de Coupe de la Ligue, en s’étant fait sortir par Montpellier 1-0 à quelques minutes de la fin des prolongations, et surtout pas de Coupe de France, après cette cruelle défaite 1-0 face à Lille en finale, à quelques minutes des prolongations. 
 
Et pourtant Paris aurait pu et aurait dû décrocher au moins un titre. Journalistes, joueurs, entraîneurs, supporters…, beaucoup pensaient que cette saison serait celle du club de la capitale. Malgré cela, Paris a encore la possibilité de se racheter.
 
En effet, les rouge et bleu ont encore la possibilité de décrocher la troisième place du podium, synonyme de qualification à la Ligue des Champions. Mais le duel face à Lyon durant les trois dernières rencontres du championnat s’annonce dur et intense. Paris a aujourd’hui un point de retard sur Lyon qui compte 59 points. On saura dès ce soir si Paris peut encore rêver à la Ligue des Champions. Lyon se déplace en Bretagne et, en cas de défaite, Paris pourrait prendre la place de Lyon à condition de battre Bordeaux mercredi soir. Il reste trois matchs à Paris, trois matchs qu’il faudra impérativement gagner. Par ailleurs, si on compare les calendriers des deux clubs, on peut penser que Paris à encore sa chance. Pour le compte de la 36e journée, Paris se déplace à Bordeaux qui vient de perdre son entraîneur et vit une saison cauchemardesque, on peut donc penser que Paris s’imposera à Chaban-Delmas. De son côté, Lyon se déplace à Brest pour y affronter une équipe redoutable à domicile (Brest ne s’est incliné que 3 fois cette saison à domicile).
 
Lors de la 37e journée, Paris recevra Lille qui sera probablement déjà champion lors de sa venue au Parc. Une aubaine pour le club de la capitale qui peut donc penser s’imposer. Lyon recevra Caen. On peut penser que Lyon s’imposera logiquement face à une équipe qui joue le maintien, mais il ne faut pas oublier que c’est justement face aux équipes qui jouent le maintien que Lyon a le plus de mal (défaite 2-0 face à Toulouse ou encore 4-0 face à Auxerre). Enfin pour la dernière journée de championnat, Paris se déplacera à Saint-Etienne. Le PSG devra faire sans Nenê, Chantôme ou encore Tiéné. Lyon se déplacera à Monaco qui se battra pour obtenir son maintien. Une chose est sûre : à l’heure d’aujourd’hui personne ne sait qui de Lyon ou de Paris obtiendra son ticket pour la Ligue des Champions. 
 
Mais que dire de l’ambiance au Parc qui n’est pas comparable à celle des années précédentes. Souvenez-vous quand on disait du PSG qu’il avait les meilleurs supporters de France. Souvenez-vous quand Paris était envié à travers toute l’Europe pour son ambiance mythique et extraordinaire. Cette saison, la donne a changé. Sébastien Bazin et Robin Leproux ont décidé d’éradiquer la violence au Parc des Princes et ont pour cela instauré le fameux plan TousPSG. Un plan qui a vu la fin des abonnements historiques au Parc, privant ainsi les associations de supporters de leur deuxième maison. Désormais cette saison, fini les chants à la gloire du club, fini les banderoles, fini les tifos. Tout cela c’est du passé, désormais le lot quotidien de chaque match au Parc, c’est un stade à moitié rempli où l’ambiance est aux abonnés absents. 
 
Autre bilan péjoratif pour Paris : son banc. Alors que les deux attaquants parisiens que sont Erding et Hoarau sont en méforme cette saison, Antoine Kombouaré n’avait personne pour combler cette méforme, malgré l’arrivée dans l’effectif de jeunes joueurs prometteurs tels que Kebano ou Bahebeck. Paris et les attaquants cette saison, cela fait deux. Sans compter que les gardiens sont à l’image des attaquants. Coupet et Edel auront tous deux déçu. 
 
Pas de trophées, un Parc sans ambiance, un banc pas très large, des attaquants et des gardiens en méforme, Paris doit s’améliorer sur beaucoup de points. L’arrivée probable d’investisseurs venant du Qatar changera t-elle la donne ? Espérons-le pour le bien de milliers de supporters.