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A l'occasion de l'entretien que Leonardo a accordé au journal L'Equipe paru hier, le directeur sportif du Paris Saint-Germain a évoqué l’histoire du club, les anciens, le Parc des Princes, le respect de l’institution PSG, l'écusson… bref tout ce qui nous touche nous supporters. Des choses importantes ont été dites et pourtant peu de personnes en ont parlées…

 

Même s’il a déclaré « vouloir se concentrer sur le sportif » en rappelant que Nasser al-Khelaïffi « représente le club et est l’image de celui-ci » et non lui, Leonardo a eu l’occasion d’aborder au cours de cette interview certains aspects du projet parisien et de sa quête de grandeur en lien avec l’histoire et les valeurs du club fondé en 1970. Un sujet souvent sensible aux yeux des vrais supporters parisiens. Mais Léo l’assure, il « respecte l’histoire du Paris Saint-Germain » et « personne ici n’est plus important que le club ». Morceaux choisis:

 

 

Le possible nouvel écusson du PSG

Lorsque le journaliste de L’Equipe a évoqué un possible manque de respect de la part des nouveaux dirigeants vis-à-vis de l'histoire du PSG, Leonardo a réfuté en bloc, « Ce n'est pas parce qu'on réfléchit à changer le logo du club qu'on en respecte pas l'histoire. Le PSG l'a déjà changé cinq fois. Des grands clubs l'ont changé dix fois. Je crois que cette fausse idée vient de la perception de l'argent, du pouvoir que l'on a et que l'on peut tout casser. Mais ce n'est pas vrai. Le respect est là. Mois je suis là pour l'histoire du club ». Comme l’annonçait le quotidien Le Parisien il y a plusieurs semaines, une évolution de l'écusson du club de la capitale serait vraisemblablement dans les tuyaux afin de mettre encore davantage en avant la marque « PARIS » bien plus exportable, au détriment de SAINT-GERMAIN…

 

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Le respect des anciens

Au sujet de l’histoire du club, Leonardo a également été interrogé sur le traitement accordé par la nouvelle direction parisienne aux anciens joueurs du PSG, qui conservent une côte de popularité intacte auprès des supporters parisiens de la première heure (Kombouaré, Roche, Raï…). Pour Leo, le club est toujours en contact avec les grands joueurs qui ont écrit l’histoire du PSG, mais si Antoine Kombouaré et Alain Roche ne font aujourd’hui plus partie du projet c’est avant tout pour une question de compétences, « Je crois que c'était difficile pour Alain Roche parce qu'il travaillait sur le même domaine que moi, le recrutement. Par exemple, Blaise Matuidi c'est Alain qui en est à l'origine. Mais ça faisait sept ans qu'il était dans le club et on est arrivés à la conclusion que s'était mieux de s'arrêter. Après, Antoine Kombouaré, un autre ancien, est resté dans un premier temps au club. Ce n'est qu'en cours de saison qu'on a changé. Mais dans un projet comme le nôtre, la première chose consiste à changer le système, Ensuite si les personnes ne sont pas capables de t'accompagner, alors il faut changer les hommes. Concernant les autres anciens joueurs, Rai, Ginola, Pauleta sont déjà venus, on a essayé de voir pour Susic. Le club est ouvert. » a-t-il indiqué. Chacun se fera son propre avis sur la question…

 

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Le comportement des joueurs vis-à-vis de l’institution PSG

Leonardo l’a répété au moment d’évoquer le cas de Nenê, « Personne n’est plus important que le club ». L’ancien entraineur de l’Inter insiste sur cet aspect, et exige un comportement exemplaire de tous ses joueurs comme il l’avait demandé à Nenê depuis son arrivée au club, « Avec lui (Nenê ndlr) on a toujours bien parlé. Après quand son comportement ne m’a pas plu (PSG-Porto ndlr), je lui ai dit, et il a dû payer. ». Et lorsque lui est posée la question de savoir si tous les joueurs sont logés à la même enseigne en faisant notamment référence à la rumeur selon laquelle Ibrahimovic composerait l’équipe avec Carlo Ancelotti, le directeur sportif brésilien rit aux éclats « C’est une légende ! C’est ridicule ! Il n’y a qu’un patron ici, c’est Nasser. Ibra est très respectueux de l’institution PSG. » En revanche, concernant la polémique du Camp des Loges où Zlatan aurait garé sa voiture sur la place de parking de Makélélé et aurait refusé de la déplacer en menaçant un salarié du club, l’ancien milanais rit nettement moins et ne va étonnamment pas plus loin dans les explications, préférant rappeler la nécessité pour le club de disposer d’un centre d’entrainement plus grand, « Mais ce n’est pas le problème Ibra, c’est notre problème, le problème du club. On peut dire que les joueurs sont mal éduqués mais, au Camp des Loges, aujourd’hui on a une équipe avec vingt-neuf joueurs, un staff de trente personnes, alors qu’il était trois fois moindre avant, on a PSG TV, des consultants qui viennent tout le temps, un restaurant qui n’existait pas avec dix personnes qui travaillent en plus. Ce n’est plus possible. On n’a plus la place pour le camion de livraison. C’est pour cela que l’on a dû interdire les familles au centre, parce que l’on n’a pas la place pour ça. Mais un déménagement n’est pas possible avant trois ans je pense. » a argumenté l’ancien numéro 7 parisien.

Enfin, à propos des appels du pied au Milan AC émis par Zlatan et Thiago Silva ou du soi-disant mal-être de Pastore en France, le patron du sportif s’est montré très ferme « Si Ibra et Thiago n’étaient pas heureux ici, ils ne joueraient pas comme ça. Après, des joueurs peuvent retourner d’où ils viennent. Et alors ? Ce n’est pas la mort. D’autres arrivent. ». Une confiance certaine quant à la possibilité de faire venir d’autres grands joueurs au club anime ce PSG qui peut désormais légitimement se permettre d’exiger de ses joueurs une implication totale comme dans n’importe quelle grande institution footballistique européenne; avec sa nouvelle dimension internationale, son ambitieux projet sportif et sa force de frappe financière, du beau monde risque désormais de frapper à la porte du PSG, et ça Leonardo en est pleinement conscient « Quand on parle d’un départ d’un grand joueur comme lui, il n’y a que quatre ou cinq clubs où cela peut se passer et le PSG en fait maintenant partie. » a lâché le brésilien au sujet de Cristiano Ronaldo.

 

 

Les joueurs étrangers et la langue de Molière

Alors qu’à son arrivée au Paris Saint-Germain la saison dernière, Carlo Ancelotti avait rappelé l’importance pour tous les joueurs étrangers rejoignant les rangs du club de la capitale d’apprendre le français, Leonardo s’est montré lui au cours de cet entretien beaucoup plus évasif sur le sujet alors que Maxwell et Sirigu sont les seuls joueurs non français à apprendre la langue de Molière, « Je ne vois pas cela comme quelque chose d’embêtant parce que cela n’empêche pas la communication. Cela n’est pas un problème si la structure du club autour est forte. On a encore des fragilités, comme les joueurs qui parlent à l’extérieur du vestiaire, mais il n’a pas de problèmes entre les francophones et les italophones. Et puis le français n’est pas une langue facile. Ibra commence. Mais les joueurs ont toujours un peu dans la tête que leur langue, c’est le terrain, leur talent avant tout ». Une déclaration surprenante pour un ancien joueur qui a appris le français au cours de son aventure parisienne qui n'a pourtant duré que 13 mois...Et dire que même Ribéry parle allemand du côté du Bayern…

 

 

Le PSG et le Parc des Princes

Leonardo s’est montré optimiste au sujet de la nouvelle ambiance qui règne actuellement au Parc des Princes, tout en rappelant à quel point il était essentiel que l’équipe puisse compter sur ses supporters pour remporter des matches : « L’ambiance au Parc des Princes est plus chaude. Je crois que c’est en train de changer avec ce nouveau public. On a besoin de ça, que les supporters mettent la pression chez nous parce que cela compte beaucoup dans le résultat final. Sincèrement avec l’équipe que l’on a et nos supporters derrière, ce ne sera pas facile de venir gagner ici. » L’ancien joueur du Milan AC a également rassuré les fans parisiens. En cas de qualification pour les quarts de finale de la Champion’s League, le club de la capitale jouera bien au Parc des Princes et non au Stade de France comme l’avaient annoncées certaines rumeurs « On jouera, je crois, au Parc jusqu’à la fin de la saison. Mais ce n’est pas mon rôle. Je ne suis pas le représentant du club, je suis moi. Je veux me concentrer sur le sportif. C’est mon boulot. ». En revanche concernant les années à venir, le dirigeant brésilien botte en touche « C’est le dossier de Jean-Claude Blanc et de Nasser. Je suis en dehors de cela. ». Tout d'un coup on est bien plus inquiet...glop.

 

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Allez Paris