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Victoire au parc oblige (la 3e seulement pour les Stéphanois dans toute leur histoire), les réactions s'enchaînent dans le Forez.

 

C'est d'abord Jean-Michel Larqué, le consultant de RMC Sport, qui se lance dans une vive critique de la réaction de Sirigu et du jeu proposé par le PSG.

 

Après avoir concédé qu'elle s'inscrivait dans un contexte de tension et de déception d'après-match, il déclare tout de même : « Mais pour un gardien de but, ça me semblait être des excuses en bois. Certains vont dire que le premier tournant du match, c’est l’arrêt de Ruffier. Évidemment que si on met un poteau télégraphique à la place de Ruffier, ça sera plus facile pour l’adversaire. Ça fait partie du jeu, comme le premier but de Sakho contre son camp. Pour moi, le vrai tournant du match c’est la sortie de Matuidi. Et c’est là que je pense qu’il y a un vrai problème au PSG.»

 

Il ajoute à propos de Matuidi : « J’aurais préféré voir sortir Blaise Matuidi à la mi-temps ou à 30 minutes de la fin du match de Coupe de la Ligue, PSG-OM. Surtout quand on voit la tournure du match mercredi dernier, à 2-0 et à 11 contre 10, on se demande ce qu’il fait sur le terrain jusqu’à la 80e minute. Peut-être qu’il ne serait pas sorti blesser samedi face à Saint-Etienne ».

En attendant, l'international tricolore est bien présent pour la réception de Zagreb en Ligue des Champions.

 

Ce discours, qui laisse clairement entendre un manque d'investissement des autres joueurs parisiens et apparaître une toute nouvelle "Matuidi-dépendance", on le retrouve dans les propos de Robert Herbin, l'ancien coach emblématique des Verts :

« J’ai vécu une belle fin d’après-midi. J’étais avec des amis. On a ouvert une bouteille de champagne. Les Verts ont fait ce qu’il fallait, a d'abord raconté Herbin, avant de donner son analyse de la rencontre : Le résultat est logique, la victoire tout à fait normale. Cette rencontre doit être gardée en exemple. Les Verts étaient concentrés, ils ont fait beaucoup d’efforts et ont fait preuve d’une grande solidarité. À chaque fois qu’un joueur était en difficulté, il y avait toujours un de ses coéquipiers pour couvrir. C’est ce qui fait la force d’une équipe et ce n’est pas souvent que l’on voit ça. On a senti un véritable esprit collectif. À Paris, le collectif est téléphoné. Les joueurs se considèrent comme des stars, ils sont tellement imbus d’eux-mêmes qu’ils font toujours « leur cirque » pour montrer qu’ils sont bons. Ça ralentit le jeu et ça n’apporte rien. »

Il conclut par une pique à Ibrahimovic : « Pour finir, j’ai trouvé Ibrahimovic énervé. Son geste est impardonnable. Même s’il ne veut pas meurtrir Ruffier, il souhaite à mon avis l’intimider, l’impressionner en espérant qu’il relâchera le ballon. »

 

Enfin, c'est le Président stéphanois, Roland Romeyer, qui y va de sa déclaration, toute légitime, pour exprimer sa joie du coup réussi à Paris. Au passage, il rappelle sa conviction d'avoir vaincu le futur champion de France :

« Ça fait toujours plaisir de gagner. Mais quand vous voyez un club qui a un budget six fois supérieur au vôtre et qui n’a que des grands joueurs, ça vous fait bander de le battre. Il n’y a pas beaucoup d’équipes qui battront au Parc des Princes et Paris sera champion cette année. C’est un match référence pour nous »

 

D'ordinaire, les défaites parisiennes font déjà parler, mais avec l'argent des Qataris, c'est devenu un véritable défouloir, totalement compréhensible par ailleurs et à la hauteur de la crainte qu'inspirent aujourd'hui les hommes d'Ancelotti.