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Hugo Lloris, le capitaine de l’Équipe de France analyse les évènements survenus en Ukraine, notamment son altercation avec le parisien Jérémy Ménez et l'affaire Samir Nasri.

 

L’heure du bilan a sonné pour les Bleus. Alors que le président Noël Le Graët rencontre en ce moment même Laurent Blanc pour évoquer son avenir, certains sont prêts à livrer leur analyse de l’Euro 2012. À commencer par le capitaine Hugo Lloris. 

 

Un bilan d'abord sportif : « Notre seconde période contre l’Angleterre a été bonne, et on a bien maîtrisé le match et l’orage contre l’Ukraine. C’était un très bon résultat. Ce qui nous a fait du mal, c’est le match contre la Suède. Même si on était presque qualifiés, on aurait dû jouer d’une autre façon. On a donné l’impression d’un relâchement, ce qui, contre une bonne équipe et à ce niveau, ne pardonne pas. Cette défaite a coupé notre élan dans la compétition, mais aussi notre série sans défaite. En tant que gardien, je l’aimais bien, cette série, elle voulait dire quelque chose. Contre la Suède, d’ailleurs, ce n’est pas tant le résultat que la manière qui nous a fait mal. On avait le talent pour conquérir la première place du groupe, et on ne l’a pas fait… ».

 

Mais évidemment, d’autres sujets ont vite été abordés : les clashs dans le vestiaire, les insultes de Nasri et Ménez et les sanctions attendues. Pour Lloris, les tensions qui sont apparues après le match face à la Suède n’avaient rien d’anormal. Le problème est plutôt la révélation aux journalistes de ce fameux clash avec Jérémy Ménez... le retour de la fameuse taupe de Knysna : « Le plus important, dans une compétition comme un Euro, c’est de calmer le jeu pour que ça ne dérape pas. On a eu une discussion dans laquelle on s’est dit les choses, et on est repartis. Enfin, en théorie, cela suffit pour que cela reparte vraiment, mais la manière dont toute cette scène a été révélée et interprétée a malheureusement touché le groupe. Un truc comme ça doit rester dans le vestiaire. C’est aux joueurs de faire la part des choses et de faire en sorte que cela ne soit pas su immédiatement à l’extérieur. Parce qu’après tout va très vite, et ça ne rend service à personne, ni à l’équipe ni aux joueurs concernés. C’est notre vie de groupe, notre vie de vestiaire, ça ne regarde personne ! C’est là que tout cela me dérange vraiment. Parce que ce n’est pas la première fois que ça arrive ». Pour le portier des Bleus, le responsable de la fuite a une volonté de nuire au groupe français : « On sait qu’on a un groupe jeune et fragile. Après, la question est de savoir si ces fuites sont volontaires ou pas. On se demande, parfois. Celui qui balance ce genre de choses sait que cela va avoir un impact négatif sur l’équipe ».

 

Sur l’affaire Samir Nasri, Lloris se montre compréhensif mais regrette que cela rejaillisse sur toute l’Equipe de France : « Après son but contre l’Angleterre, il a exprimé certaines choses. Cela lui appartient. Cela lui a peut-être joué des tours, d’ailleurs, parce qu’il s’est mis une pression supplémentaire, et son devoir de performance est devenu plus élevé. Le problème, c’est qu’il a été dans le viseur, et que cela a touché indirectement l’équipe. Ce n’est pas à moi de dire si c’était bien ou pas, mais il a tout pour réussir, il n’a pas besoin de ça dans sa compétition. Après l’Espagne, c’était un problème entre lui et un journaliste, qui lui a dit “casse-toi”. Je ne cautionne pas les propos de Samir en réponse, il s’en est excusé depuis, d’ailleurs. Mais je trouve inadmissible qu’on résume le comportement de l’équipe de France à cet incident. Résumer le comportement de vingt-trois joueurs à deux incidents, c’est profondément injuste ».

 

Encore une grande compétition qui n'aura pas été toute calme pour l'Equipe de France.