L'UEFA a rendu son dernier rapport de Benchmarking sur les comptes des clubs européens. L'occasion pour Gianni Infantino (à gauche sur la photo ci-dessus), secrétaire général de l'UEFA, et proche de Michel Platini, d'évoquer le fair-play financier et de répondre à quelques questions concernant l'avenir du PSG sur la mise en place de cette règle.
« Quand nous avons lancé le fair-play financier, on nous parlait de Chelsea, puis de Manchester City. Maintenant on nous parle du PSG. Notre système est là pour s’appliquer non pas à un club mais à 630 clubs, a commenté Gianni Infantino. Comme tous les autres clubs, le PSG sait qu’il devra respecter le fair-play financier. Il faudra donc que ses dirigeants démontrent que leurs frais sont couverts par leurs revenus, au-delà du montant de déficit autorisé. Les clubs européens ont approuvé ces règles à l’unanimité, la commission européenne les a aussi approuvés. L’UEFA pense que d’avoir un football sain financièrement va plutôt attirer des investisseurs que de les faire partir. Les investisseurs dans le football sont les bienvenus mais nous souhaitons qu’ils aient une vision à long terme. Le PSG devra présenter ses comptes et ses justifications l’année prochaine quand la règle du fair-play financier entrera en vigueur pour la saison 2014-2015. Les saisons 2012 et 2013 seront prises également en compte et les instances jugeront si leurs comptes sont conformes aux règles. Ce n’est pas à moi d’en juger aujourd’hui. Le club dit vouloir respecter les règles, la commission de l’UEFA en jugera le moment venu. En ce qui concerne le salaire de David Beckham, c’est une bonne chose qu’un montant important soit donné à une œuvre de charité. Mais le salaire d’un joueur, qu’elle que soit la destination qu’il veut lui donner, doit toujours figurer sur les comptes du club. Il faut présenter des comptes corrects. En ce qui concerne le contrat de sponsoring du PSG , il est important de se poser la question de la valeur juste de ce partenariat. Des expertises et des comparaisons avec les montants perçus par d’autres clubs permettront de déterminer si la valeur du contrat est correcte par rapport aux lois du marché. »
Alors, le gendarme financier arrêtera t-il le PSG ? A vos claviers.