L'attaquant parisien, Peguy Luyindula s'est exprimé dans les colonnes de So Foot au sujet du confllt qui l'oppose au PSG depuis cet été.
“C’est comme si je n’existais pas aux yeux du PSG. Les mecs, s’ils avaient pu me pisser dessus, ils m’auraient pissé dessus”. Voici les mots de Luyindula pour caractériser l'attitude des dirigants parisiens à son encontre. Des mots forts pour l'attaquant du PSG qui explique qu'il a été victime de "petits coups en douce" : “Ils n’ont pas arrêté de m’humilier, de me faire des petits coups en douce (…) Ils ont payé un costume sur mesure, avec une étiquette à mon nom, et ils ont préféré le gâcher plutôt que de me le filer. Ensuite, il y a l’histoire de la photo officielle qu’ils font dans mon dos (…) Et j’ai lu qu’un jour je me serais moqué de Nenê qui s’était enfermé dans les toilettes après le match contre Arles-Avignon. Je pense que là, on a atteint le sommet de l’idiotie!”?
Peguy Luyindula est également revenu sur ses relations avec Antoine Kombouaré, Leonardo et Jean-Claude Blanc : : “Combien d’entraineurs ont dit “merci pour ces deux ans et demi, c’était super génial” après s’être fait virer? Ce que je vois, c’est qu’il était content de partir (du PSG). Moi, je ne suis pas content de rester - Leonardo, c’est à peine si je l’ai vu. La première fois que je lui parle c’est à l’hôtel londonien où nous sommes avant l’Emirates. Il me dit que c’est le coach qui doit décider des joueurs qu’il souhaite conserver dans son groupe. Après, il me serre la main, et il me sourit. - Jean-Claude Blanc lui, a envoyé une lettre à tous les clubs pour bien me la mettre. Une lettre dans laquelle il est dit, en gros, que j’orchestre une campagne médiatique anti-PSG et que je suis blessé depuis huit mois. Une sorte de lettre de non-recommandation… Jean-Claude Blanc venait juste d’arriver au club. Il aurait pu être un médiateur, mais non”.
L'ancien joueur de l'OM revient sur les conflits qui peuvent exister entre les clubs de foot et les joueurs. Selon lui, depuis l'affaire de l'équipe de France à Knysna, les droits des footballeurs sont bafoués : “Il faut en parler de ça. On parle du droit d’exercer son travail. On est dans un État de droit. Pour 200 000 euros, t’as le droit d’être harcelé, et puis on peut te couper un doigt de pied, et te crever un œil? (…) Le problème (en France), c’est qu’il y a un traumatisme. Les mecs de l’équipe de France, ils ont fait une grève qui partait d’un bon sentiment, mais qui a été très mal faite, et qui du coup a été très mal perçue. Le droit de grève, c’est un droit fondamental de la constitution française. Mais aujourd’hui, depuis Knysna, les footballeurs n’ont plus ce droit.”