La sanction est tombée. Quelques semaines après l'élimination de l'équipe de France à l'Euro, la commission de discipline de la Fédération Française de Football a rendu son verdict : Jérémy Ménez devra écoper d'un match de suspension sous le maillot Bleu.
Reconnu coupable d'avoir "bousculer" verbalement son capitaine Hugo Lloris pendant le quart de finale Espagne-France (2-0) et d'avoir insulter l'arbitre de la rencontre Nicola Rizzoli, l'ailier du Paris SG manquera le match de rentrée des Bleus contre l'Uruguay, le 15 juin prochain au Havre. Une rencontre amicale qui sera d'ailleurs la première de l'ère Didier Deschamps.
Actuellement aux Etats-Unis dans le cadre de la préparation du PSG, Ménez ne pouvait être présent lors de cette séance. Ayant déjà envoyé une lettre d'excuse validée par la commission, le joueur s'est fait représenter vendredi matin par son avocat, Me Carlo Alberto Brusa. Ce dernier a d'ailleurs confirmé les propos de l'international tricolore, qui se voyait sincèrement désolé de la situation : "Jérémy Ménez regrette profondément ce qui s'est passé, il veut oublier ces moments difficiles, c'est une erreur de jeunesse", avant d'ajouter, plus globalement : "Les bonnes résolutions sont collectives et la volonté que ces faits ne se répètent plus, ce n'est pas seulement le fait de Jérémy mais de toutes les personnes malheureusement appelées en audition devant cette commission".
Les autres "personnes" auxquelles fait référence Me Busa sont bien évidemment Samir Nasri (trois matchs ferme), Hatem Ben Arfa (simple rappel à l'ordre) et Yann M'Vila (simple rappel à l'ordre). D'ailleurs, parmi ces quatre-là, seul Ménez s'est excusé a indirectement confirmé Jean Mazzella, président de la commission de discipline : "(Les joueurs présents) ne se sont pas excusés, ils ont regretté". Quant à François Ponthieu, membre éminent de la FFF, celui-ci s'est érigé en porte-parole de ceux qui trouvent ces sanctions trop clémentes : "Ca me paraît très généreux. [...] Il doit y avoir une vraie rupture sur ces sujets. Je critique le barème et pas la façon dont il a été appliqué. En NBA par exemple, il y a de très fortes amendes et beaucoup plus de matches de suspension".