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Mon nom est Lucas Rodrigues Moura da Silva. J’ai vu le jour à Sao Paulo, la plus grande ville du Brésil et la plus peuplée d'Amérique latine, le 13 août 1992.  Je suis footballeur, international brésilien, je joue au poste d'ailier ou d'attaquant polyvalent au Paris Saint Germain et voici mon histoire.

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Considéré comme l'un des plus grands espoirs du football mondial, du haut de ses 21ans,  Lucas s’affirme comme un élément incontournable de l’ossature du Paris Saint Germain. Gros plan sur un joueur hors normes dont les dribbles et la conduite de balle ont conquis en quelques semaines le Parc des Princes.

 

Nous sommes le 8 août 2012, le FC Sao Paulo annonce officiellement la signature de Lucas au PSG qui vient de recruter son compatriote Thiago Silva, le monstre, la star du Milan AC, Zlatan Ibrahimovic, l’infatigable Ezequiel Lavezzi qui soulevait les foules de Naples et celui qu’on surnomme le petit Pirlo, Marco Verratti.

 

Lucas signe dans un club qui a toujours tissé des liens étroits avec des stars brésiliennes tout au long de son histoire, il  ne ralliera la capitale française qu’une fois le championnat du brésil terminé c’est-à-dire au mois de janvier. Mais il rêve déjà d’inscrire son nom au tableau de ses compatriotes qui ont marqués ce club Rai, Valdo, Ricardo, Leonardo, Ronaldinho pour ne citer que ceux-là.

 

 

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Lorsque votre raison et votre cœur ne s'entendent pas sur la voie à suivre, demandez-vous avant d'agir lequel des deux est le plus fiable… 

 

Lucas avait l’opportunité de rejoindre l’un des plus grands clubs du monde, Manchester United. L’emblématique Sir Alex Ferguson avait proposé 36 millions d’euro à Sao Paulo pour récupérer la pépite brésilienne, mais Lucas, convaincu par le nouveau projet du Paris SG mais aussi par la possibilité que lui offre les dirigeants parisiens de rester à Sao Paulo jusqu’à la fin de la saison afin de gagner un titre avec son club formateur décide de s’engager en faveur du PSG et décliner ainsi toutes les offres émanant de l’ogre anglais.

 

Conscient d’avoir laissé filer une valeur sûre et une star du football en devenir Sir Alex Ferguson laisse parler son amertume.

« Je trouve cela plutôt fou qu'un club puisse mettre 45 millions d'euros sur un joueur de 19 ans (Lucas Moura). Leur but, c'est de dire à tout le monde que le PSG est là, ils ont signé Thiago Silva et Zlatan Ibrahimovic. Ils ont dépensé près de 200 millions d'euros en un mois. Comme vous le savez, le seul capable d'empêcher cela est l'UEFA. Aujourd'hui, dans le football européen, vous ne vous qualifiez pas pour les Coupes d'Europe en étant champion ou deuxième, mais en vous payant une invitation. C'est là où, je l'espère, l'UEFA va avoir son rôle à jouer. Quand quelqu'un met 45 millions d'euros sur un joueur de 19 ans, il faut dire que le football est devenu fou » Explique le manageur de Manchester United sur ESPN.

 

Les âmes fortes ne sont ni jalouses ni craintives, la jalousie est un doute la crainte est une petitesse…

 

Sir Alex Ferguson fustige aujourd’hui le recrutement du PSG mais n’avait pas hésité une seule seconde a lâché 31 millions d'euros à Everton pour recruter Wayne Rooney, alors âgé de...19ans seulement. Il a ensuite secouer le marché des transferts en 2002, en déboursant 45 millions d’euro (le prix de Thiago Silva) pour recruter Rio Ferdinand joueur de Leeds.

 

En ce qui concerne le fair-play financier Manchester United devrait avoir plus de soucis que le Paris SG car le nouveau champion de Premier League est très endetté depuis son rachat en 2005 par l'homme d'affaires américain Malcolm Glazer. En effet la dette de Manchester United s’élève à 664 millions de dollars à la fin du premier trimestre. Un montant qui dépasse largement les 519 millions de dollars de chiffre d'affaires, réalisés l'an dernier par le club anglais. 

 

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Le fair-play financier aura du pain sur la planche mais ça c’est une autre histoire, pour l’instant concentrons-nous sur celle de Lucas.

 

Lucas a choisit le Paris Saint Germain au détriment de Manchester United, car il sait qu’à Paris quelque chose de grand se construit mais aussi qu’il se sentira comme chez lui car le club fera ce qu’il faut pour faciliter son intégration et le mettre dans les meilleures conditions possibles

 « Leonardo est celui qui m’a convaincu de venir au PSG. Il m’a appelé plein de fois et m’a montré beaucoup d’intérêt afin que je vienne. Il m’a parlé de ses projets pour le PSG et c’était très attractif. C’est un club très ambitieux et qui grandit très vite. Il y a de grands joueurs et d’autres Brésiliens, ce qui m’a convaincu de venir ici. » Explique Lucas sur la chaine BeIN Sport.

 

Le jour tant attendu, arriva !

 

Nous sommes le 12 décembre 2012, Lucas va disputer son dernier match avec son club formateur, un match si spécial car la finale retour de la Copa Sudamericana contre les argentins du Tigre. Le futur chouchou du Parc, est titularisé dans le couloir droit, il ouvre le score à la 23e minute de jeu avant de livrer une passe décisive à Osvaldo à la 28e. Sao Paulo remporte la finale et Lucas est désigné homme du match, c'est son premier titre en tant que joueur professionnel. L’expression « Sortir par la grande porte » n’a jamais portée aussi bien son sens. 

 

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D’autant plus que  Lors de cette finale, le nez de Lucas avait été réduit en miette par un joueur de Tigre qui lui donna un violant coup de coude. Et au moment où l'arbitre siffle la fin de la première période, Lucas, pour montrer l’état de sa blessure, enlève de son nez le coton plein de sang, ce qui provoqua la colère de tout le monde. Une bagarre éclate sur le terrain, dans les tribunes, et même au sein des forces censées assurer la sécurité de tout le monde. Les joueurs de Tigre ne ressortiront pas des vestiaires pour disputer la mi-temps à cause des «mauvaises conditions de sécurité ». Et São Paulo est déclaré vainqueur. Homme du match : Lucas.

 

 

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Après une très belle saison, Lucas est élu 3ème meilleur joueur d'Amérique du Sud derrière Neymar et Paolo Guerrero par le quotidien El País, Il devance un certain Ronaldinho, 4e du classement qui a tant fait vibrer les parisiens.

 

C’est l’heure des adieux, Lucas salut une dernière fois les milliers de fans brésiliens qui scandent son nom dans le mythique stade de Sao Paulo. Les larmes aux yeux, le cœur serré, il quitte son Brésil natal, laissant derrière lui des milliers de supporters tristes, qui assistent impuissamment au départ de leur pépite qui va, à coup sûr faire le bonheur des parisiens.

 

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C'est seulement à l'instant de les quitter que l'on mesure son attachement à un lieu, une maison, ou à sa famille…

 

Lucas avoue son appréhension de quitter pour la première fois de sa vie, son pays, sa ville et tout ce qu’il avait connu jusqu’ici. Il est conscient de la difficulté de ce changement radicale, un nouveau pays, une culture différente, une langue inconnue, et le tout rythmé par des conditions climatiques redoutables.

 

Mais il est apaisé par la promesse d’une progression car il va désormais côtoyer le plus haut niveau du football mondial, il va se mesurer aux plus grands, apprendre à leurs côtés et améliorer ses talents, déjà phénoménaux. 

Le futur parigo se réjoui car sa famille qui occupe une très grande place dans sa vie, a décidé de l’accompagner dans la capitale française.

 

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Jorge (à g.), le père, et Lucas Moura (à dr.) posent en compagnie de Thiago, frère aîné.
 
 

 « Sa mère va l'accompagner à Paris, moi je ferai des allers-retours avec le Brésil. On sera là, avec lui, mais je suis certain qu'il va s'adapter rapidement », nous dit Jorge Moura,  son père, qui se remémore l’enfance de son fils qui ne vivait que pour le football et qui, petit rêvait déjà de devenir le futur Zinedine Zidane, son idole « Zidane, c’était une véritable idole pour moi. Il a été un immense joueur et je l’ai toujours suivi, même si ce n’était pas facile au Brésil, car il n’a pas toujours été très gentil avec la Seleçao (rires). » Affirme Lucas

 

Pour marcher sur les traces de ce français, bourreau du Brésil qui fut l’un des meilleurs footballeurs de la planète, très tôt, Lucas se fixa l’objectif de remporter tous les trophées qu’il disputera. Ainsi commença une conquête des coupes de quartier jusqu’aux compétitions des jeunes des centre formations.

 

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Il y a plus de courage que de talent dans la plupart des réussites…

 

Mais une mauvaise nouvelle va bientôt surgir et menacer sa jeune carrière. À 13 ans, Lucas rencontre des problèmes de croissance comme un certain Léo Messi. Mais contrairement à l’argentin, Lucas n’a pas eu recourt aux hormones de croissance, simplement des séances avec un nutritionniste et de la musculation. Résultat, aujourd’hui il mesure aujourd'hui 1m73.

 

Ses problèmes de croissance l’ont dalleur obligés à  quitter le centre de formation des Corinthians parce que le club ne voulait pas le faire suivre par un nutritionniste, ni payé les frais de son traitement. Pour couronner le tout, Lucas devait faire des heures de bus pour aller de son école au centre d'entraînement. Et quand le São Paulo FC s’est présenté avec la proposition d’un hébergement, médecin et école sur place. Il a sauté dessus sans hésiter.

 

 

De Sao Paulo >>>> à Doha >>>> De Doha >>>> à Paris !

 

Nous sommes le 31 décembre 2012, tout l’effectif du parisien est à Doha (Qatar), lieu du stage hivernal. Le lendemain, 1er janvier 2013, comme pour marquer cette nouvelle année, il est présenté aux médias par Nasser Al-Khelaïfi et Leonardo. 

 

Le surlendemain, 2 janvier 2013, il rentre à la mi-temps du match amical face à  Lekhwiya SC et gratifie le public qataris de ses dribbles sensationnels. Une bonne partie des supporters est conquise, celui qu’on avait découvert grâce à des vidéos youtube, confirme son immense talent.

 

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Ce que nous faisons de bon coeur n'est jamais ennuyeux…

 

Le stage hivernal terminé, la Ligue 1 reprend ses droits et le  11 janvier 2013, Lucas arbore son numéro 29 et débute son premier match officiel sous les couleurs parisiennes face à l'AC Ajaccio.  Il rapidement, l'un des joueurs favori de Carlo Ancelotti, mais aussi du public du Parc qui scande son nom à chaque dribble, Lucas retrouve en ces parisiens, l’amour que lui porté les supporters de Sao Paulo.

 

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Je ne maitrise pas encore le français mais vue l'engouement médiatique autour du prochain match contre le deuxième du championnat, me donne d'avantage de motivation. En plus mes coéquipiers m'ont dit que ce Marseille est l'ennemi historique du Paris Saint Germain et que tous les supporters attendent cette rencontre qu'on appelle communément « classico » avec impatience et qu'on devait absolument le gagner « By any means necessary »

 

 

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Lucas répondra présent et se montra digne de la confiance que lui porte son coach Carlo Ancelotti. Difficile de concurrencer un joueur aussi talentueux.

 

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Et bientôt, on ne parlera plus de concurrence, ses prestations parlent pour lui et relégueront ainsi Jérémy Ménez sur le banc, comme lors de cette inoubliable soirée de Ligue des Champions à Valence, où Lucas, pourtant diminué par une blessure à la cheville, illumina l’Estadio Mastella par ses dribbles, sa conduite de balle, sa palette technique et sa passe décisive sur le but de Javier Pastore. L’Espagne pourtant habitué à voir des génies du ballon s’incline devant ce jeune joueur bourré de talent…

 

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« Chaque contre-attaque de leur équipe était dangereuse. La vérité est que nous avons été trop naïfs. Nous devions prendre en compte qu’ils disposent de joueurs exceptionnels comme Lucas Moura. » Avoue impuissamment Valverde, l’entraineur du FC Valence. Pierre Ménès ajoute à ce constat : « Ce Lucas confirme les qualités qu’on lui connaissait au Brésil : grosse capacité d’accélération, dribbles inspirés, belle frappe de balle. Mais on découvre son apport défensif, qui n’est inintéressant du tout. »

 

Mais Lucas n’a pas fini de faire parler son talent. Il récidiva en quart de finale aller de la Ligue des Champions face à l’ogre espagnol, le FC Barcelone, qui térrorise toute l'Europe du football avec ses stars mondiales.

 

 

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>>>     FIN de la PREMIERE PARTIE !    <<<

Demain, la suite à venir...