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« On ne change pas une équipe qui gagne ! » Ce dicton populaire dans le microcosme du football n’existe visiblement pas en Italie et va bientôt disparaître des us et coutumes franciliennes. 4 matchs, 4 onze, 4 victoires. Depuis l’enchaînement Lille-Toulouse, Carlo Ancelotti n’a plus couché les onze mêmes noms sur la feuille de match deux fois de suite. Soit par nécessité (suspension de Chantôme, retour de blessure de Silva et Sissoko, blessure de Ménez), soit par choix (titularisations alternatives de Pastore et Nêne, intégration de Silva et Van der Wiel, temps de jeu pour Armand et Gameiro), l’entraîneur du Paris Saint-Germain n’a pas hésité à chambouler parfois complètement son équipe d’un match à l’autre (6 modifications entre le déplacement à Bastia et la réception de Sochaux !), pour un résultat à chaque fois équivalent, propre, soigné.


Ce turn-over est d’autant plus impressionnant qu’il passe inaperçu. Alors qu’il y a quelques semaines, les critiques pleuvaient sur un collectif inexistant et le manque de liant entre les « stars » du PSG, aujourd’hui on s’aperçoit que cet effectif joue vraiment en équipe, du gardien à l’attaquant de pointe, en passant par le banc de touche et même les joueurs en tribune. Tous ont répondu présent quand il a été fait appel à eux. Aucun esclandre n’est à déplorer dans la presse, aucune plainte qui viendrait mettre en péril le redressement spectaculaire en termes de résultats entamé à Lille sous l’impulsion de l’ogre Ibrahimovic et d’un Pastore « intermittent », mais auteur d’une passe décisive dans le Nord, d’un but contre Toulouse et Kiev, et d’une nouvelle passe décisive contre Sochaux, ce qui est un bilan plutôt flatteur au regard des critiques qui le poursuivent depuis son arrivée pour 42M d’euros.


Paris enchaîne donc les succès sans faire de bruit, en donnant l’impression aux médias de ne pas se forcer, voire de faire preuve de suffisance parfois. La question est de savoir si la suffisance permet d’enchaîner les victoires ou vient justement briser les belles séries… Ce PSG est armé quantitativement et qualitativement pour faire face à toutes ses échéances. On le savait déjà. L’élément nouveau apparu ces dernières semaines, c’est cet état d’esprit irréprochable qui fait « tirer l’ensemble du groupe dans le même sens ». Voilà un autre dicton que le Mister ne reniera pas.


Et si le prochain rendez-vous au Vélodrome sera tout sauf décisif pour la suite de la saison, il constituera certainement une occasion de tester la confiance qui habite les hommes d’Ancelotti à un collectif bien en place, en réussite et qui réalise un début de saison impressionnant, malgré la claque reçue ce dimanche à Valenciennes, qui n'est probablement qu'un accident. C’est Canal + qui se frotte déjà les mains.


Le déplacement à Porto entre-temps ? Un simple apéro, diront les mauvaises langues persuadées que plus rien ne peut arrêter le rouleau compresseur parisien. Mais justement, pour arriver à bon port à Marseille, un résultat positif à Porto apparaît plus que nécessaire. La confiance est une grande ligne droite sur laquelle on aime foncer sans s’arrêter… et qui déteste les feux rouges…