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Bim, Bam, Boum. En un coup de baguette magique, qui a quand même duré un mois, le PSG a fait taire tous les sceptiques et montré que la saison prochaine, Paris ne va pas en Ligue des Champions pour faire le mariole. Comment ? En signant l’un des tous meilleurs joueurs du monde, le Brésilien Thiago Silva, pilier de la défense du Milan AC et de la Seleção Brésilienne, rien que ça. Et le pire, c’est que ce n’est pas fini. En gentleman Italien, Leonardo ne va pas s’arrêter en si bon chemin et peut-être offrir au PSG l’attaquant de classe mondiale dont tout le monde rêve à Paris sauf Kévin Gameiro : Zlatan Ibrahimovic, qui pourrait bien débarquer la semaine prochaine sur paname, que François Hollande le veuille ou non.

 

A la longue, Leonardo en a sûrement eu marre d’entendre de la bouche des Parisiens qu’il ne servait pas à grand chose au club. Que son pouvoir d’attraction, finalement, se limitait à faire signer un grand dadet de 22 ans aux allures de pré-ado pour un prix exorbitant pour montrer que les Qataris avaient du fric, ou à aller chercher des trentenaires remplaçants dans les clubs champions d’Europe pour montrer qu’à Paris, on ne recrute pas qu’en Italie. Peut-être même que, à la fin de la saison dernière, les rumeurs de départ le concernant on dû le galvaniser et le motiver à rêver encore plus grand pour la saison d’après. Parce que qu’on le veuille ou non, Leonardo vient de réaliser au PSG ce qui restera sans doute comme l’un des plus gros coups de l’histoire du mercato. Vous pensez que j’exagère ? Les chiffres parlent d’eux-même. Un an seulement après que Javier Pastore ait pulvérisé le record du plus gros transfert (rentrant) de l’histoire de la Ligue 1, Thiago Silva débarque de Milan et lui pique déjà ce statut. Avec une indemnité transfert de 45M€, le Brésilien devient à la fois le joueur le plus cher de la Ligue 1 mais également le deuxième défenseur le plus cher de l’histoire derrière un certain Rio Ferdinand, qui avait coûté 47M€ à Manchester United en 2000. On est pas passés loin du perfect.

 

Et pourtant, il y a deux semaines, l’idée d’un transfert de Thiago Silva vers le PSG semblait définitivement morte et enterrée. Le refus catégorique de Silvio Berlusconi de se séparer du « successeur » de Paolo Maldini et la prolongation de ce dernier à Milan dans la foulée avec, à la clé, une belle revalorisation salariale, ont offert au Paris Saint-Germain et à Leonardo un nouveau vent cinq étoiles. Que s’est-il donc passé entre temps pour que, d’un refus et d’une prolongation de contrat, on passe à un accord et un départ ? Au grand dam des tifosi rossoneri, tout est encore une question d’argent. En prolongeant Thiago Silva pour 6 millions d’euros l’année, Berlusconi élargissait encore un peu plus le trou béant dans les finances du club. En vendant Thiago Silva, il s’assure une économie de 30M€ sur les cinq ans que devait encore honorer Silva à Milan, de quoi faire un peu respirer les caisses du club. De plus, l’offre du PSG était, autant pour le Milan que pour Silva, irrefusable. 45M€ en plus dans la poche du Milan, 9M€ annuels pour Silva. L’appât du gain, mes amis.

 

Et le mieux dans tout ça pour le Milan AC, c’est que Zlatan Ibrahimovic devrait lui aussi rapporter un joli pactole à son club en signant à Paname. 20M€ d’indemnité et une économie de 12M€ de salaire annuel, de quoi faire s’afficher un large sourire sur le visage de Berlusconi, encore plus large que quand il posait à côté de Barack. Pour le PSG, c’est une nouvelle page de l’histoire du club qui débute aujourd’hui. Le club est clairement passé dans une autre dimension en signant, même si rien n’est encore fait pour Zlatan, les deux meilleurs joueurs de la Serie A et même deux des meilleurs joueurs du monde à leur poste. Quand les autres « cadors » de l’hexagone signent des Mounier, des Charbonnier, des Raspentino, ou même des rien du tout faute de blé, Paris se construit un effectif capable de se faire entendre sur tous les plans, aussi bien la Ligue 1 que les coupes et surtout la Ligue des Champions. C’est surtout dans cette dernière que les arrivées de Silva et Ibrahimovic devraient se faire ressentir. A eux deux, les lascars pèsent 110 matches de Champion’s. Paris prend du galon au niveau international, c’était l’objectif des Qataris en rachetant le club. D’ailleurs, on voit mal désormais quel Montpellier pourrait de nouveau se dresser sur la route de l’armada Parisienne qui pourrait encore accueillir des lundi deux nouvelles armes : Marco Verrati et, bien sûr, Zlatan Ibrahimovic. Et même si le PSG risque de tuer la Ligue 1, rien à foutre. Ils viennent de boucler l’un des plus gros dossiers de leur histoire.

 

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