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Dans un entretient accordé à France Football, Jean-Michel Larqué a livré son impression sur le PSG de ces dernières semaines. L’ancien entraineur-joueur du club de la capitale ne mâche pas ses mots. Tout le monde en prend pour son grade : le jeu de dribles des attaquants parisiens, la lenteur d’Alex, les performances de Javier Pastore, la difficulté du PSG à défendre sur les ballons en profondeur…

Extraits :

« Ces dernières semaines, on a bien raison. Égaliser en toute fin de partie contre Montpellier, à Lyon, à Caen ou l’emporter sur le fil à Dijon, ça resserre les liens. On ne va pas revenir sur la mansuétude dont profite Carlo Ancelotti et dont son prédécesseur sur le banc n’a pas eu la chance de bénéficier. Je n’ose imaginer ce que Kombouaré aurait entendu après une élimination en Coupe de France à domicile, suivie d’un match calamiteux toujours au Parc face à Bordeaux. Au contraire, le club se dit très serein. Tant mieux, tant mieux. Il a raison, car même s’il est sur le fil du rasoir, on sent qu’il ne manque pas grand chose pour que ça reparte. Je n’aime pas parler de potentiel car tout le monde en a un et quand il se n’exprime pas c’est toujours du gâchis, mais je reste persuadé que si le PSG réussit tous ses petits réglages, il devrait atteindre son objectif. On s’étonne que Nenê et Ménez cherchent le dribble systématiquement. C’est le contraire qui serait étonnant. Mais à moins d’être Garrincha et de mettre systématiquement son adversaire dans le vent avec un double contact pourtant connu de tous, il convient de varier les plaisirs. Messi dribble à l’approche ou dans la surface, pas quand il est en phase de préparation. On s’étonne que les dribbleurs soient des dribbleurs, on s’étonne tout autant que les joueurs lents soient lents. Découvrir qu’Alex n’est pas un modèle de vélocité, c’est avoué ne l’avoir jamais vu jouer. Or, lorsque le PSG pousse l’adversaire dans sa moitié de terrain – son point fort – il est à la merci des ballons de l’adversaire joués dans la profondeur. Son point faible, on l’a vu contre Lyon en Coupe de France, à Caen contre Bordeaux. Un comble : en jouant sur ses points forts, Paris s’expose à ses points faibles et se met en danger. Et si on ajoute à l’individualisme forcené des joueurs de devant, et la fébrilité défensive, l’énigme Pastore, on se dit que rien n’est joué. Car si Ancelotti continue à titulariser le Pastore qu’on voit depuis novembre, celui qui est aujourd’hui un boulet, je ne vois pas comment il pourra effectuer les réglages »

On peut-être plus ou moins d’accord avec la vision de Jean-Mimi sur les caractéristiques individuelles des joueurs franciliens. Peut-être que Nênê et Ménez driblent trop, peut-être qu’Alex est trop lent et peut-être que Pastore est fébrile en ce moment. Mais en revanche il ne faut pas avoir beaucoup vu jouer le Paris Saint Germain pour dire que le point fort du PSG est de « pousser l’adversaire dans sa moitié de terrain ». L’équipe parisienne ne sait pas faire le jeu et a d’énormes difficultés à trouver la faille dans une défense bien en place. On en a encore eu la preuve encore dimanche soir face à une défense bordelaise à cinq. C’est en contre-attaque que le PSG est le plus efficace et le plus dangereux. Lorsque les attaquants parisiens ont de l’espace, qu’ils peuvent accélérer et qu’ils arrivent lancés aux abords de la surface de réparation adverse. Combien de buts a-ton marqués en attaque rapide Jean-Mimi ? Et combien en attaque placée ?...

En revanche en ce qui concerne notre vulnérabilité face aux ballons adverses donnés dans la profondeur, on peut difficilement lui donner tort…