A 48h du choc le plus attendu de l’année, les spécialistes, les observateurs et les acteurs du football français se mobilisent et chacun y va de son commentaire ou de son pronostic.
Pierre Ménès, le chroniqueur de Canal+, a livré son expertise de ce Clasico qui fait déjà couler beaucoup d’encre.
Dans un entretien accordé à Menly, le journaliste sportif, estime que ce Clasico est sans équivoque le plus excitant de ces dernières années et que son issue dépendra uniquement du Paris Saint Germain.
« Au classement, c’est très probable. Après, on le saura surtout après le match. Mais ce qui est sûr, c’est que la qualité de ce Clasico dépend plus aujourd’hui de Paris que de Marseille. De toute façon en Ligue 1, tous les matchs du PSG ne dépendent que du PSG. Pour que Paris perde, il faut que Paris passe à travers. Les quatre défaites du PSG cette saison, c’est quatre très mauvais matchs.»
Paris qui se présentera face à Marseille avec un effectif réduit à cause des nombreuses blessures (Thiago Motta, Thiago Silva, Alex, Sakho, Ménez…). Mais pour Pierre Ménès ces absences n’auront pas d’impact si le PSG aligne son quatuor offensif « Si Paris peut débuter avec un quatuor offensif Pastore-Lavezzi-Ibra et Lucas ou Ménez, avant de savoir si Paris va avoir des problèmes défensifs, il faut se demander si l’OM ne va pas en avoir encore plus. »
Ménès a tenu aussi à réagir sur les propos de l’ancien Président parisien, Charles Villeneuve qui affirmait sur RMC suite à la défaite (3 – 2) à Sochaux que les joueurs du PSG choisissaient leurs matchs.
« Je trouve un peu injuste de dire ça. La défaite à Sochaux arrive après une série de 12 victoires et 2 matchs nuls. Depuis la défaite à Nice, il y a eu un vrai changement dans cette équipe. On l’a vue faire de très gros matchs : contre Porto, à Brest, à Toulouse, à Valence… On a vu un PSG à la fois solide et brillant. Après, il peut y avoir un phénomène de décompression conjugué à un peu de fatigue, et aussi un petit côté « j’me la pète » parfois. En fait, quand le PSG évolue avec quatre joueurs offensifs, il est équilibré, il tient mieux la balle, se crée des occasions et n’est presque jamais mis en danger. Paradoxalement, c’est quand il joue de façon plus défensive qu’il est le plus en difficulté derrière », a-t-il expliqué.