Un PSG entreprenant, mais en manque de réalisme


Quelques jours après sa démonstration européenne face à Villarreal (6-0), le Paris Saint-Germain retrouvait les pelouses de Ligue 1 avec l'ambition de poursuivre sur sa lancée. Face à l'ESTAC, formation venue au Parc des Princes avec la ferme intention de résister au champion de France, les Parisiens ont rapidement pris les commandes de la rencontre.

Dès les premières minutes, Senny Mayulu se montrait particulièrement remuant. Le jeune milieu parisien était tout proche d'ouvrir le score, mais sa première tentative venait heurter la barre transversale après une intervention du gardien troyen. Quelques instants plus tard, il se procurait une nouvelle occasion, sans parvenir à trouver le cadre.

Malgré une possession largement favorable, Paris peinait ensuite à donner du rythme à ses offensives. Bien organisés défensivement, les Troyens parvenaient à fermer les espaces et à ralentir les initiatives parisiennes. Une résistance qui obligeait les hommes de Luis Enrique à multiplier les séquences de possession, sans pour autant parvenir à déséquilibrer régulièrement le bloc adverse.

Zabarnyi trouve la solution avant la pause


Il fallait finalement attendre la 39e minute pour voir le Parc des Princes exulter. Très actif depuis le début de la rencontre, Senny Mayulu déposait un centre précis sur la tête d'Illia Zabarnyi. Le défenseur ukrainien remportait son duel aérien et trompait le portier troyen pour inscrire l'unique but de la soirée (1-0, 39e).

Ilya Zabarnyi qui délivre le club de la capitale
Ilya Zabarnyi qui délivre le club de la capitale


Une ouverture du score bienvenue pour des Parisiens qui avaient jusque-là manqué de justesse dans le dernier geste.

Si cette réalisation venait récompenser la domination parisienne, elle mettait également en lumière l'apport de Mayulu. Disponible, inspiré et impliqué dans la construction du jeu, le jeune Parisien confirmait son importance grandissante dans les plans de Luis Enrique.

Paris regagnait ainsi les vestiaires avec un avantage mérité, mais loin d'avoir définitivement fait la différence.

Une domination stérile et un adversaire toujours menaçant


Au retour des vestiaires, le scénario ne changeait guère. Le PSG monopolisait le ballon et cherchait à accentuer son avance, sans retrouver l'efficacité offensive affichée lors de ses précédentes sorties.

Les occasions existaient, mais les derniers gestes manquaient de précision. Ferran Torres, notamment, ne parvenait pas à concrétiser les situations dont il disposait, tandis que les Troyens continuaient de défendre avec discipline.

Luis Enrique tentait alors d'apporter du sang neuf à son équipe. Les entrées de João Neves et de Quentin Ndjantou, à vingt minutes du terme, devaient permettre aux Parisiens de retrouver davantage de dynamisme.

Mais à force de ne pas faire le break, Paris s'exposait à un retour de l'ESTAC. Les visiteurs se montraient plus entreprenants dans les dernières minutes et pensaient même égaliser après une situation confuse dans la surface parisienne. Le but était finalement refusé pour une position de hors-jeu, au grand soulagement du Parc des Princes.

Un avertissement qui rappelait que, malgré une nette supériorité technique, le PSG n'était pas totalement à l'abri.

Onze victoires consécutives, Paris conserve son rythme


Le coup de sifflet final venait finalement confirmer un nouveau succès parisien. Pas le plus spectaculaire de la saison, loin de là, mais suffisant pour poursuivre une dynamique particulièrement impressionnante.

Avec cette victoire face à Troyes, le Paris Saint-Germain enchaîne un onzième succès consécutif toutes compétitions confondues. Une série qui témoigne de la régularité des hommes de Luis Enrique, capables de l'emporter même lorsque leur prestation collective se révèle moins convaincante.

Le club de la capitale reprend également trois longueurs d'avance sur le Paris FC en tête du championnat.

Cette rencontre aura toutefois rappelé certains axes de progression. Malgré leur domination territoriale, les Parisiens ont parfois manqué de vitesse dans la circulation du ballon et surtout de réalisme devant le but adverse.

Dans une période marquée par plusieurs absences importantes, Luis Enrique peut néanmoins retenir la solidité de son équipe et la capacité de son groupe à faire la différence dans des rencontres plus fermées.

Le PSG aborde désormais la trêve internationale avec le plein de confiance et une première place consolidée. Avant de retrouver Nice en championnat, les Parisiens peuvent savourer une nouvelle victoire, tout en sachant qu'ils devront afficher un autre visage offensif lors de leurs prochaines échéances.

Paris n'a pas offert de festival cette fois-ci. Mais dans une saison où les ambitions sont élevées, savoir gagner sans briller reste aussi une qualité essentielle.