La malédiction du Parc des Princes va-t-elle prendre fin comme par enchantement dès le premier match de la nouvelle année ? 2008, année de la rédemption pour le PSG ? Tout le public de la Porte d™Auteuil l™espère. Dimanche, le club de la capitale sera face à un double défi. Il pourrait faire d™une pierre deux coups. D™une part, remporter ce fameux et tant attendu premier succès à domicile. Mais également stopper l™hémorragie face à Lens. Depuis cinq ans, les Nordistes se baladent sur la pelouse parisienne et repartent à chaque fois les poches pleines. Le symbole serait donc fort et le scénario presque idéal. Reste à confirmer ces belles espérances sur le terrain. Avec un groupe au grand complet mais surtout inchangé, sans la moindre recrue pour le moment. Une victoire, la troisième consécutive toutes compétitions confondues, permettrait en outre aux hommes de Paul Le Guen de s™éloigner de la zone rouge et d™enfoncer un peu plus les Lensois, devenus par la force des choses, un concurrent direct pour le maintien.

Car à Lens, la situation paraît encore plus compliquée. Le PSG l™ayant emporté à Saint-Etienne (0-1) lors du match de clôture de la 19e journée, la bande à Demont a terminé l™année 2007 en position de relégable. De quoi passer des fêtes plutôt moroses. Pire encore, elle a trouvé le moyen de se faire sortir dès les 32es de finale de la Coupe de France par Niort, pensionnaire de Ligue 2 (0-1). Devant son public ! Rien ne va plus à Lens, à tel point que Daniel Leclercq a été appelé à la rescousse durant la semaine et a été nommé directeur sportif du club. Le «Druide» aura pour rôle d™épauler Jean-Pierre Papin. Sans Adama Coulibaly, Aruna Dindane, Daouda Jabi et Abdel Kader Mangane, partis rejoindre leur sélection nationale pour la Coupe d™Afrique des Nations, Lens est dans l™obligation de poursuivre la belle série du Racing en terre parisienne. Sous peine de s™embourber dans les abymes du classement.