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Le journaliste sportif, Cherif Ghemmour, s’est exprimé sur son blog au sujet de cette finale perdue par Paris face à Lille samedi soir en Coupe de France.

 
Cherif Ghemmour s’inspire de l’actualité du moment avec l’arrestation de Dominique Strauss-Kahn, accusé d'agression sexuelle, et compare ainsi cette affaire à la finale perdue par le club de la capitale. Le journaliste sportif accuse Grégory Coupet d’être responsable de cette défaite. DSK a peut-être droit à la présomption d’innocence mais le portier parisien a, quant à lui, été reconnu coupable. 
 
Un petit rappel des faits est-il nécessaire ? « 89ème minute, ultime coup franc pour Lille. Avant les prolongations. Coupet est sur sa ligne. Obraniak frappe une enroulée plongeante qui heurte le deuxième poteau intérieur : 1-0 score final pour le Nord ! ». Grégory Coupet ne bouge pas et regarde le ballon filer dans le but. En est-il pour autant responsable ? A en croire la presse sportive oui. « Le fautif est immédiatement désigné : Grégory Coupet, dit ‘Greg la boulette’. Dès la fin du match, la France du Foot enfonce le gardien parisien. Unanimité ! Dégommer une proie évidente… Y’a qu’à voir la drôle d’attitude nonchalante de Coupet, une esquisse de détente verticale, les bras ballants, l’air de s’en foutre, dos au jeu. Puis sa surprise un peu neuneu quand il constate les dégâts au milieu de ses partenaires vaguement dégoûtés… Verdict ? La mort. Bouc émissaire idéal : Coupet est quasi retraité, titulaire par défaut because l’autre gardien est aussi naze que lui ! Paris paye au moment crucial la dèche totale à ce poste. En v’là du jugement pertinent, de l’analyse footballistique super fine : « Le goal il est naaaaaaaaze ! » Dès 23 heures, samedi, la France du Foot envoie Greg sur l’échafaud. Le lendemain, le but-casquette occupe une place de choix dans la nécrologie soudain noircie du (tout) petit Grégory. Des notes pourries (3/10 dans l’Equipe, etc.) achèvent une carrière glorieuse riche d’encore trois matchs à jouer où le déchu d’hier pourrait pourtant se révéler héros à nouveau… »
 
L’accusé, Grégory Coupet se défend et affirme : « Le but, c’est un super coup franc. Moi, je pense même qu’elle n’est pas cadrée. C’est comme ça, c’est une trajectoire de fou ». De son côté le héros nordiste avoue : « Concernant mon coup franc, on les travaille souvent à l’entraînement. (…) Ma première idée, c’est de frapper fort au premier poteau en évitant le mur. Mais je me dis que ça va être difficile. Alors je frappe fort au deuxième poteau, avec une trajectoire fuyante. Là, il y a un effet plombé et la réussite. Le ballon plonge puis touche le poteau ». Une chose est sûre, le futur retraité peut compter sur le soutien de ses partenaires, notamment de Ludo Giuly, auteur d’un très bon match samedi : « Ce n’est pas une erreur. Moi, je pense qu’il ne peut pas l’avoir. Je trouve les critiques sur lui assez dures. Comme s’il avait fait une grosse bourde… ».  Au lendemain de la défaite parisienne, quelques voix s’élèvent par ailleurs pour soutenir l’ancien Lyonnais, Simone et Dugarry en tête. 
 
Mais Ghemmour, lui, est beaucoup plus cruel avec Coupet. Il va même jusqu’à déclarer : « Mais Coupet, Obraniak, Duga et Marco ne sont que des footballeurs, des chichiteux qui font trop dans la nuance. Alors que force doit rester à la loi. Celle des journalistes, infiniment supérieurs aux footeux dans l’analyse. Pour notre profession, c’est le bon Pierre Ménès qui tranche : « Le goal il est naaaaaaaaze ! » Jugement approuvé et sans appel. »
 
Le journaliste sportif conclut sa plaidoirie en expliquant : « Alors ? Avec un peu de recul : bourde énormissime de Coupet ou chef d’œuvre d’Obraniak ? Au printemps 1981, la France avait aboli la peine de mort ».
 
Coupet a-t-il coûté la Coupe de France au PSG ? A vous de juger.