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Certaines rencontres rentrent davantage dans la légende par leur symbolique que par leur contenu. Ce match en fait partie, en devenant la consécration d'un travail de longue haleine au cours d'une campagne européenne quasi parfaite...

 

8 Mai 1996. Bruxelles. Finale de Coupe d'Europe des Vainqueurs de Coupe.

 

Cette rencontre, c'est l'histoire de toute une génération au PSG. Certes, quelques figures emblématiques, héros de la campagne de Champions League l'année précedente se sont envolées vers d'autres cieux. Les Valdo, Ginola, ou autre Weah (devenu entre temps Ballon d'Or 95) ne portent plus les couleurs Rouge et Bleu. Le renouveau a pour noms Djorkaeff, Loko, Dely Valdes ou N'Gotty. Ce dernier ne le sait d'ailleurs pas encore, mais il est en passe de devenir le héros d'un soir, d'un saison, d'un club, d'un peuple...

 

Le PSG qui se présente ce soir-là contre les Autrichiens du Rapid Vienne est fort d'une campagne européenne impressionnante, à l'image de ses doubles confrontations face au Parme de Hristo Stoichkov en Quart, et contre le solide Deportivo La Corogne en Demi. Toutes les forces du club, toujours emmené par un Luis Fernandez très (voire trop ?) proche de ses joueurs, sont disponibles au moment du coup d'envoi. Le club de la capitale peut également disposer d'un soutien un peu plus surprenant, en la personne de... Yannick Noah. Appelé à la rescousse par le président Denisot, avec pour soutiens Youri Djorkaeff et Daniel Bravo, l'ancien vainqueur de Rolland-Garros a pour rôle de redynamiser les joueurs, dont l'état d'esprit en Championnat n'est plus le même au sortir de la trêve hivernale, contrastant avec les résultats brillants en C2. C'est donc, en ce soir de printemps, un PSG retrouvé et remobilisé qui est prêt à écrire la plus belle ligne de son palmarès...

 

Le coup d'envoi est donné, les sociétaires du club de la Porte d'Auteuil ont maintenant leur destin au bout de leurs pieds... Et ce sont les Rouge et Bleu qui allument la première mèche dès les premières minutes. N'Gotty, sollicite un une-deux dans la moitié adverse, et tente sa chance des 30 mètres. C'est malheureusement sans danger pour Konsel, le gardien du Rapid.

 

Le coup dur intervient à la 11ème minute ! Raï, joueur déjà emblématique du club parisien, se blesse. Le banc parisien tergiverse. C'est finalement le Panaméen Julio Cesar Dely Valdes qui le remplace, bien décidé à marquer de son empreinte cette finale. C'est d'ailleurs sur un service de ce dernier que Djorkaeff, très remuant depuis le coup d'envoi, voit son tir frôler la transversale autrichienne à la 20ème minute.

 

Puis vient la 29ème minute. Minute à jamais encrée dans le souvenir de tout supporter parisien. Djorkaeff, maître dans la conservation de balle, parvient à obtenir un coup franc au delà des 30 mètres. Il se place en compagnie de Bruno N'Gotty près du balon, et le décale dans l'axe. L'ancien Lyonnais frappe de toutes ses forces, le cuir est légèrement détourné par un défenseur autrichien, et vient se loger dans le petit filet d'un Konsel impuissant. Les Rouge et Bleu exultent, N'Gotty en tête, à l'instar des quelques 15.000 supporters franciliens qui ont fait le déplacement jusqu'à Bruxelles. Les joueurs parisiens réussissent enfin à concrétiser leur domination de cette première demi-heure.

 

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La fin de la première mi-temps est similaire aux premières minutes. Les joueurs de Fernandez dominent, mais ne parviennent pas à marquer ce deuxième but qui les mettrait à l'abri. Ils repartent donc au vestiaire avec le plus mince des avantages.

 

En début de seconde période, les Franciliens repartent sur les mêmes bases. Mais la maladresse de leurs attaquants, symbolisée par Djorkaeff et Dely Valdes, commence à inquiéter, à l'image de leur deuxième partie de saison en Championnat. Profitant de ce manque de réalisme et des quelques errements défensifs à l'heure de jeu, le Rapid parvient à se montrer dangereux et à inquiéter Lama.

 

Le PSG se crispe, et ne se procure guère plus d'occasions de but, si ce n'est une offensive de Guérin à quelques minutes du coup de sifflet final. Qu'importe...

 

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Ca y est, c'est la délivrance ! Les Parisiens remportent la Coupe d'Europe des Vainqueurs de Coupe. Leur Coupe d'Europe. Ils écrivent la plus belle ligne de leur jeune histoire. Plus qu'une victoire d'un soir, lors d'une rencontre qui ne restera pas dans les annales, c'est la symbolique de ce match qu'il faut retenir. C'est la consécration de 4 années où le PSG aura su flamber sur la scène européenne, sans réussir à remporter le Saint-Graal du football européen. Les blessures ouvertes par les défaites contre la Juventus, Arsenal ou le Milan AC peuvent enfin cicatriser. Même si les Rouge et Bleu ont craqué en D1, et ont laissé filer le titre au profit de l'AJ Auxerre, ils démontrent une fois de plus qu'ils sont bel et bien une "équipe de coupe". Ils méritent amplement l'accueil qui leur est réservé à leur retour à la maison, notamment lors de leur descente des Champs-Elysées devant 50.000 supporters acquis à leur cause.

 


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Pour l'anecdote, Luis Fernandez sera remercié en fin de saison. Il sera remplacé par une autre figure emblématique du club, Ricardo, lui qui avait offert le titre de la tête face à Toulouse en 1994. Le PSG se rendra pour la deuxième fois consécutive en finale de Coupe d'Europe, mais sera cette fois battu par le grand Barça, grâce à un but de la nouvelle pépite du football mondial, un certain...Ronaldo.