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Souvent élu homme du match, et considéré parfois comme le sauveur, Salvatore Sirigu, a accepté de se confier à l’Équipe en n'éludant aucune question.


 

Le portier italien revient tout d'abord sur le manque dé précision, de pastience et de concentration dont peuvent faire preuve les parisiens « On pourrait compter quelques points en plus, mais ils nous ont échappé parce qu’on n’a pas toujours été assez concentrés. On a manqué de précision dans le dernier geste. Mais les très bonnes équipes se construisent sur la durée. La nôtre a été créée cette année et c’est toujours difficile de trouver une cohésion parfaite. Sur certains matches, on a vu qu’on pouvait parfois très bien jouer. Et parfois, on se relâche. Il y a des moments où on doit comprendre qu’il ne faut pas toujours attaquer mais être bien placés, concentrés, mieux gérer la possession du ballon et repartir tranquillement ».


 

Le dernier rempart parisien évoque dans la foulée l’arrivée de Carlo Ancelotti et la médiatisation autour du club de la capitale « on cherche à mieux utiliser notre milieu de terrain dans la construction de nos actions. On cherche plus les joueurs entre les lignes. Je me souviens que, quand le coach est arrivé, tout le monde était enthousiaste. En fait, on attend trop de choses du PSG. Mais Paris est l’équipe la plus médiatique du pays. Nos adversaires sont transcendés ».


 

Salvatore Sirigu rappelle que l'objectif premier était une qualification directe pour la Ligue des Champions. Les événements aidants, il évoque la perspective d'être champion : « quand je suis arrivé ici, personne ne m’a dit : “Notre objectif, c’est de gagner le Championnat tout de suite.” Leonardo m’avait dit que ce serait déjà très bien de se qualifier directement pour la Ligue des champions. Aujourd’hui, on est à égalité avec Montpellier et on tient l’occasion d’être champion. On doit se mettre dans la tête qu’on a la possibilité de le devenir ».


 

Ancien coéquipier de Pastore à Palerme, il revient sur les difficultés rencontrées par son ami cette saison, sous sa nouvelle tunique : « Il a eu une période un peu difficile avant Noël, surtout physique. Après, c’est reparti, mais il s’est blessé au moment où il revenait bien. Depuis son retour, je pense qu’il a fait des trucs bien, a marqué des buts importants. Je trouve que, parfois, les critiques sont exagérées. C’est sans doute parce que le PSG l’a acheté très cher. Mais cela ne l’atteint pas. On pourrait même lui dire que c’est le plus con de tous les cons, il s’en foutrait. Ça fait partie de son caractère ».


 

Profiant de la blessure de Nicolas Douchez, Sirigu est devenu le gardien titulaire du PSG. Néanmoins, il ne tarit pas d'éloges sur son second : « Je sais que ça a été difficile pour lui, mais il n’y a pas de problème entre nous. C’est quelqu’un de bien. Et on sait tous que s’il devait jouer aujourd’hui, il serait performant. Il a de l’expérience et de grosses qualités. Ce que j’ai bien aimé, chaque fois qu’il a joué, c’est sa capacité à être dans son match en cinq minutes ».


 

Enfin, le portier italien évoque son arrivée dans la capitale et précise s'y sentir bien : « Je suis vraiment content d’être ici. Je n’étais pas obligé de quitter Palerme, mais j’étais dans une situation difficile. Je me suis dit qu’il fallait que je change. Mais quand on le fait, il vaut mieux changer radicalement : de pays, de langue, de coutumes, de Championnat. Sinon, ça ne sert à rien. En même temps, ce n’était pas partir en Alaska ! »


 

Un long entretien sans langue de bois, à l'image de ce qu'il est des lors qu'il entre dans l'arène. Nombreux sont les supporters qui font de lui la meilleure recrue parisienne jusque là. Et vous, qu'en pensez-vous ?