VIENDRA, viendra pas ? L™arrivée de Mateja Kezman au PSG tarde à se réaliser. Pourtant, le club parisien est d™accord avec son homologue turc depuis jeudi dernier sur un prêt d™un an avec une option d™achat de 3,5 millions d™euros environ qui se lèvera quasi automatiquement en fin de saison prochaine. Paris s™est aussi accordé avec l™attaquant serbe de 29 ans pour un contrat de deux ans après cette année de prêt et une rémunération d™environ 1,5 million d™euros net annuel.

Un litige financier entre Fenerbahçe et Kezman bloque aujourd™hui la finalisation du dossier. En effet, lorsqu™il a quitté l™Atletico Madrid pour l™équipe turque en 2006, l™ancien Madrilène a négocié un contrat de quatre ans qui lui assure 2,5 millions d™euros net annuels et surtout qui prévoyait une prime à la signature de 2 millions d™euros. Alors qu™elle aurait pu lui être lissée sur la totalité de son contrat (500 000 ¬ par an), elle lui a été versée dès son arrivée. Aujourd™hui, alors que Kezman n™a joué que deux ans à Fenerbahçe, les dirigeants stambouliotes lui réclament la moitié de cette prime, soit 1 million d™euros. En un mot, l™ex-buteur de Chelsea doit rembourser pour venir à Paris. Cette situation semble ubuesque, car imaginer un joueur rembourser une prime déjà touchée serait du jamais-vu.

Le joueur prêt à faire un effort

L™agent du joueur, Alexandar Gruber, évoque un autre problème pour ne pas reconnaître que le blocage est de son fait. Il dit que l™offre parisienne n™est pas suffisante pour Fenerbahçe. Or, les Parisiens ont reçu jeudi un fax des Turcs acceptant leur proposition. La tactique du conseiller de Kezman est simple: faire durer la négociation afin que le PSG cède et paie à la place de l™attaquant la somme qui bloque l™affaire. Le PSG a réfléchi à cette opportunité pour accélérer le règlement, mais Fenerbahçe veut que Kezman rembourse. Ces dernières heures, l™international aurait accepté de faire un effort. Il devait voir son président hier afin de boucler le dossier. Les dernières discussions pourraient avoir lieu aujourd™hui, mais la délégation du club s™envole pour Belgrade, où Fenerbahçe dispute demain le tour préliminaire de la Ligue des champions contre le Partizan, premier club pro de Kezman. Malgré les déclarations pessimistes du Serbe (lire ci-dessus), le PSG reste confiant. Hier, le club a envoyé un émissaire en Turquie pour faire aboutir ce recrutement. Les responsables espèrent récupérer le joueur en milieu de semaine.