Rolland Courbis, Valère Germain et Lucas Deaux sont revenus aux micros de Lequipe sur la rencontre de ce soir.
Malgré les quelques errements du PSG sur les derniers matches, aucun des interviewés ne voient le Bayer l'emporter. Selon Germain «Paris est une grande équipe avec beaucoup de joueurs d’expérience. Je ne pense pas que Leverkusen puisse les arrêter. Surtout qu’ils ne sont pas dans une très bonne période.» « Et puis, Paris aura l’avantage de recevoir au retour», rappelle Rolland Courbis. Lucas Deaux se montre quant à lui plus méfiant. «Ça va être compliqué, annonce le milieu nantais. Leverkusen reste quand même une grosse équipe qui pratique un football total. Ce n’est pas le même niveau qu’en L1 où Paris a l’habitude de se balader». «Chacun a sa vision des choses, mais pour moi, c’est une énorme connerie(de penser ça), contredit cependant Courbis. C’est sûr qu’en Allemagne, outre le Bayern et Dortmund, il n’y a que des grandes équipes. Quand je vois les buts qu’encaissent les équipes de Bundesliga, ça me donne un énorme fou rire. S’il y a un problème contre Leverkusen, ça sera la faute de Valenciennes (que le PSG a étrillé 3-0 vendredi, NDLR), c’est ça ?»
Mais il faut admettre que lorsque le PSG a été en difficulté, il s'est souvent battu contre lui-même. «S’ils jouent faciles comme ils peuvent le faire certaines fois, ils peuvent se mettre en danger eux-mêmes, confirme l'attaquant monégasque qui avait obtenu le point du nul avec l’ASM (1-1) le 9 février dernier. Deux-trois fois, on est allé au pressing et on a récupéré le ballon assez haut. Je pense à Verratti qui tente des gris-gris dans sa surface. En C1, ça peut faire but direct». Au milieu nantais d'ajouter : «Ça sera le rôle des grands joueurs comme Thiago Silva et Ibra de tenir tout ça pour faire en sorte qu’ils soient le moins nonchalants possible». Mais sans Cavani, le PSG apparaît bien plus dépendant d’Ibra. «Contre nous, sauf coup de pied arrêté, on a senti qu’il n’y avait que lui qui pouvait marquer», selon Germain. «Quand il est moins en forme, Paris a plus de mal à mettre des pions», ajoute Lucas Deaux. Courbis conclut par : «Pour moi, malgré tout, ils font partie des quatre-cinq équipes capables de gagner l’épreuve avec le Bayern, le Real, Barcelone et Manchester City. S’il n’y a pas de surprise, ils passeront...»