Ce mercredi soir, le club de la capitale se déplaçait à Valenciennes dans le cadre de la 7e journée de Ligue 1.
Comme à chaque déplacement, les Ultras du PSG sont au rendez-vous pour soutenir leur équipe. Ces Ultras étaient déjà présents lors des rencontres en championnat mais également en Ligue des Champions la saison dernière où des journalistes ont rapporté des incidents qui auraient émaillé entre les Ultras parisiens et des locaux. Des informations très vites démenties et ainsi la véracité des propos des journalistes a été mise à mal.
Cette réputation dressée aux Ultras parisiens ne date pas d’hier. Depuis la mise en place du plan Leproux en mai 2010, le club parisien, les pouvoirs publics mais aussi les médias n’ont cessé de stigmatiser une franche de supporters, qui n’avaient alors commis comme seul « crime » que de supporter leur club.
Depuis 2010, tout évènement autour du PSG est repris à charge contre les Ultras parisiens. Chaque évènement vient un peu plus alimenter une réputation sulfureuse dans l’opinion publique. Les incidents du Trocadéro en sont l’illustration parfaite : les médias et politiques ont accusé (à tort) les Ultras parisiens d’être responsable de ces violences, la justice les ayant innocentés par la suite …
Cette stigmatisation n’est pourtant pas encore achevée. Hier encore, lors du déplacement du PSG à Valenciennes, les Ultras parisiens ont de nouveau fait l’objet de répression. Récit de cette journée, qui ressemble à tous les autres déplacements des Ultras depuis le Plan Leproux.
Un Ultra parisien raconte ce début de journée : « […] nous arrivons à Valenciennes et nous nous garons comme tous les ans sur le Parking d’Auchan. Nous sommes de suite repérés par la Police qui procède un à contrôle des billets. Tout le monde en a un en sa possession, aucun IDS (interdit de stade) dans nos rangs donc nous pouvons repartir tranquillement en promettant de ne pas provoquer d’incidents en ville et de ne pas casser de sièges ce soir au stade. »
Par la suite, les Ultras présents à Valenciennes décident de se rendre dans un des fast food de la ville pour y manger. Les RG et la BAC sont alors venus les voir pour leur transmettre les consignes à respecter pour ne pas troubler les habitants. Ces consignes, selon l’un des Ultras présents sur place, ont été parfaitement respectées.
Aux alentours de 17h « les RG reviennent de la réunion avec les responsables sécurité de Valenciennes en nous signifiant qu’on allait bien entrer dans le stade mais de ne surtout pas « faire les cons ». Pour le moment, tout semble se dérouler correctement donc. Et pourtant, cela se révéla rapidement n’être qu’illusion.
En effet, une fois escortés jusqu’aux stades, les Ultras, munis de leur billet, se voient refuser l’accès au stade alors que peu avant cela, l’inverse leur avait été dit. La raison évoquée par les forces de l’ordre a été leur soi-disant virulence lors de leur repas au fast food.
La question qui se pose alors est : pourquoi ne pas leur avoir dit plus tôt, dès 17h, une fois la réunion finie ? Question qui reste pour l’instant sans réponse.
La seconde question en droit de se poser est : la virulence évoquée est-elle vraie ? Les Ultras nient.
Durant cette échange, il a été demandé un document officiel signifiant leur interdiction de se rendre au stade, mais là encore, refus complet des services compétents.
En plus de subir une répression depuis des années, les Ultras du PSG sont totalement méprisés par les pouvoirs publics, leur propre dirigeant ainsi que les dirigeants des clubs qui reçoivent le PSG.
Ce mépris est inconcevable dans un pays où l’être humain a des droits et des libertés.