A chaque manifestation ou rassemblement, il y a derrière une récupération politique.
Et cette récupération est d’autant plus forte quand il s’agit de football et surtout du PSG. Les évènements qui ont gâché la fête hier soir ont fait réagir toute la classe politique, à commencer par le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, responsable des forces de l’ordre.
En effet, le ministre est pointé du doigt sur le peu de présence policière hier pour encadrer le rassemblement. Moins de 500 policiers étaient mobilisés au Trocadéro pour faire face à une foule de plus de 20 000 personnes. Mais le ministre défend les forces de l’ordre et met en cause les « fauteurs de troubles » qui sont selon lui des Ultras du PSG.
Le préfet de police de la capitale, Bernard Boucault, est lui aussi mis en cause par l’opposition de droite, à commencer par le président de l’UMP, Jean-François Copé qui explique que le préfet a « failli à sa mission ». Copé appelle ainsi à la démission du préfet, symbole de « l’amateurisme » face aux débordements.
Mais Manuel Valls a clairement expliqué qu’il était hors de question de démettre le préfet de ses fonctions et a réaffirmé son soutien aux forces de l’ordre. Selon le ministre, le club de la capitale est « encore malade de ses supporters. »
La récupération politique, à gauche comme à droite, ne permettra pas de redorer l’image du club de la capitale.