Un onze remanié, mais toujours aussi ambitieux
Pour ce déplacement en Espagne, Luis Enrique devait composer avec plusieurs absences importantes, notamment celles d'Ousmane Dembélé, Khvicha Kvaratskhelia, Marquinhos et Nuno Mendes. Pas de quoi bouleverser les ambitions parisiennes.
Devant Matvey Safonov, le technicien espagnol alignait une défense composée d'Achraf Hakimi, Illia Zabarnyi, Willian Pacho et Lucas Hernandez.
Au milieu, João Neves accompagnait Vitinha et Fabian Ruiz, tandis que Maghnes Akliouche, Senny Mayulu et Désiré Doué formaient le trio offensif.

Une équipe rajeunie par endroits, mais bien décidée à prolonger sa série de victoires.
Seize minutes de folie pour assommer Villarreal
Il n'aura fallu que quelques minutes aux Parisiens pour faire comprendre leurs intentions. Dès la 9e minute, João Neves profitait d'un corner dévié par Willian Pacho pour ouvrir le score à bout portant (0-1).

À peine le temps pour les Espagnols de se remettre de cette première désillusion que Désiré Doué doublait la mise. Servi par Maghnes Akliouche après une récupération haute, l'international français expédiait une frappe splendide dans la lucarne (12e, 0-2).

Le cauchemar se poursuivait pour le Sous-marin jaune. Une minute plus tard, Senny Mayulu reprenait un ballon repoussé dans la surface pour inscrire le troisième but parisien (13e, 0-3).
Et Paris n'avait pas terminé son festival. À la 17e minute, Fabian Ruiz, parfaitement trouvé par Akliouche, ajustait Péter Gulácsi d'une demi-volée précise (0-4).

Quatre buts en seulement 16 minutes et 2 secondes : le PSG venait de signer l'entame la plus prolifique de l'histoire de la Ligue des champions sur un tel laps de temps depuis le coup d'envoi.
Complètement dépassé, Villarreal subissait les vagues parisiennes sans parvenir à trouver la moindre solution. Il fallait même deux interventions décisives de Gulácsi face à Désiré Doué (36e) et Achraf Hakimi (45e+2) pour éviter une addition encore plus lourde avant la pause.
Fabian Ruiz régale, David Boly écrit sa propre histoire
Au retour des vestiaires, les hommes de Luis Enrique ne semblaient pas disposés à lever le pied.
Après une timide tentative espagnole signée Sergi Cardona (48e), Fabian Ruiz reprenait son festival personnel. Trouvé par Vitinha dans la surface, le milieu espagnol éliminait Renato Veiga avant de tromper Gulácsi d'un extérieur du pied plein de maîtrise (50e, 0-5).
Un doublé qui venait récompenser la prestation majuscule de l'ancien Napolitain, omniprésent dans l'entrejeu et particulièrement inspiré dans les trente derniers mètres.
Avec une avance aussi confortable, Luis Enrique pouvait faire tourner son effectif et offrir du temps de jeu à plusieurs jeunes éléments.
Entré en cours de seconde période, David Boly allait profiter de l'occasion pour vivre un moment inoubliable. Sur un service de João Neves, le jeune Parisien trouvait le chemin des filets à la 78e minute (0-6), pour sa toute première apparition en Ligue des champions.
À seulement 17 ans et 285 jours, il devenait ainsi le deuxième plus jeune buteur de l'histoire du PSG dans la compétition, derrière Warren Zaïre-Emery.
Un PSG record qui confirme ses ambitions européennes
Au-delà du score, c'est surtout la manière qui impressionne. Pressing intense, récupération rapide, mouvements collectifs et efficacité devant le but : Paris a récité son football face à une formation espagnole totalement impuissante.
Avec cette victoire (0-6), le club de la capitale signe son plus large succès à l'extérieur en Ligue des champions. Les Rouge et Bleu comptent désormais quatre victoires en quatre rencontres européennes, avec 20 buts inscrits depuis le début de cette phase de ligue.
Une démonstration supplémentaire qui confirme la qualité du travail de Luis Enrique et la profondeur de son effectif, malgré les nombreuses absences.
Désormais leaders de la phase de ligue, les Parisiens peuvent aborder la suite de leur campagne européenne avec confiance. Mais avant de retrouver la Ligue des champions, ils devront se replonger dans le championnat dès samedi, avec la réception de Troyes au Parc des Princes.
Une occasion de poursuivre une série qui atteint désormais dix victoires consécutives, toutes compétitions confondues.