Les Parisiens étrillent les Marseillais 5-0
Il y a des Classiques qui marquent une saison. Et puis il y a ceux qui traversent le temps.
Ce 8 février, dans un Parc des Princes incandescent, le Paris Saint-Germain a transformé son affrontement face à l’Olympique de Marseille en une véritable leçon de football.
Une victoire nette, éclatante, sans appel : 5-0. Plus qu’un succès, une démonstration totale, tant sur le plan collectif que mental, qui confirme la montée en puissance du PSG et laisse Marseille sans réponse. Le Compte-Rendu ci-dessous…
Un contexte électrique, un PSG déterminé à frapper fort
Avant même le coup d’envoi, l’atmosphère était lourde de sens. Le Classique n’est jamais un match comme les autres, mais celui-ci avait une saveur particulière : lutte pour le sommet du championnat, affirmation d’un projet de jeu et besoin d’un match référence.
Dès l’échauffement, les Parisiens affichaient une concentration maximale, conscients de l’enjeu et décidés à ne laisser aucune place au doute.
Une composition parisienne parfaitement maîtrisée
Aligné dans un 4-3-3 équilibré, le PSG a affiché une cohérence tactique remarquable.
Matvei Safonov, peu sollicité, a fait preuve de sérieux et de concentration.
En défense, Marquinhos, capitaine exemplaire, a dirigé l’arrière-garde avec autorité. Willian Pacho a parfaitement complété son capitaine par sa solidité. Sur les côtés, Warren Zaïre-Emery, repositionné latéral droit, a impressionné par sa maturité, tandis que Nuno Mendes a constamment apporté le danger offensif.
Au milieu, le trio Mayulu – Vitinha – João Neves a contrôlé le tempo. Vitinha, véritable chef d’orchestre, a dicté le jeu. João Neves a été omniprésent à la récupération, et Mayulu était titulaire pour cette rencontre..
Devant, Désiré Doué a brillé par sa mobilité, Bradley Barcola par sa profondeur, et Ousmane Dembélé, homme du match, par son efficacité et son inspiration.

Une entame de match intense et un PSG immédiatement dominateur
Dès les premières minutes, Paris impose sa patte. Le pressing est haut, coordonné, agressif mais maîtrisé. Marseille peine à ressortir le ballon, subit la densité parisienne au milieu et recule dangereusement.
Un premier fait de jeu vient marquer le début de rencontre : Vitinha, auteur d’une intervention engagée, échappe au carton. L’OM réclame, Paris reste focalisé sur son plan. Et quelques minutes plus tard, les Rouge et Bleu frappent.
Sur une transition rapide, Désiré Doué fait parler sa percussion, fixe la défense avant de décaler parfaitement Nuno Mendes sur le côté gauche. Le latéral portugais centre fort au second poteau où Ousmane Dembélé, parfaitement placé, conclut d’un plat du pied plein de sang-froid. 1-0, le Parc explose.
Ce but libère totalement le PSG.

Dembélé en état de grâce, Marseille sous pression permanente
Paris enchaîne les séquences offensives. Bradley Barcola multiplie les appels dans la profondeur, Doué dézone, Vitinha accélère le jeu. Marseille recule, s’accroche, mais craque progressivement.
Une frappe de Barcola vient heurter le poteau, annulée pour hors-jeu, mais l’avertissement est sérieux. L’OM ne respire plus. Chaque récupération parisienne se transforme en situation dangereuse.
À la 37e minute, le PSG est récompensé de sa nette domination. Dembélé, encore lui, reçoit le ballon sur le côté, élimine ses vis-à-vis qui ont été totalement ridiculisés et , repique dans l’axe et déclenche une frappe puissante qui ne laisse aucune chance au gardien marseillais. 2-0.

À la pause, Paris mène logiquement, tant l’écart dans le jeu est flagrant.
Une seconde période encore plus autoritaire
Au retour des vestiaires, aucune gestion, aucune retenue. Le PSG repart avec les mêmes intentions : étouffer, accélérer, frapper. Marseille tente timidement de se réorganiser, mais le pressing parisien empêche toute construction.
Les occasions s’enchaînent. Doué puis Barcola trouvent encore les montants, comme un symbole d’un PSG omniprésent, installé dans le camp adverse. L’OM est acculé, acculé jusqu’à la rupture.
Elle intervient sur une récupération haute, signature de cette rencontre. João Neves, impeccable dans l’agressivité, initie l’action. Le centre qui suit provoque la panique dans la surface marseillaise et le défenseur marseillais Facundo Medina trompe son propre gardien. 3-0. Le match est plié.

Un banc décisif et une démonstration de profondeur
Luis Enrique profite alors de son banc. Et la physionomie du match ne change pas, bien au contraire.
À peine entré, Khvicha Kvaratskhelia apporte sa créativité et sa spontanéité.Après une récupération haute une fois encore, Dembélé glisse une offrande subtile à Kvaratskhelia. Le Géorgien ne se fait pas prier et déclenche une reprise de volée imparable pour le quatrième but.

Quelques minutes plus tard, Lee Kang-in, lui aussi entrant, conclut la démonstration par une frappe précise du pied gauche. 5-0. Une manita infligée au rival historique.

Jusqu’au coup de sifflet final, Paris continue d’attaquer, refusant toute complaisance, tandis que Marseille tente simplement de contenir l’addition.
Soir de première pour Dro Fernandez
Entré en jeu en seconde période, l’international U18 espagnol a vécu un moment fort de sa jeune carrière ce dimanche 8 février 2026, au Parc des Princes, en disputant ses premières minutes sous le maillot du Paris Saint-Germain. Une grande première intervenue dans un contexte idéal, lors de la large victoire parisienne face à l’Olympique de Marseille (5-0), comptant pour la 21e journée de Ligue 1.
Arrivé cet hiver en provenance du FC Barcelone, Dro Fernández a ainsi officiellement lancé son aventure parisienne devant son nouveau public. Né le 12 janvier 2008 à Nigrán, en Galice, le jeune milieu offensif, désormais numéro 27 du club de la capitale, possède déjà un solide vécu international chez les jeunes avec l’Espagne : 8 sélections et 2 buts avec les U15, 4 apparitions en U16, 9 sélections et 4 buts avec les U17, ainsi que 3 capes avec les U18.
En foulant la pelouse du Parc des Princes, Dro Fernández est devenu le 523e joueur de l’histoire du Paris Saint-Germain, une étape symbolique qui marque le début d’un nouveau chapitre prometteur sous les couleurs rouge et bleu.
Un Classique qui fait date
Au-delà du score, ce 5-0 restera comme l’un des Classiques les plus marquants de l’histoire récente. Paris n’a laissé aucune chance à son rival, imposant sa supériorité technique, tactique et mentale.
Ce match est un signal fort envoyé à la Ligue 1. Le PSG ne s’est pas contenté de gagner : il a affirmé son identité, sa maturité et ses ambitions.
Ce soir-là, au Parc des Princes, le Classique a changé de dimension. Et le PSG a rappelé, avec autorité, qui était le patron.