Les Parisiens qui s'imposent à la Meinau
Dans une Meinau acquise à la cause strasbourgeoise et chauffée à blanc, le Paris Saint-Germain a décroché une victoire capitale ce dimanche 1er février face au RC Strasbourg Alsace (2-1). Un succès loin d’être tranquille pour les hommes de Luis Enrique, bousculés par une formation alsacienne audacieuse, joueuse et portée par une dynamique nouvelle depuis son récent changement d’entraîneur. Réduit à dix en fin de rencontre, Paris a puisé dans ses ressources mentales pour repartir d’Alsace avec trois points aussi précieux que symboliques.
Une compo retravaillée pour Luis Enrique
Face à une équipe strasbourgeoise imprévisible et ambitieuse, Luis Enrique avait fait le choix d’une composition équilibrée, mêlant jeunesse, maîtrise technique et projection offensive.
Dans les buts, Matvei Safonov était titularisé. Auteur d’un match plein, il s’est montré décisif dans les moments clés, notamment lorsque Strasbourg poussait en supériorité numérique.
En défense, Marquinhos, capitaine, formait la charnière centrale avec Pacho, apportant leadership et solidité dans l’axe. Sur les côtés, Achraf Hakimi et Nuno Mendes assuraient un rôle hybride, à la fois défensif et offensif, avec une activité constante – Mendes étant finalement récompensé par le but de la victoire.
Au milieu, le trio Vitinha – João Neves – Warren Zaïre-Emery incarnait la philosophie de jeu parisienne. Maîtrise technique, intelligence dans le placement et capacité à casser les lignes ont permis au PSG de conserver le contrôle du jeu, malgré les périodes de forte pression adverse.
Enfin, en attaque, Bradley Barcola, Senny Mayulu et Ibrahim Mbaye apportaient mobilité et créativité. Mayulu s’illustrait par son sens du but, tandis que Barcola et Mbaye multipliaient les appels pour étirer la défense strasbourgeoise.

Un début de match engagé et sans complexe côté strasbourgeois
Dès les premières minutes, Strasbourg affichait clairement ses intentions. Loin de subir face au leader parisien, les Alsaciens proposaient un jeu offensif, avec un pressing haut et une volonté affirmée de ressortir proprement le ballon. Paris, surpris par l’intensité locale, mettait quelques minutes à s’installer, cherchant avant tout à calmer le rythme par la possession.
Progressivement, le PSG prenait le contrôle du ballon grâce à la qualité technique de son milieu de terrain. Vitinha et João Neves orientaient le jeu, tandis que Warren Zaïre-Emery multipliait les projections pour déséquilibrer le bloc adverse. Strasbourg restait cependant dangereux en transitions rapides, obligeant la défense parisienne à rester vigilante.
Mayulu récompense la domination parisienne
La montée en puissance parisienne finissait par payer à la 22e minute. À la suite d’une action collective bien construite, Senny Mayulu surgissait dans la surface pour conclure et ouvrir le score. Une réalisation qui venait récompenser une séquence de domination du PSG, plus précis techniquement et mieux organisé dans l’animation offensive.

Mais l’avantage parisien ne durait que quelques minutes. Piqués au vif, les Strasbourgeois répondaient avec caractère. Porté par le public, le Racing égalisait à la 27e minute grâce à Guéla Doué, auteur d’une frappe efficace après un mouvement collectif parfaitement exécuté. La Meinau explosait, et le match repartait sur un rythme effréné.
Une première période intense et équilibrée
La suite du premier acte offrait un véritable bras de fer. Paris tentait d’imposer son tempo, mais Strasbourg ne reculait pas et continuait à se projeter avec audace. Les occasions se multipliaient de part et d’autre, sans que l’une des deux équipes ne parvienne à reprendre l’avantage avant la pause. Les Parisiens rentraient aux vestiaires avec le sentiment d’avoir laissé passer une opportunité, tandis que Strasbourg pouvait nourrir de réelles ambitions.
Un second acte sous tension croissante
Au retour des vestiaires, le PSG affichait davantage de maîtrise, cherchant à étirer le bloc strasbourgeois par le jeu sur les côtés. Bradley Barcola et Ibrahim Mbaye tentaient d’apporter de la percussion, mais se heurtaient à une défense alsacienne bien organisée et agressive dans les duels.
Strasbourg, de son côté, continuait à exploiter les moindres espaces, poussant Paris à rester sur ses gardes. La rencontre basculait alors dans une phase plus tendue, marquée par l’engagement physique et les duels appuyés.
Le tournant du match : l’expulsion d’Hakimi
À la 75e minute, un fait de jeu majeur venait bouleverser l’équilibre de la rencontre. Après intervention de la VAR, Achraf Hakimi était expulsé, laissant le Paris Saint-Germain à dix pour le dernier quart d’heure. Strasbourg voyait alors une occasion en or de faire la différence et accentuait la pression.
Les Alsaciens poussaient, multipliaient les centres et les frappes, mais se heurtaient à un Matvei Safonov impérial. Le gardien parisien réalisait plusieurs interventions décisives, maintenant son équipe à flot dans un moment critique.
Nuno Mendes, le héros inattendu
Alors que Strasbourg semblait prendre l’ascendant, Paris frappait au moment où on l’attendait le moins. À la 81e minute, sur un centre parfaitement dosé de Warren Zaïre-Emery, Nuno Mendes surgissait pour placer une tête imparable et redonner l’avantage au PSG. Un but synonyme de délivrance pour les Parisiens, et de coup de froid pour la Meinau.

Les dernières minutes donnaient lieu à un véritable siège strasbourgeois, mais Paris faisait preuve d’une solidarité exemplaire pour préserver son avance jusqu’au coup de sifflet final.
Une victoire révélatrice du caractère parisien
Dans un contexte difficile, face à une équipe séduisante et dans un stade hostile, le Paris Saint-Germain a démontré sa capacité à souffrir, à rester uni et à frapper au moment décisif. Cette victoire, acquise dans la douleur, illustre la maturité mentale du groupe et pourrait compter lourd dans la course au titre.