Paulo César en conférence de presse après PSG - PFC / Crédit : Thomas ASSIOUI
Au Campus PSG, sans grand bruit, Paulo César aura donné de la voix tout au long de cette demi-finale de Coupe de France qui a vu le Paris Saint-Germain s’imposer face au Paris FC (2-1). Une deuxième finale en deux ans pour le technicien brésilien, qui aura l’occasion de remporter la cinquième Coupe de France de l’histoire du club le 10 mai prochain, face à l’OL Lyonnes ou Strasbourg. Casquette bleu pétant vissée sur la tête, l’ancien joueur parisien s’est présenté en zone mixte dans son sérieux habituel, dans un français parfait.
Quel était le point central de ce match : le côté physique ou le côté mental pour tenir cette infériorité numérique jusqu’à la fin ?
« Je pense que c’était les deux. Physiquement, les filles ont bien bossé, elles étaient très compactes. L’aspect mental était très important à la fin du match. C’est le travail qu’on a fait avec la préparation mentale, avec ce travail de cohésion d’équipe. Je l’ai dit au début de saison, je voulais une équipe avec un état d’esprit irréprochable. Aujourd’hui, c’est ce qu’elles ont eu. Je félicite toutes ces joueuses-là, qui ont fait un match exceptionnel, même s’il y avait des enjeux, des contestations d’un côté comme de l’autre. Mais voilà, à la fin, on est qualifiés pour la finale. On ne sait pas quel adversaire on va prendre, mais moi je suis très content de ces joueuses-là. »
Depuis le début de saison, vous dites que vous êtes en reconstruction, est-ce que ce genre de match peut être fondateur pour votre projet ?
« Oui, déjà à Montpellier, on a vu une super réaction à la fin du match. Mais là, par rapport à la qualité des joueuses et à cette envie d’aller gagner le match, elles ont fait la différence. Là aujourd’hui, avec deux de moins, c’est le mental qui travaille. »
Y a-t-il eu une certaine fébrilité de vos joueuses devant la cage à 11 contre 11 ?
« Moi, je trouvais qu’à 11 contre 11, on n’a pas fait un match assez correct. On était un peu moyens. Au niveau de l’état d’esprit, le début de match n’est pas bon. Après, on a eu des joueuses qui n’étaient pas au top niveau physique. Moi, je suis d’accord qu’on avait la possibilité de marquer plus de buts, mais on avait aussi la possibilité d’en prendre, donc il faut faire attention. L’équipe adverse a bien joué au départ, nous a bien étudiés, nous a bien fermé les espaces, surtout à l’intérieur du jeu. On a rectifié en deuxième mi-temps et après, il y a eu des enjeux comme l’expulsion qui font qu’on doit travailler sur le mental. La tactique entre très peu en jeu, mais cette envie des joueuses de bien faire, ensemble… et là, on a vu qu’elles sont fortes. »
Vous avez une préférence pour la finale ou tu préfères une revanche face à l’OL Lyonnes ?
« Moi, je n’ai pas de revanche contre Lyon. C’est une équipe qui est faite pour tout gagner. Le projet de Lyon est très bien comme il fonctionne là-bas, notre projet, c’est un autre projet. On utilise beaucoup de jeunes joueuses du centre de formation. On a un projet qui est en reconstruction, mais à partir de l’année prochaine, il faut confirmer cette reconstruction. Moi, je n’ai pas de rivalité contre Lyon. C’est une meilleure équipe. Aujourd’hui, au niveau de l’effectif, c’est une très bonne équipe. Il faut la respecter telle qu’elle est, mais à partir du moment où nous avons le jeu, le football propose l’opportunité de créer une nouvelle histoire. Et là, ça va être une nouvelle histoire. Est-ce que ça va être pour eux, est-ce que ça va être pour nous, on verra pendant la finale. »
(Thomas ASSIOUI au Campus PSG)