Luis Enrique et Fabian Ruiz en disucssion pendant PSG-OM
Le Paris Saint-Germain a frappé un grand coup jeudi soir en s’adjugeant le Trophée des Champions face à l’Olympique de Marseille au terme d’un Classique irrespirable (2-2, 4-1 aux tirs au but). Au coup de sifflet final, les joueurs parisiens affichaient un mélange de soulagement, de fierté et d’ambition, à l’image d’un succès acquis dans la douleur mais révélateur de la force mentale du groupe.
Héros de la séance de tirs au but, Lucas Chevalier a livré une performance décisive. Le gardien parisien, auteur de plusieurs arrêts déterminants, a confié avoir abordé ce moment avec une confiance totale :
« Je suis toujours modéré parce que cela n’a pas été facile pendant six mois. Même le match n’a pas été facile. Il faut se rendre compte aussi que quand on prend le 2-1 à la 85e, on se demande s’il y a un truc qui ne va pas. Au final, l’équipe n’a pas abandonné et je savais que si on allait aux tirs au but, j’allais sortir.
J’étais trop déterminé aujourd’hui pour aider l’équipe et pour faire gagner ce Trophée. Je suis content, toujours modéré, mais très content pour moi et pour le PSG. »
Au milieu de terrain, Warren Zaïre-Emery a insisté sur la capacité du PSG à répondre présent dans les moments clés, malgré un scénario défavorable à plusieurs reprises :
« Ce genre de match montre la force qu’a cette équipe. On n’a jamais lâché, même quand c’était compliqué. »
Même tonalité du côté de Marquinhos, capitaine d’un soir, qui a salué l’état d’esprit collectif et l’appétit intact du groupe parisien :
« C’était dur. Il faut aussi valoriser notre adversaire. Ils y ont cru jusqu’à la fin. C’est dommage pour eux, ils n’ont pas réussi. On savait que cela allait être un match difficile, c’est une équipe qui grandit de plus en plus. Ils ont fait face à nous. Pour nous, c’est bien d’avoir des équipes qui font face à nous. Ça nous fait grandir, ça nous met en difficulté.
C’est le moment de la saison où il faut vraiment être performant. Ce sont les moments décisifs, un trophée, des éliminatoires qui vont arriver que ce soit en Coupe de France, en Ligue des champions. Il y a aussi la Ligue des champions. On a des points à aller chercher. C’est un moment très important.
On les retrouve dans un mois ? C’est ça. On va bien se préparer jusque-là pour faire un meilleur match qu’aujourd’hui et gagner plus tranquillement. Des choses à améliorer ? Toujours. On a un coach qui est très exigeant avec nous.
Il va nous dire les choses que l’on doit améliorer. Même moi, à 31 ans, j’ai toujours des choses à améliorer. Il ne faut jamais se relâcher. Il faut toujours chercher à s’améliorer. Notre équipe a toujours faim d’aller chercher plus. »
Sur le plan défensif, Nuno Mendes a souligné la dimension symbolique de ce succès face au rival marseillais :
« C’est le Paris Saint-Germain. On ne s’arrête jamais, on veut gagner chaque match, et c’est ce qu’il s’est passé aujourd’hui. Je pense que c’était un bon match de l’équipe, on a tout donné jusqu’à la fin et c’est bien. L’émotion est forte. Encore un trophée pour le Paris Saint-Germain, on montre que nous sommes les meilleurs en France, et aujourd’hui on a mérité de gagner donc on est très contents. »
Enfin, Fabian Ruiz est revenu sur la séance de tirs au but, abordée avec calme et spontanéité par les Parisiens :
« Nous connaissons la grande qualité de Lucas, il l’a déjà démontré. Et nous lui faisons confiance. Et c’est pareil pour Mocha (Matvey Safonov, NDLR) etRenato et tous les gardiens que nous avons.
Lucas le mérite, c’est un mec incroyable qui travaille énormément. Je suis content de son match qui nous offre ce trophée. Et maintenant, nous allons pouvoir le fête.
La séance de tirs au but ? Oui, c’est vrai que nous ne travaillons pas les penalties même si parfois certains joueurs restent avec les gardiens. Ce n’est pas quelque chose que nous travaillons énormément, mais nous avons des grands gardiens qui nous permettent de gagner cette séance avec les tireurs qui ont marqué aussi.
J’espère que nous pourrons encore gagner. Et si cela doit passer par les tirs au but, ça me va aussi. Nous confierons ça dans les mains de nos gardiens qui nous ont déjà offert des trophées. »
Au terme d’un Classique intense et indécis, le PSG repart avec le premier trophée de l’année et un message clair envoyé à ses concurrents. Au-delà du résultat, les déclarations des joueurs confirment une équipe soudée, confiante et déterminée à poursuivre sa quête de titres.