Fabian Ruiz et les Parisiens n'auront jamais su enflammer la rencontre
Peu voire pas inspiré, le Paris Saint-Germain a connu sa seconde défaite de la saison en Ligue 1 sur la pelouse de l’AS Monaco (1-0, 14e journée). Un match marqué par un arbitrage plus que limite…
Vaincu au Vélodrome fin septembre dernier, le Paris SG a de nouveau chuté en Championnat, au stade Louis II cette fois. Un échec qui met sa première place à portée de l’Olympique de Marseille et du RC Lens, deux équipes qui joueront plus tard ce week-end.
No turnover (ou presque)
Après la spectaculaire victoire contre Tottenham dans la semaine, on pouvait s’attendre à de la rotation ce samedi en Principauté. Il n’en fut rien. En-dehors des blessés habituels et du forfait de Nuno Mendes (supplée par Lucas Hernandez), Luis Enrique avait choisi de reconduire la majeure partie de son équipe-type. Le seul véritable changement étant la mise au ban de Bradley Barcola, avec en amont les titularisations de Lee Kang-In et Senny Mayulu devant.
Tout de suite, on comprit que la fin d’après-midi serait difficile. Pris à la gorge par une intense équipe de Monaco, le PSG eut du mal à véritablement entrer dans son match. Une domination locale matérialisée par la volée de Minamino superbement bloquée par Chevalier (27e), puis le poteau touché par Salisu de la tête (33e) et un but refusé pour ce même Salisu, en raison d’un hors-jeu passif de Teze, son compère de défense centrale (40e).
Entre temps, Lee et Khvicha Kvaratskhelia avaient eu deux rares opportunités. Mais sur son mauvais pied, le Coréen expédia le ballon dans les nuages (32e) ; tandis que la frappe enroulée et sans élan du Géorgien fut repoussée par Hradecky (35e).

L’arbitrage au centre de toutes les attentions
Mais le principal fait de jeu de cette première mi-temps (et du match tout court) fut la non-exclusion de Lamine Camara. Un an après le pied de Singo dans le visage de Gianluigi Donnarumma, c’est cette fois Camara qui a découpé la cheville de Lucas Chevalier (13e). Deux attentats sur deux gardiens parisiens à Louis II, deux fois le même verdict : aucun carton rouge. Pire encore, la VAR n’a même pas appelé Clément Turpin pour être consultée…
Évidemment, cela ne doit pas excuser le manque de peps dont ont fait état les partenaires d’un Fabian Ruiz très maladroit. L’inéluctable arriva finalement peu après l’heure de jeu, quand Minamino réceptionna un centre de Golovin avant de tromper un Chevalier toujours sur le terrain mais immobile sur sa ligne (68e, 1-0). Une réalisation entachée d’un potentiel second hors-jeu passif, cette fois de Balogun. Mais l’arbitre estima que l’attaquant monégasque n’a pas gêné Chevalier dans sa vision de l’action.
Ni les entrées d’Ousmane Dembélé (64e), Quentin Ndjantou (64e), Ibrahim Mbaye (75e) et Gonçalo Ramos (82e) ; ni l’exclusion -il faut l’avouer sévère- de Thilo Kehrer (80e), n’y ont changé quoi que ce soit, les Franciliens se sont montrés incapables d’enflammer la fin de partie, précipitant la victoire des coéquipiers d’un Paul Pogba qui a eu le droit à ses premières minutes à domicile.
Un jour sans pour le PSG, qui va pouvoir bénéficier d’une vraie semaine sans match avant de tenter de réenclencher la machine samedi prochain. Ce sera au Parc des Princes face à une équipe de Rennes qui reste sur quatre victoires de rang.