En clôture de la troisième journée, Bordeaux a réussi le hold-up parfait contre le PSG qui a cruellement manqué de réalisme.
Dans un Parc des Princes plutôt bien garni (environ 30.000 spectateurs), Bordeaux a longtemps fait le dos rond avant de crucifier le PSG. Ultra-dominateurs en première période, les Parisiens ont été beaucoup trop maladroits. Guillaume Hoarau (11e), Stéphane Sessègnon (24e) et Mevlut Erding (35e et 45e+1) ont tour à tour buté sur un très bon Cédric Carrasso, de retour de suspension. Symbole du manque de réalisme des Franciliens, Erding s'est encore incliné face au portier bordelais (54e) alors que Hoarau demandait le ballon. L'attaquant turc est sorti dix minutes plus tard, tête basse. A force de vendanger, Paris s'est dangereusement exposé. Sur un corner de Jaroslav Plasil, Alou Diarra a profité de l'apathie de la défense parisienne et de l'hésitation de Grégory Coupet pour ouvrir le score (0-1, 68e). Première occasion pour les Girondins, premier but.
Mais les hommes d'Antoine Kombouaré n'ont pas douté et ont égalisé par l'intermédiaire de Hoarau, bien servi par Ludovic Giuly, en légère position de hors-jeu (1-1, 76e). Le match s'est alors emballé. Modeste, Hoarau et Nenê auraient tour à tour pu donner l'avantage à leur équipe. Sans une intervention de grande classe de Diarra, Luyindula aurait certainement offert la victoire au club de la capitale (88e). Ce sont finalement les Girondins qui ont eu le dernier mot. Sur un corner de Gourcuff, Michaël Ciani, auteur d'un match énorme, a trompé Coupet d'une belle tête au ras du poteau (1-2, 94e). Paris a bien joué, mais Paris est retombé dans ses travers : inefficacité offensive et fébrilité défensive, notamment sur coups de pieds arrêtés. De son côté, Bordeaux lance son championnat mais devra à l'avenir montrer un meilleur visage s'il veut retrouver les sommets. La reconstruction est en marche.
Article original sur Aftersport.fr