
La joie des Parisiens lors du festival à Toulouse
À l’issue d’un véritable feu d’artifice de buts, le Paris Saint-Germain a battu Toulouse sur la marque de 3-6 (3e journée de L1). Beaucoup de choses se sont passées ce samedi au Stadium. Notamment le triplé d’un fantastique Joao Neves.
Paris a-t-il définitivement lâché les chevaux ? Après deux succès initiaux sans forcer contre Nantes et Angers, le Superchampion d’Europe a passé la seconde, et c’est le moins que l’on puisse dire. Mais on y reviendra au fil de cette analyse.
Comme lors de la J1 en Loire-Atlantique, Luis Enrique avait opté pour une charnière Zabarnyi-Beraldo. Alors que Willian Pacho semblait être en pole position pour démarrer aux côtés du transfuge de Bournemouth, Lucho a semblé privilégier la complémentarité, l’Équatorien et l’Ukrainien ayant un profil quelque peu similaire, quand le Brésilien (tout comme Marquinhos) a une excellente relance. Pour le reste du XI, aucune surprise. On notera seulement la préférence Bradley Barcola, joueur offensif parisien le plus en jambes au mois d’août, au détriment d’un Khvicha Kvaratskhelia en mode diesel.
Le Mike Tyson de la Ligue 1
Que ce soit devant sa télé ou dans l’enceinte de la Ville Rose, il valait mieux ne pas arriver en retard. En effet, comme Mike Tyson dans ses plus belles heures, le PSG prit son adversaire à la gorge dès les premiers instants de la rencontre. Et le premier coup d’éclat de la soirée résonna. À la réception d’une reprise ratée d’Ousmane Dembélé (qui comptera comme une passe décisive), Joao Neves contrôla le ballon et l’expédia dans la lucarne d’un fantastique retourné (7e, 0-1). 120 secondes plus tard, Barcola exploitait à merveille la passe en profondeur de Fabian Ruiz pour aller tromper Restes (9e, 0-2). L’eau était déjà trop profonde pour les Pitchouns.
Touché par la grâce en ce 30 août 2025, Neves reproduisit son exploit peu avant le quart d’heure de jeu, cette fois suite à un centre en retrait contré d’Achraf Hakimi (14e, 0-3). Souvent loué pour son timing dans le jeu aérien, compensant son « petit » 1,74m, l’astre portugais a montré qu’il savait aussi se muer en spectaculaire chasseur de buts. Si Beraldo a été un peu en retrait (notamment sur la réduction du score toulousaine de fin de match), il faut souligner le nombre de 1-contre-1 remportés par les défenseurs parisiens en 1ère mi-temps. Malheureusement, ceux-ci n’ont rien pu faire sur le but de Cresswell, qui n’eut plus qu’à pousser le cuir dans les files vides après un premier arrêt de Lucas Chevalier (37e, 1-4).
Entre temps, Ousmane Dembélé avait enfin vaincu le signe indien de ces dernières semaines en transformant le penalty obtenu par Désiré Doué (31e, 0-4). La fin des 45 premières minutes fut surtout marquée par l’exploit de Chevalier, qui sortit d’abord le penalty de Magri (45e+6), avant de remettre ça sur la tentative à retirer de Casseres (45e+8). Un fou furieux !
Déroulement & Ronronnement
Le second acte fut le théâtre de la mise en évidence d’une velléité claire de Luis Enrique en ce début d’exercice 2025-2026, à savoir l’augmentation de permutations entre les attaquants. Ainsi, on retrouva une nouvelle fois Dembélé à droite, quand Barcola occupa l’axe et Doué le côté gauche. Le favori au prochain Ballon d’Or qui marqua un nouveau penalty, cette fois pour une faute bien plus flagrante que la première, avec cet excès d’engagement de Sidibé sur l’ancien lyonnais (51e, 1-5).
Sans être étincelant, Dembouz a donc quand même été l’auteur d’un doublé et d’une passe dé’. Sorti par précaution suite à une douleur semble-t-il derrière la cuisse (70e, remplacé par Gonçalo Ramos), l’international français a été chaleureusement ovationné par le Stadium. Une superbe image !
Une dernière couche d’or fut déposée sur l’œuvre du soir à la 78e minute, quand Joao Neves réalisa le triplé en expédiant un missile des 20m, une nouvelle fois dans la lucarne de l’infortuné Guillaume Restes (1-6). Pour rappel, le TéFéCé n’avait pas encore encaissé la moindre réalisation lors de ses deux premières sorties hexagonales… Idem pour Paris, sauf que…
Car oui, ce fichu problème de relâchement de fin de match a repointé le bout de son nez. Et il n’en a pas fallu davantage pour que les Violets, vaillants jusqu’au bout du bout, reviennent à 3-6, adoucissant quelque peu l’addition finale. Après Gboho (89e -avec un Beraldo enrhumé par Donnum-) et Vossah (90e+1), Casseres aurait même pu inscrire un 4e but s’il n’avait pas envoyé son ciseau (encore un !) au-dessus de la transversale Rouge et Bleue.
Après le festival, place à la trêve internationale. Prochain rendez-vous pour les Franciliens le week-end du 13-14 septembre, au Parc des Princes face au RC Lens.