Kvaratskhelia célèbre le but du 2-1 face à Monaco
Tenu en échec par une équipe métamorphosée de l’AS Monaco (2-2), le Paris Saint-Germain s’est qualifié pour les 8èmes de finale de la Ligue des Champions (5-4 score cumulé). Mais le couperet n’est pas passé loin.
Paris l’a échappé belle. Vainqueur à Louis II il y a 8 jours après une entame de match catastrophique (voir article), les Parisiens ont une nouvelle fois été bousculés par de très vaillants monégasques, jusqu’à se faire peur à la toute dernière seconde du temps additionnel.
Le PSG sous anesthésie
Pas de surprise dans la composition de départ parisienne, puisque le forfait annoncé d’Ousmane Dembélé était bien entendu pallié par la titularisation -lui aussi en tant que faux neuf- de Désiré Doué. Côté ASM, l’énigme d’avant-rencontre reposait sur le système qu’allait utiliser Sébastien Pocognoli. En effet, ces dernières semaines ont vu les joueurs de la Principauté alterner entre un schéma à 4 défenseurs (comme à l’Aller) et un autre à 3 axiaux, qui leur a par ailleurs permis de reprendre confiance au milieu de l’hiver. Et c’est justement ce dispositif pour lequel a opté le technicien belge.
Et grand bien lui en a pris ! En effet, pendant 30 minutes, les Rouge et Bleu n’ont pas vu le jour, toute velléité étant annihilée par les excellents déplacements monégasques, mais aussi par l’intensité mise dans les duels en un-contre-un. Résultat, aucune action significative. À l’inverse, Coulibaly à bout portant (9e), Kehrer d’une tête décroisée (11e), Camara d’une frappe lointaine (29e) et Balogun d’un lob en rupture (38e) ont tour à tour mis en danger Matvey Safonov.
Une éclaircie pointa le bout de son nez peu avant la mi-temps avec la transversale touchée par Bradley Barcola, suite à un une-deux avec Joao Neves (40e). Malgré tout, le travail des visiteurs finit par être récompensé avec l’ouverture du score. De retour à son meilleur niveau à quelques jours de la liste de Didier Deschamps, Akliouche profita du travail de maître (de) Caio Henrique et de la remise pleine de bon sens de Coulibaly pour ajuster le portier russe (45e, 0-1).
Monaco, 7 minutes en enfer
À égalité sur l’ensemble de la double-confrontation, Monaco pensait légitimement avoir fait le plus dur. Mais les partenaires de Zakaria n’imaginaient sûrement pas la tempête qu’ils allaient traverser au retour des vestiaires. Entre la 59e et la 66e minute, c’est un ouragan que n’aurait pas renié Stéphanie de Monaco qui s’est abattu sur les Rouge et Blanc : recevant deux cartons jaunes très rapidement pour deux fautes sur Nuno Mendes et Achraf Hakimi, Coulibaly laissa ses partenaires à 10 (59e). Dans la foulée de cette exclusion, le coup-franc joué à deux entre Vitinha et Doué aboutit à l’égalisation de Marquinhos (60e, 1-1).
Un coup du sort qui assomma des Monégasques une nouvelle fois contraints d’évoluer en infériorité numérique. Ayant repris du poil de la bête, Paris fit le break par l’intermédiaire de Khvicha Kvaratskhelia, qui eut bien suivi la tentative repoussée d’Hakimi par Köhn (66e, 1-2). À partir de là, le Paris SG déroula, se dirigeant plus sereinement vers une qualification pour le Printemps européen. Et pourtant… Sur leur seule situation du second acte, les Monégasques égalisèrent. Entré en cours de match, Adingra vit son centre en retrait légèrement dévié par Pacho et victorieusement repris par un autre remplaçant : Teze (90e, 2-2).
Si les démons des désillusions passées ont été chassés depuis longtemps maintenant, quel ne fut pas le frisson de terreur qui parcourut tout le Parc des Princes, quand Faes fut à deux doigts de reprendre de la tête un coup-franc lointain, le tout dans une position idéale pour fusiller Safonov (90e+4). Alors évidemment que ce troisième but n’aurait provoqué « qu’une » prolongation et non une élimination. Mais vu la physionomie de la rencontre, tout aurait été possible dans les 30 minutes supplémentaires.
Paris connaîtra son adversaire des 8èmes de finale vendredi à la mi-journée. Mais que ce soit le FC Barcelone ou Chelsea, il faudra quoi qu’il arrive que notre équipe augmente de manière durable son niveau de jeu. Face à une AS Monaco pourtant irrégulière mais qui ce mercredi soir a mis les ingrédients d’un affrontement de Champions League, les Parisiens ont eu de grandes difficultés pour s’en sortir. Alors contre un adversaire qui sera forcément mieux armé… En attendant le retour de la LDC, il faudra d’abord consolider le fauteuil de leader hexagonal. Et cela commencera au Havre, samedi à 21h05.