Le PSG soudé face à l'AS Monaco - Crédit : PSG
Le tenant du titre sera bien au rendez-vous des 8èmes de finale. Mais que ce fut laborieux. Entre apathie défensive et sursaut d’orgueil, retour sur une qualification au forceps face à l’AS Monaco (5-4 score cumulé) qui laisse autant de soulagement que d’inquiétudes.
Une entame « César du laxisme »
Pendant 45 minutes, on n’a pas reconnu notre PSG. Malgré les promesses de pressing de Luis Enrique, le bloc est resté figé, incapable de gratter le moindre ballon dans le camp adverse (0 interception dans les 30 derniers mètres). Un constat d’impuissance partagé par le coach après le match : « On n’était pas assez précis en première mi-temps… Je n’aime pas ce genre de match mais c’est le football. » Face au défi physique de Kovac, nos stars semblaient ailleurs. À la veille des César, ce premier acte ne méritait aucune statuette. On ne peut pas prétendre au doublé européen avec un tel déficit d’intensité.
Akliouche nous a fait la leçon, la défense a craqué
Il faut être honnête : Maghnes Akliouche a été le patron sur la pelouse du Parc. Disponible entre les lignes, il a exposé une défense parisienne extrêmement friable. Même à dix contre onze, Monaco a réussi à nous faire trembler par Jordan Teze.
Luis Enrique reconnaît le piège : « C’était un match difficile, un match piège, mais il faut être heureux de ce qu’on a fait. » Cependant, l’équilibre défensif reste le chantier prioritaire. Face au Barça ou Chelsea, ce genre de fébrilité se paiera cash.
Le facteur X : La connexion Doué – Marquinhos
Le salut est venu du banc et du cœur. Désiré Doué, l’homme providentiel de cette période sans Dembélé, a encore prouvé qu’il avait ce « truc » en plus. Son centre millimétré pour Marquinhos est le tournant du match. Voir notre capitaine surgir pour nous remettre devant a été le seul vrai moment de communion de la soirée.
Doué a d’ailleurs souligné cette force de caractère : « À la fin, sur le coup-franc, forcément il y a du stress, mais on a su remonter le score. Il faut savoir remonter un match comme on l’a fait ce soir. »
Kvara, le tueur silencieux
On attendait Barcola, malheureux avec son poteau, mais Khvicha Kvaratskhelia a éteint l’incendie à la 66ème minute. Malgré un match en demi-teinte, il possède ce sang-froid clinique des grands attaquants. En l’absence de notre Ballon d’Or Ousmane Dembélé, c’est cette efficacité qui nous maintient en vie.
Où est passé le « Match Référence » ?
Soyons lucides : on espérait un séisme, un match fondateur comme le mythique PSG-City de l’an dernier. Au lieu de cela, la qualification est venue au forceps, aidée par le rouge de Coulibaly. Si le collectif n’a pas encore lancé sa saison européenne, Luis Enrique, lui, ne tremble pas :
« Pour gagner la Ligue des Champions, il faut savoir SOUFFRIR. S’il y a une équipe prête à jouer les prochains adversaires, c’est nous ! Demandez à toutes les équipes si c’est facile de jouer contre le PSG. »