Un PSG moins retentissant cette année , quelle est le soucis ?
Alors que le Paris Saint-Germain domine toujours la Ligue 1 et s’est assuré une place en huitièmes de finale de UEFA Champions League, le club de la capitale traverse un moment d’incertitude. Après une année 2025 exceptionnelle, marquée par des performances éclatantes et des trophées, l’entame de l’année 2026 est nettement moins flamboyante. Plusieurs éléments expliquent cette baisse de forme préoccupante.
Un pressing moins intense que la saison passée
L’un des changements les plus notables se situe dans l’intensité affichée par les Parisiens. Alors que la saison précédente, le PSG imposait un pressing constant et asphyxiait ses adversaires par son énergie et son rythme élevé, ce dynamisme s’est sensiblement amoindri. Cette baisse de régularité dans l’effort collectif se ressent dans la capacité de l’équipe à étouffer ses rivaux, à récupérer rapidement le ballon et à imposer sa loi du terrain. Lorsque le bloc parisien ne monte plus aussi fermement, les adversaires profitent des espaces pour rétablir l’équilibre.
Cette situation est d’autant plus visible lorsque les principaux moteurs de l’équipe peinent à retrouver leur niveau optimal : un pressing amoindri se traduit souvent par des transitions moins bien contrôlées et une possession moins dangereuse dans les zones offensives.
Des individualités en souffrance
La méforme est aussi liée à l’état de certaines individualités du groupe. En dehors de quelques performances convaincantes, l’ensemble du collectif semble manquer d’automatismes et de fluidité. L’absence prolongée de joueurs clés, notamment au milieu de terrain, pèse lourd sur la dynamique collective. Un élément comme Fabián Ruiz, qui avait apporté équilibre et précision, manque particulièrement à son équipe depuis sa blessure.
Lorsqu’un joueur de ce calibre est absent, l’harmonie du milieu est perturbée, et ses partenaires doivent compenser, parfois au détriment de leur propre rôle. Cette défaillance collective se répercute aussi sur l’efficacité défensive, avec davantage de situations où l’équipe laisse filer des occasions dangereuses.
L’effet psychologique de la saison précédente
Un autre facteur non négligeable est la dimension mentale du groupe. Après une année 2025 historique, où les succès ont afflué, les ressources psychologiques des joueurs sont mises à rude épreuve. La saison précédente avait sollicité intensément l’engagement physique et mental des Parisiens, et ce cumul d’efforts commence à se manifester aujourd’hui.
Lorsque l’esprit collectif se relâche, même légèrement, cela se voit sur le terrain : certaines rencontres sont abordées avec moins d’agressivité, moins d’intensité dans les duels et une plus grande propension à subir plutôt qu’à dominer. Cette lassitude se reflète dans les résultats et dans la manière dont l’équipe gère les moments clés des matchs.
Des adversaires plus affûtés
Enfin, un autre aspect souvent évoqué pour expliquer cette baisse de régime est le niveau d’adaptation des autres équipes. Les adversaires du PSG ne sont plus surpris par son style de jeu. En revanche, nombreux sont ceux qui ont développé des stratégies spécifiques pour limiter l’impact des Parisiens, notamment en neutralisant des joueurs clés par un marquage serré ou en ralentissant le tempo collectif.
Quand les axes offensifs habituels sont contrariés, le PSG doit trouver d’autres solutions, et cette adaptation tactique n’est pas toujours immédiate ou efficace. Cela se traduit par des matchs plus laborieux et une position plus vulnérable dans certaines phases de jeu.
En somme, cette période de méforme est l’aboutissement de plusieurs facteurs conjugués : une intensité collective en retrait, l’absence ou la baisse de forme de joueurs essentiels, une fatigue mentale post-saison chargée et des adversaires mieux préparés. Pour le PSG, la fin de saison reste un test exigeant pour retrouver la régularité et l’autorité affichées en 2025.