Le Parc des Princes est au coeur du débat politique en cette période électorale
À l’approche des élections municipales de 2026, l’avenir du Paris Saint-Germain au Parc des Princes s’impose comme un sujet central de la campagne. Entre partisans d’une vente du stade au club et défenseurs du patrimoine de la Ville, les candidats à la mairie de Paris affichent des positions divergentes sur un dossier aussi symbolique que stratégique.
Un stade historique devenu enjeu politique
Ce n’est pas la première fois qu’un stade s’invite dans une campagne municipale en France. En 2020, la vente du stade des Costières à Nîmes, la gestion du Matmut Atlantique à Bordeaux ou encore le projet de nouveau stade à Montpellier avaient déjà alimenté les débats politiques locaux.
À Paris, la question du Parc des Princes prend une dimension encore plus importante. L’enceinte, emblématique du sport français et située dans le XVIe arrondissement de Paris, est la maison du PSG.
Ces dernières années, le club a tenté de racheter le stade afin de pouvoir l’agrandir et le moderniser. Mais la maire sortante Anne Hidalgo s’y est fermement opposée, provoquant une rupture durable entre la Ville et la direction du club menée par Nasser Al-Khelaïfi. Face à ce blocage, le PSG a même envisagé un départ du Parc. Deux sites sont désormais à l’étude pour un futur stade : Poissy dans les Yvelines et Massy dans l’Essonne. Une décision finale pourrait être prise à l’automne, après les élections municipales.
Des candidats divisés sur la vente du Parc
Dans ce contexte, les candidats à la mairie de Paris ont dû se positionner sur ce dossier sensible. L’ancien premier adjoint Emmanuel Grégoire (PS) propose deux scénarios pour débloquer la situation : un bail de longue durée ou une vente très encadrée du Parc des Princes, avec notamment un droit prioritaire de rachat pour la Ville. Son projet inclut également un vaste réaménagement urbain autour du stade, avec la couverture partielle du périphérique et la création d’espaces verts et commerciaux.
Sa principale rivale, Rachida Dati (LR), se dit elle aussi favorable à une vente du stade. Elle souhaite négocier une cession au PSG en échange de la création d’un village sportif et culturel autour de l’enceinte afin de renforcer l’attractivité du quartier.
D’autres candidats se montrent ouverts à un accord. Pierre-Yves Bournazel (Horizon) veut relancer les négociations avec le club et évoque une vente accompagnée d’un vaste projet urbain au pris le plus fort. Sarah Knafo (Reconquête) estime également logique que les clubs possèdent leur stade, tout en souhaitant supprimer certains avantages fiscaux liés aux investissements étrangers.
À l’inverse, Sophia Chikirou (LFI) et Thierry Mariani (RN) refusent toute cession du Parc, défendant la préservation du patrimoine municipal.
Selon un sondage Harris Interactive publié début janvier, 61 % des Parisiens seraient toutefois favorables à la vente du Parc des Princes au PSG. La décision finale dépendra du prochain exécutif municipal et devra être validée par un vote du Conseil de Paris, étape incontournable pour trancher définitivement l’avenir du stade et du club dans la capitale.