Marquinhos - Crédit : PSG
Pour la deuxième saison consécutive, le Paris Saint-Germain est sur le toit de l’Europe. Au terme d’un parcours que l’on pourrait facilement qualifier de combattant, ponctué par les éliminations de Chelsea, Liverpool ou encore du Bayern Munich, les Rouge et Bleu se sont imposés face à Arsenal en finale aux tirs au but (5-4) pour soulever une nouvelle fois la Ligue des champions. Mais qui est vraiment l’homme du match ?
Bien sûr, loin de nous l’idée de distinguer une individualité au sein de ce collectif si bien huilé, façonné par les cerveaux bouillonnants de Luis Enrique et de son staff. De Quentin Ndjantou à Willian Pacho, en passant par Renato Marin, ils sont tous champions d’Europe, avec des rôles plus ou moins importants dans cette aventure. Mais lors de cet affrontement historique, certains joueurs se sont forcément détachés.
Une attaque de feu
D’abord, pour marquer l’histoire, il fallait un buteur. Et qui d’autre qu’Ousmane Dembélé pour libérer les Parisiens de l’étau défensif des Gunners ? En véritable prétendant au Ballon d’Or, l’international français a remis les deux équipes à égalité sur un penalty (65e) obtenu par Khvicha Kvaratskhelia.
Et comment ne pas citer le Géorgien parmi les principaux artisans de ce deuxième sacre européen consécutif du PSG ? Malgré une première période en dents de scie face à un Mosquera solide, « Kvara » s’est parfaitement repris après la pause, multipliant les courses à haute intensité et les déboulés offensifs aux côtés d’Désiré Doué, lui aussi très juste et particulièrement remuant.
Un peu plus bas sur le terrain, Vitinha et João Neves ont, comme à leur habitude, formé une paire complémentaire au milieu de terrain. Le premier dans un rôle de maestro, le second dans celui de ratisseur, chacun a parfaitement rempli sa mission et chacun a brillé à sa manière.
Un combattant d’expérience
Alors qui choisir parmi les cinq joueurs précédemment cités ? À vrai dire, aucun d’entre eux. Car l’homme du match portait le brassard de capitaine.
Dès son entrée sur la pelouse pour l’échauffement, Marquinhos affichait un visage fermé, concentré. L’expérience ? Il en a accumulé à la pelle au fil des années. Du premier au dernier coup de sifflet, le Brésilien n’a cessé de guider ses coéquipiers, distillant conseils, consignes et encouragements dans les moments les plus importants.
Son surnom de « capitaine courage » ne vient pas de nulle part. Sur la pelouse, le numéro 5 n’a laissé aucun répit à Kai Havertz, l’obligeant régulièrement à décrocher loin de la surface pour espérer toucher le ballon. Certes, on pourra lui reprocher une légère erreur de concentration dès la 4e minute. Mais surtout, il a été victime d’un énorme contre favorable : le ballon rebondit sur la main de Leandro Trossard avant de permettre à l’Allemand de filer seul vers le but.
Patron et héros
Pour le reste, Marquinhos a livré une prestation de patron. Autoritaire dans les duels, précieux dans ses relances et irréprochable dans son leadership, il a incarné à lui seul la sérénité parisienne lors de cette finale sous haute tension.
Et puis il y a la symbolique. Avec ce deuxième titre de champion d’Europe, Marquinhos soulève également le 43e trophée de sa carrière. Un total vertigineux qui le place désormais à seulement deux longueurs du record détenu par Lionel Messi et ses 45 titres.
Longtemps décrié, parfois érigé malgré lui en symbole des désillusions européennes du PSG, le défenseur de 32 ans a changé son histoire. Celle d’un joueur resté fidèle au club malgré les échecs, les critiques et les remises en question. Aujourd’hui, son nom est définitivement gravé dans les livres d’histoire du Paris Saint-Germain et plus largement, du football. Et cette fois, personne ne pourra lui enlever.