Yohan Cabaye est confiant pour la demi-finale de la Youth League
À quelques jours d’une demi-finale de Youth League décisive, les U19 du PSG poursuivent leur montée en puissance au Campus. Après l’entraînement, Yohan Cabaye s’est arrêté à notre micro pour évoquer son rôle auprès des jeunes et l’importance de transmettre son vécu du haut niveau ainsi que sur son avenir professionnel.
À une semaine d’un rendez-vous majeur en Youth League, les U19 du PSG sont déjà tournés vers leur demi-finale. Sur les terrains du Campus PSG, l’intensité monte d’un cran à mesure que l’échéance approche. Après la séance d’entraînement, Yohan Cabaye a pris le temps d’échanger avec nous. L’ancien milieu du Paris Saint-Germain, aujourd’hui engagé dans l’accompagnement des jeunes, revient sur son rôle auprès de cette génération prometteuse et sur ce qu’il tente de leur transmettre au quotidien, fort de son expérience au plus haut niveau.
Est-ce que votre expérience vous aides à transmettre ces valeurs d’exigences aux jeunes ?
Pour réussir au très haut niveau, il faut une exigence mentale. Tous les 3 jours, il faut être très fort et il faut jouer à son meilleur niveau et donc forcément la partie mentale a un rôle essentiel. On a souvent tendance à la négliger. J’essaie d’être présent pour tout le monde ici, sans nécessairement me mettre en avant. Je leur indique aussi de savoir quand relâcher la pression, quand il faut les motiver et quand les encourager. Tout le monde sait qu’ils (les jeunes) peuvent me trouver à n’importe quel moment et compter sur moi pour jouer ce rôle là.
Quel est le discours, à une semaine de la demi-finale contre le Real Madrid en Youth League, que vous avez donné au coach et aux joueurs ?
Si on en est arrivé là, c’est qu’on mérite notre place. On a beaucoup travaillé pour en arriver là, les joueurs ont beaucoup travaillé. Le staff est très pointilleux, dans tous les détails que ce soit dans l’analyse des adversaires, dans nos analyses de match également, dans le calendrier qui est mis en place. On parle souvent des joueurs qui sont aussi mis en avant mais il y a des personnes qui sont cachées, retirées mais qui font un travail tout aussi remarquable. Le message sera très clair et très simple: on a confiance. Personnellement, je crois en cette équipe, en ces joueurs, au staff. La confiance est présente mais quoi qu’il arrive, cette compétition ne doit pas rester une fin en soi. C’est pour nous un événement de pouvoir se comparer à de grandes académies aussi parce qu’avec beaucoup d’humilité, je nous considère comme une grande académie et c’est aussi de pouvoir montrer le travail qui est réalisé et les joueurs qu’on développe. Toujours est-il que la confiance est derrière eux, elle est grande et on va les soutenir avec beaucoup d’exigences mais aussi beaucoup d’affections.
Qu’est-ce que ce Campus vous apporte de plus par rapport aux autres clubs qui n’ont pas cette chance d’avoir ce genre d’infrastructures ?
On a de la chance. Personnellement, je me le dis tous les jours. L’avantage que l’on à, c’est d’avoir toutes les sections ici, sur place. Depuis 2 ans, nous sommes devenus une véritable famille, un véritable club. Avant cela, nous étions éparpillé donc on avait moins cette sensation-là. Aujourd’hui, être tous ensemble sur le même site nous donne une force collective. C’est à dire que nous allons croiser la partie féminine dans le bâtiment où on va être content de leurs résultats et vice versa. De voir l’équipe première, c’est une motivation pour tout le monde. Les jeunes, en sortant du vestiaire, ont une vue direct sur le bâtiment de l’équipe première. Si tout cela n’est pas motivant, je sais pas ce qu’on peut créer de plus. C’est juste une volonté de pouvoir faire un travail fort afin de rendre au club et au président, au propriétaire de ce qu’ils ont mis en place. C’est la moindre des choses que l’on puisse faire afin d’avoir du respect envers ce logo et cette institution.