PSG-Lorient - Crédit : LMDPSG
Comment ton amour pour le PSG est-il né ?
« Mon amour pour le PSG commence en 1993. J’avais dix ans. Je suis dans la rue avec mon beau-père, devant chez moi, et il est en train de chambrer deux collègues espagnols.
C’était le jour du PSG–Real Madrid en Coupe UEFA, après la défaite 3-1 au Bernabéu. Et là, je vois ces deux gars se provoquer, se répondre, avec beaucoup de chambrage. Il y avait une forme de tension, mais aussi quelque chose de drôle, vivant.
Et moi, ça m’a capté. Le foot, ce n’était pas juste un match. C’était du sel, des histoires, des émotions. Et puis on gagne 4-1 au retour… probablement l’un des plus grands matchs de l’histoire du PSG. À partir de là, je suis tombé dedans.
Ensuite, j’ai enchaîné : les demi-finales, la Juventus, les matchs à la radio… et je suis devenu complètement accro ».
C’est officiel : je viens de signer au Paris Saint-Germain ❤️💙
Toutes les deux semaines je vais recevoir dans un podcast un grand joueur passé par le club.
Moi qui suis supporter depuis l’enfance c’est un rêve qui devient réalité.
Merci au PSG pour la confiance ! pic.twitter.com/5YzI64QCl3
— Tales From The Click (@TalesFromClick) April 23, 2026
Tu n’as jamais décroché depuis ?
« Non, jamais. Même dans les périodes difficiles. Et il y en a eu beaucoup. Mais c’est aussi ça, le PSG et le foot : dans les moments compliqués, tu t’accroches à l’espoir. Tu te dis toujours “peut-être que ça va tourner”.
Le foot, c’est de l’attente, de la frustration, mais aussi de la foi. Et c’est pour ça que tu continues à suivre, même quand c’est dur ».
La saison dernière a été historique pour le PSG. Comment as-tu vécu la finale ?
« J’étais au Parc des Princes.Et franchement, je n’ai jamais vu une ambiance pareille, et pourtant il n’y avait pas de joueurs sur la pelouse… c’était un écran (rires). Mais dès l’entrée dans le stade, c’était assourdissant.
Avec mon pote Mehdi, on s’est regardés, on s’est dit : “On n’a jamais vécu ça ici.” Il y avait quelque chose de très fort, presque irréel ».
Et émotionnellement, comment tu as vécu le match ?
« C’est bizarre, parce que j’attendais ce moment depuis longtemps : le premier but du PSG en finale de Ligue des Champions. Et quand il arrive, je ne ressens pas immédiatement l’explosion que j’imaginais. Il y a un petit décalage émotionnel, presque de l’incompréhension. Peut-être aussi parce qu’Hakimi n’a pas célébré. Je lui en veux d’ailleurs un peu (rires).
Puis les buts s’enchaînent… et là, tout devient irréel. Tu as l’impression que le destin compense toutes les désillusions passées : Manchester, la remontada, toutes ces soirées compliquées. C’était comme si, enfin, tout s’alignait ».
Tu as réussi à réaliser ce que tu venez de vivre ?
« Pas totalement. On en rigole parfois avec mon pote Mehdi : on se dit qu’on est peut-être dans un coma depuis dix ans et qu’on va se réveiller en quart de finale avec une élimination classique.
Parce qu’on n’est pas habitués à ça. Le PSG gagnant, dominant, constant… c’est nouveau ».
Le PSG version Luis Enrique te paraît différent ?
« Oui, totalement. Et surtout, cette Ligue des Champions ressemble un peu à celle de l’an dernier, mais en plus maîtrisé. L’an dernier, on passe beaucoup grâce à Donnarumma, qui nous sauve sur plusieurs matchs énormes contre Arsenal, Liverpool ou Aston Villa.
Cette année, c’est plus collectif. Il n’y a pas un seul héros, c’est un groupe ».
Ton joueur de la saison en Ligue des Champions ?
« Je vais dire Pacho. On parle beaucoup de Dembélé, Vitinha, ou d’autres, mais Pacho est parfois sous-estimé. Pour moi, c’est un des meilleurs défenseurs du monde aujourd’hui. Il est propre, régulier, très fort dans les duels. Et sur les grands matchs, il répond toujours présent. Notamment à l’Allianz Arena où il a été énorme ».
Arsenal te fait peur avant la finale ?
« Oui, toujours. Une finale, tu dois avoir peur. Sinon, c’est mauvais signe. Arsenal me fait peur pour deux raisons :
D’abord, ils n’ont jamais gagné la Ligue des Champions. Une équipe comme ça joue avec une faim énorme. Ensuite, leur style de jeu : très organisé, souvent des matchs serrés, du 1-0, des scénarios piégeux. C’est typiquement le genre d’équipe qui peut te punir sur un détail ».
Quel scénario imagines-tu ?
« Pour moi, il y a deux scénarios :
- un match fermé, frustrant, avec un 1-0 pour Arsenal ou un but sur un détail
- ou un match complètement fou où tout bascule dans l’autre sens
Mais globalement, je sens un match très serré ».
Et le PSG dans ce type de match, tu lui fais confiance ?
« Oui. Parce que cette équipe a montré de la résilience toute la saison : des matchs où ils sont revenus, où ils ont renversé des situations compliquées. Ils savent souffrir et répondre ».
Si le PSG gagne une deuxième Ligue des Champions, ça changerait quoi ?
« Déjà symboliquement, ça nous placerait devant l’OM en France (rires). Et ça, c’est important dans l’histoire du foot français. Mais surtout, ça ferait entrer le PSG dans une autre dimension.
Deux Ligues des Champions, ce n’est plus un accident. C’est une installation dans l’élite européenne ».
Tu parlais de “cour des grands”, tu peux développer ?
« Oui. Des clubs comme la Juventus, par exemple, ont deux Ligues des Champions. Ne serait-ce qu’en 2009, je me disais, des clubs comme la Juve, c’est inaccessible pour nous, en fait. Avec une deuxième, le PSG ne serait plus un club “récent” dans l’histoire européenne. Il deviendrait un club installé.
Aujourd’hui, beaucoup de grands clubs ont deux titres ou plus. C’est une barrière symbolique très importante ».
Ton pronostic pour la finale ?
« Pour être franc, je vois deux scénarios (rires) :
Le scénario pessimiste : 1-0 pour Arsenal, ou une victoire sur un détail, un match très frustrant. Et le scénario optimiste : 2-1 pour le PSG. Arsenal ouvre le score, puis le PSG revient.
Pour les buteurs, je vois Dembélé et Kvaratskhelia pour Paris et Rice pour Arsenal ».