La joie de Marquinhos après cette égalisation inespérée
Encore mené de deux buts, le Paris Saint-Germain a reproduit la même performance que la semaine dernière en arrachant le match nul, sur la pelouse de Lille cette fois (2-2, J2 de Ligue 1). Mais le contenu est à revoir…
Après le Roazhon Park, le Stade Pierre Mauroy. Mais de manière encore plus spectaculaire. En effet, si le PSG avait eu toute la seconde période en Bretagne pour revenir au score face au Stade Rennais dimanche dernier, les hommes de Luis Enrique n’ont cette fois eu que 10 minutes -arrêts de jeu compris- après le second but lillois, créant un petit miracle en marquant à deux reprises dans le temps additionnel.
Pour ce déplacement dans le Nord, le technicien espagnol alignait un onze quelque peu inédit, avec un Warren Zaïre-Emery préféré aux deux Lucas (Digne et Hernandez) pour pallier la suspension de Nuno Mendes, la titularisation du troisième Lucas (Beraldo) pour suppléer un Joao Neves malade & les présences de Ferran Torres et Maghnes Akliouche afin de remplacer Ousmane Dembélé (repos) et Khvicha Kvaratskhelia (banc).
À court de préparation (bien que cela ne doit pas être une excuse), l’équipe parisienne a une nouvelle fois eu du mal à entrer dans son match. Pourtant, les Rouge et Bleu ont su répondre par à-coups aux banderilles locales. Ainsi, Achraf Hakimi trouva le poteau sortant après une sortie d’Özer (4e), tandis que Ferran mit de très peu à côté un centre en retrait du Marocain (18e). Mais beaucoup trop friable (que ce soit au milieu ou derrière), Paris s’exposa beaucoup trop pour espérer garder sa cage inviolée.
Il n’en fallut pas davantage à un Ethan Mbappé tout feu tout flamme pour faire souffrir l’arrière-garde des double-champions d’Europe. Mais ni son centre au cordeau pour Olivier Giroud (7e), ni la tentative de Correia (20e) ne firent mouche. Ce n’est que dans la foulée de la frappe du Portugais que le LOSC ouvrit le score. Après une intervention aérienne très limite de Ngoy sur Ferran, le ballon arriva dans les pieds de Giroud. Dos au but, la légende française passa en pivot à Haraldsson qui envoya une superbe frappe, imparable pour Matvey Safonov (20e, 1-0).
La fin du premier acte fut de la même teneur, avec des occasions des deux côtés, mais sans trouver la faille. Alors qu’il avait été sorti à la pause à Rennes, Khvicha Kvaratskhelia profita cette fois-ci de la mi-temps pour faire son apparition (à la place de Désiré Doué). Remuant sur ses premières minutes, le Géorgien fut tout proche de trouver la lunette opposée pour réduire le score (56e). C’est finalement Bakwa, lui aussi entré en cours de rencontre, qui régala l’assistance d’un splendide tir qui ne laissa une nouvelle fois aucune chance à « Motya » (85e, 2-0).
Le break réalisé à 5 minutes de la fin du temps réglementaire, il était légitime que les hommes de Davide Ancelotti envisagent un succès de prestige. Mais sous les yeux de son illustre père (ainsi que ceux de Wilfrid Mbappé), le coach du LOSC vit donc son équipe subir cette remontée. Un come-back frappé du sceau d’un homme en particulier : Vitinha. Redonnant un semblant d’espoir par une sublime toile d’araignée décrochée depuis les 20m (90e, 2-1), le maestro portugais déposa ensuite le cuir sur la tête du capitaine courage, Marquinhos, qui laissa Özer bouche bée (90e+4, 2-2).
Fragiles dans l’animation défensive mais toujours transcendants dans le mental, les Parisiens se présenteront donc face à l’AS Monaco avec seulement 2 points au compteur. Espérons que le fait de retrouver le Parc des Princes pour la première fois cette saison inspirera les nôtres. Ce sera vendredi prochain, à 21h05 (J3).