L'entrée d'Ousmane Dembélé n'a malheureusement rien changé lors de Lens-PSG
Quadruple vainqueur en titre, le Paris Saint-Germain s’est incliné sur la pelouse du RC Lens (1-0) pour le compte du Trophée des Champions.
Récent Superchampion d’Europe (voir article), le Paris SG avait l’ambition de conserver également la Supercoupe nationale, dont il est le recordman absolu (14 titres en 31 éditions -32 désormais-). Mais cela ne s’est pas passé comme prévu.
Au-delà du turonver mis en place ce dimanche soir, le premier enseignement de la soirée a évidemment été la double-absence de Bradley Barcola et Ibrahim Mbaye. Tous les deux en instance de départ, les ailiers n’ont même pas vu leur nom couché sur la feuille de match par Luis Enrique. En face, et en-dehors des blessés longue durée derrière (Gradit, Baidoo, Celik et Chavez), seul Odsonne Édouard manquait à l’appel, préservé par le staff lensois.
Très rapidement, Paris mit le pied sur le ballon. Mais ni Khvicha Kvaratskhelia (7e, 11e), ni Maghnes Akliouche -dont la complicité avec Désiré Doué est de plus en plus flagrante- ne trouvèrent la faille. Le momentum renversé, ce sont finalement les locaux qui ouvrirent le score. Profitant d’une frappe ratée de Matthieu Udol, Florian Thauvin poussa le cuir au fond des filets de Matvey Safonov (32e, 1-0).
Entre les antécédents de la saison dernière et les frustrations liées au choix du terrain, on se serait bien passé du surplus de tension apporté par l’exclusion directe de Kyllian Antonio (38e). Néanmoins, la décision de M.Pignard fut logique, tant la semelle du jeune défenseur lensois sur Akliouche fut dangereuse. Une supériorité numérique dont les Parisiens ont dans un premier temps profité, notamment par l’intermédiaire de Désiré Doué, qui trouva la transversale sur son petit centre-tir (45e+3).
Au retour des vestiaires, le fait de jouer à 11 contre 10 s’est moins vu, la faute à des Sang et Or bien en place et, surtout, à des Rouge et Bleu peu incisifs. Au contraire même, Cuisance (56e) puis Thauvin (58e) se sont procurés les opportunités les plus dangereuses avant l’heure de jeu. Dans l’entrejeu, l’Algérien Titraoui a quant à lui été régnant.
Sous les yeux de Zinédine Zidane, l’entrée de la cavalerie (Dembélé, N.Mendes et F.Ruiz) boosta heureusement le jeu francilien. Pour son premier ballon, et à l’issue d’un superbe enchaînement de talonnades dans la surface, Nuno buta sur Risser (61e). Lors des minutes suivantes, le PSG multiplia les tentatives, sans jamais vraiment mettre en danger son adversaire.
Ce n’est que dans le dernier quart d’heure que les nôtres ont passé la seconde. Mais ni Fabian (but refusé pour hors-jeu, 76e), ni Dembélé (volée à bout portant expédiée dans les nuages, 80e) n’ont réussi à égaliser et ainsi emmener les deux formations à la séance de tirs-au-but. Le carton rouge, lui aussi direct, de Nuno Mendes pour une échauffourée avec Skoras dans le rond central n’arrangea rien (86e) ; le PSG ne parvint jamais à recoller au score.
Cette semaine de finales se ponctue donc par un sacre et une défaite. Place maintenant au « vrai » coup d’envoi de la saison avec la 1ère journée de Ligue 1, qui verra le club de la capitale recevoir le Stade Rennais, dimanche à 20h45 au Parc des Princes.