Des éclats de rire résonnent dans le vestiaire du camp des Loges.
Seul face aux mĂ©dias, Sammy TraorĂ© y prĂȘte Ă peine attention. « Il y a
plusieurs moyens dÂexprimer sa tristesse », ironise le dĂ©fenseur, le
visage fermĂ©. Ses coĂ©quipiers sont en train de fĂȘter les 25 ans de
Guillaume Hoarau. Apparemment, ils ne semblent pas du tout traumatisés.
Le contraste est saisissant entre leurs cris de joie et la mine
consternĂ©e de TraorĂ©. Symbole dÂun PSG qui, au lendemain dÂune
humiliante défaite en Coupe de France à Rodez (3-1 a.p.), ne sait pas
trĂšs bien sÂil doit rire ou pleurer. En effet, cette Ă©limination est
peut-ĂȘtre un mal pour un bien. AprĂšs avoir disputĂ© six matchs en
dix-huit jours, les parisiens ne sont pas mécontents de voir leur
calendrier du mois dÂavril sÂallĂ©ger. ObnubilĂ©s par le championnat, ils
nÂont de toute façon pas le temps de se lamenter. « Ce nÂest pas une
défaite qui va remettre en question tout notre travail, jure Traoré. On
a dĂ©jĂ dĂ©montrĂ© quÂon savait rebondir, notamment aprĂšs la claque face Ă
Bordeaux (NDLR : défaite 3-0 en Coupe de la Ligue au Parc). Il faut vite se projeter sur Lorient. Si on arrive à faire un bon résultat là -bas, le match de Rodez sera oublié. »
« On nÂa pas un effectif pour jouer sur tous les tableaux »
Pour les parisiens, la course Ă la Ligue des Champions revĂȘt bien plus
dÂintĂ©rĂȘt que la Coupe de France. « On relativise un peu cette dĂ©faite
; si on Ă©tait 17Ăšmes de L1, ça ferait plus mal », concĂšde dÂailleurs
lÂancien niçois. En un mois, le PSG sÂest fait sortir des deux coupes
nationales. Et alors ? « On ne va pas dire que cÂest grave, commente
TraorĂ©. Quand on enchaĂźne tous les trois jours, on voit quÂon nÂa pas
un effectif pour jouer sur tous les tableaux. Pour le championnat et la
Coupe dÂEurope ça devrait suffire. Cela sera bien de rĂ©cupĂ©rer MakĂ©lĂ©lĂ©
et SessĂšgnon
(suspendus).
» Et pas seulement à cause de leur influence sur le terrain.
nombreux joueurs semblent en effet émoussés. « Quand on joue tous les
trois jours, ce nÂest pas Ă©vident, reconnaĂźt TraorĂ©. On fait avec, on
récupÚre bien. Si on avait gagné 3-0, personne ne parlerait de fatigue.
» Oui, mais Paris a perduŠ Et pour tourner la page, il ne faudra
surtout pas sÂincliner en Bretagne demain. Comment les parisiens
vont-ils gĂ©rer cette obligation de rĂ©sultat ? « On nÂa pas de pression,
assure Traoré. Il vaut mieux défendre la deuxiÚme place que se battre
pour le maintien. On veut finir le plus haut possible, en championnat
et en Coupe de lÂUEFA. Tout le monde est prĂȘt Ă relever les dĂ©fis de
fin de saison. »