Meilleur buteur de Ligue 2 la saison passée avec Le Havre, Guillaume Hoarau veut montrer qu'il peut réussir avec le PSG en Ligue 1. Le Réunionnais nous livre ses premiÚres impressions parisiennes et évoque son prédécesseur, Pauleta, dont il a hérité du numéro 9.
GUILLAUME HOARAU, votre installation Ă Paris se passe bien ?
G.H. : ĂĄa y est, j'ai une maison. J'ai mis six mois pour chercher un logement, et je l'ai trouvĂ© juste avant la reprise. ĂĄa me permet de rentrer chez moi aprĂšs les entrainements pour bien rĂ©cupĂ©rer. Je tenais Ă ĂȘtre bien installĂ© pour avoir la tĂȘte au dĂ©but de saison.
Qu'avez-vous pensé de l'accueil lundi pour la reprise ?
G.H. : J'ai senti une bonne ambiance générale. Je me suis tout de suite fondu dans le moule. Le fait que je connaisse déjà Didier Digard, avec qui j'ai évolué au Havre, m'a facilité les choses. åa s'est trÚs bien passé. Le groupe est assez jeune donc je m'y retrouve un peu.
Et au niveau des supporters, qui ont déployé des banderoles ?
G.H. : C'est sûr que ça surprend pour une premiÚre. Au Havre, c'est un peu plus calme ! Ici, quand on arrive, il y a les stewards, les voitures de police, les supporters qui montrent leur présence d'entrée. åa a un cÎté positif parce que ça prouve qu'ils seront derriÚre nous cette saison. On en aura besoin.
ĂĄa ne vous a pas fait peur, le PSG ?
G.H. : Si j'avais eu peur, je n'aurais pas signĂ©. Si je suis lĂ , c'est que j'ai envie de prouver, d'abord Ă moi-mĂȘme et puis Ă ceux qui croient en moi, que je peux faire quelque chose de bien au haut niveau. J'ai choisi Paris, c'est sĂ»r que ce n'est pas la facilitĂ© mais rien n'est facile dans la vie. Avec du travail, j'espĂšre rĂ©ussir.
Vous attendiez-vous Ă ĂȘtre la seule recrue Ă la reprise ?
G.H. : En fait je pensais surtout Ă moi, Ă comment les premiers jours allaient se passer pour moi. Le coach, le prĂ©sident et l'ensemble du club ont le temps pour choisir les meilleurs. Chacun son travail. Nous, les joueurs, nous avons dĂ©jĂ repris et nous avons la tĂȘte au terrain. Ce qui se passe en dehors, c'est aux autres de gĂ©rer ça.
Que vous a dit Paul Le Guen quand vous ĂȘtes arrivĂ©s lundi ?
G.H. : Il m'a souhaitĂ© la bienvenue. On s'Ă©tait dit l'essentiel auparavant. Il m'a dit que j'Ă©tais lĂ pour progresser, travailler… ĂĄa y est, c'est parti.
Pour jouer aussi ?
G.H. : Oui, pour jouer aussi. C'est sûr. Il va falloir que je mérite cette place, il va falloir bosser. Ce sera mon mot d'ordre.
Et vous allez porter le numĂ©ro 9…
G.H. : Oui, c'est ça. Je préfÚre dire que c'est une continuité, que c'est mon numéro fétiche et que ça a bien marché au Havre. PlutÎt que de dire que j'ai pris le numéro de Pauleta. C'est plus facile pour moi.
Vous ĂȘtes-vous fixĂ© un objectif pour la saison, un objectif de buts par exemple ?
G.H. : C'est ma premiÚre saison en Ligue 1, donc j'espÚre d'abord jouer le plus possible et emmagasiner un maximum de temps de jeu pour avoir rapidement une certaine confiance en moi. C'est ce qu'il me faudra pour me libérer sur le terrain.
Au Havre vous Ă©tiez un des tauliers, ici vous ĂȘtes le petit nouveau. N'est-ce pas difficile Ă gĂ©rer ?
G.H. : Il a bien fallu que j'arrive un jour au Havre, donc c'était pareil. Je ne suis pas quelqu'un de chiant dans l'ensemble donc je sais que ça va bien se passer. Les premiers jours, c'est sûr que c'est un peu délicat car certaines affinités sont déjà créées. C'est à moi de me faufiler dans ces affinités-là .
Quelles sont les attentes de vos amis et de votre famille à La Réunion ?
G.H. : Que je représente La Réunion et que je fasse au mieux ! Ils sont tous derriÚre moi, et je vais essayer de leur faire honneur, et ça commence dÚs maintenant.
Vos coéquipiers vous ont-ils parlé de la saison passée ?
G.H. : Non, de toute façon il faut vite tourner la page et passer à autre chose. Ils ont vécu leur saison de leur cÎté. Je pense que ça a été difficile, mais je ne suis pas là pour savoir comment ça s'est passé. Ils ont tout fait pour s'en sortir, et il faut leur dire bravo parce que ce n'était pas évident. Maintenant, il y a une page qui s'est tournée, il va falloir en écrire une nouvelle et j'espÚre que ce sera une belle histoire.
Vous allez avoir un peu plus de pression qu'au Havre…
G.H. : C'est sûr ! C'est le club de la capitale, je le savais en signant. Mais ce n'est pas la chose qui me fait peur. Si je suis là , c'est parce que j'ai envie de prouver. La pression, il faudra la transformer en quelque chose de positif pour pouvoir me transcender sur le terrain.
Un mot sur votre prĂ©dĂ©cesseur, Pauleta…
G.H. : J'ai toujours dit que c'Ă©tait un modĂšle. Quand on voit le nombre de buts qu'il a mis en Ligue 1, ce n'est vraiment pas quelque chose de facile. A moi de tout faire, de bosser pour faire aussi bien que lui. Je sais que ça va ĂȘtre trĂšs difficile. J'ai terminĂ© sur une bonne note en Ligue 2, et j'ai envie de continuer. Je vais tout donner pour essayer d'y arriver. Pauleta, c'est un modĂšle pour tous types d'attaquants.
Y a-t-il un bizutage quand on arrive au PSG…
G.H. : Pour l'instant, il n'y en a pas eu. Je suppose que, plus ça va avancer, plus on va me rĂ©server un truc. Pour l'instant, je suis sur mes gardes ! Mais rien ne s'est passĂ© encore…
Etes-vous fier d'ĂȘtre Ă Paris ?
G.H. : C'est le cas de le dire. A La RĂ©union, Paris reprĂ©sente vraiment un trĂšs gros club. Quand j'ai signĂ© ici, ma famille, mes amies me regardaient et ils rĂȘvaient. MĂȘme mon pĂšre rĂȘve encore Ă©veillĂ©. Pour moi c'est une grosse fiertĂ©, et je vais tout faire pour faire honneur Ă ce maillot et Ă ce club.
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