Yvon Pouliquen Ă©tait cependant venu Ă Paris dans lÂoptique de jouer sa chance Ă fond plutĂŽt que dans celle de tenir un siĂšge. Ainsi proposait il un 4-4-2 avec Renouart et Aguirre aux avants-postes. En face Paul Le Guen restait fidĂšle Ă son 4-4-2 et alignait dÂentrĂ©e, au milieu de ses titulaires habituels, Amara DianĂ©, lÂhomme en forme de ce dĂ©but dÂannĂ©e cĂŽtĂ© parisien.
Et ce sont les visiteurs, tachant de se souvenir que leur seule victoire fut acquise Ă lÂextĂ©rieur, qui se procurent la premiĂšre occasion du match. Renouart tente une frappe lointaine qui est repussĂ©e par Landreau. Incapables dÂagir ou de rĂ©agir en premiĂšre mi temps Ă Lorient, les parisiens veulent cette fois montrer quÂils sont redevenus maĂźtres chez eux. Rothen sÂĂ©chappe cĂŽtĂ© gauche. Son centre, lĂ©gĂšrement dĂ©viĂ©, est finalement repris par Luyindula qui ouvre le score (4Ăšme) ! Cueillis Ă froid, les messins tentent de rĂ©agir en pressant les rouges et bleus Ă lÂimage dÂun Gygax trĂšs remuant.
Mais les intentions lorraines restent trop brouillonnes et Paris prend peu Ă peu lÂascendant. Juste aprĂšs la demi heure de jeu, le PSG manque le break, sur cette tĂȘte de YĂ©pes qui finit sa course sur le poteau de Marichez. Pas le temps de regretter cette occasion pour les parisiens puisque Rothen concrĂ©tise la domination des siens une minute plus tard dÂune frappe croisĂ©e magistrale qui finit sa course dans la lucarne du portier messin (34Ăšme) ! Face Ă des lorrains courageux mais maladroits, Paris a su retrouver lÂefficacitĂ© qui lui avait fait dĂ©faut le week- end dernier. Les hommes de Paul Le Guen peuvent alors gĂ©rer tranquillement jusquÂau repos.
Fort de ses deux buts dÂavance, le PSG peut alors tranquillement dĂ©rouler tandis que Metz semble avoir dĂ©jĂ rendu les armes. Sylvain Armand manque de corser lÂaddition Ă la 53Ăšme minute sur un centre de Rothen, mais sa frappe est finalement contrĂ©e. CÂest alors Amara DianĂ©, plutĂŽt discret jusque lĂ , qui va enfoncer le clou. Suite Ă une belle percĂ©e dans la surface, lÂivoirien crochĂšte son dĂ©fenseur, et ajuste tranquillement Marichez pour le 3-0 (54Ăšme). Alors que lÂheure de jeu nÂest pas encore atteinte, la messe (sans mauvais jeu de mot) est dĂ©jĂ dite.
Plus de suspense, mais encore quelques occasions pour cette derniĂšre demi heure. DianĂ© tente Ă nouveau sa chance sur une remise de Luyindula, mais le cuir est contrĂ© par un pied lorrain (57Ăšme). On retrouve lÂivoirien 15 minutes plus tard sur un coup franc de Rothen. Il a lÂoccasion de pousser le ballon dans le but, mais manque finalement le ballon. Devant un public aux anges et ayant retrouvĂ© sa voix, Paul Le Guen dĂ©cide de faire souffler son homme providentiel, JĂ©rome Rothen, et lui offre ainsi une belle ovation du Parc. Le contentieux entre le gaucher et ses fans semble bel et bien oubliĂ©. CÂest dans cette ambiance festive que lÂarbitre siffle la fin du match sur cette victoire nette et sans bavures du Paris Saint-Germain.
Il convient de le saluer pour sa rĂ©gularitĂ© exemplaire, JĂ©rome Rothen a une nouvelle fois livrĂ© une grosse partie, ponctuĂ©e dÂune passe dĂ©cisive et dÂun but magnifique. CÂest incontestablement lui lÂhomme du match. A ses cĂŽtĂ©s, Amara DianĂ© et Luyindula ont parfaitement rempli leur rĂŽle en faisant souffrir la dĂ©fense messine et en marquant chacun leur but. Gros volume de jeu Ă©galement pour la paire ClĂ©ment-ChantĂŽme. Le jeune milieu de terrain parisien prend dÂailleurs de plus en plus de poids aux cĂŽtĂ© de lÂex-lyonnais. DerriĂšre, les dĂ©fenseurs rouges et bleus nÂont guĂšre Ă©tĂ© inquiĂ©tĂ©s par les lorrains, mais ont su rester vigilants quand il a fallu. Paris a donc rempli logiquement son contrat et reprend un peu dÂair avant dÂaller dĂ©fier Lille. Les dogues se sont repris ce soir en dominant Le Mans, et opposeront certainement une autre rĂ©sistance quÂun FC Metz dĂ©jĂ dĂ©mobilisĂ©. Le PSG est prĂ©venu !